La banque a écopé d’une amende de 1,76 million d’euros pour ne pas avoir mené ses activités conformément à la documentation fournie aux clients. Les dark pools sont de plus scrutés par les autorités.
Les régulateurs aiguisent de plus en plus leur œil pour contrôler les activités des dark pools. Pas plus tard qu’aujourd’hui, le gendarme boursier de Hong Kong (la SFC) a annoncé avoir infligé une amende de 1,76 million d’euros à une division de BNP Paribas pour ne pas avoir mené ses activités conformément à la documentation fournie aux clients. L’établissement français, qui a coopéré durant toute l’enquête, s’est par ailleurs engagé à embaucher un examinateur indépendant pour évaluer l’activité de sa plateforme alternative, ajoute le communiqué.
Dans le détail, la Securities and Futures Commission rapporte que BNPP Securities Asia avait indiqué à ses clients que les ordres passés via les services de trading de son dark pool seraient exécutés en fonction de leur prix. Or, entre novembre 2009 et avril 2011, la priorité pour l’exécution a été accordée en fonction de la taille des ordres. Ainsi certains clients ont payé un prix plus élevé afin de s’assurer que leurs ordres seraient exécutés rapidement,
ce qui n'a pas été le cas.
BNPP Securities Asia a suspendu les services de BIX en avril 2011 lorsqu’il a découvert que les ordres n’étaient pas passés en fonction de ce qui avait été annoncé. Il aura fallu sept mois avant que le dark pool reprenne pleinement du service et 21 mois pour que le gendarme en soit tenu informé.
BNP Paribas n’est pas la seule grande banque à s’être fait taper sur les doigts pour sa plateforme anonyme de négoce. En janvier, UBS a accepté de régler 14,4 millions de dollars pour mettre fin à une enquête de la SEC, le gendarme boursier US. La banque suisse n’aurait pas donné à tous les participants de sa dark pool les mêmes informations, créant ainsi des inégalités entre acteurs