>>> IHG not among bidders for Fairmont Raffles; could return up to GBP 1.5bn to

IHG not among bidders for Fairmont Raffles; could return up to GBP 1.5bn to shareholders next year

It is believed that InterContinental Hotels Group (IHG) is not a potential buyer for the Canadian hotel chain Fairmont Raffles Hotels International, The Times reported. IHG, an FTSE-250 hotels operator, has apparently declined to participate in an auction of Fairmont Raffles, the newspaper said, without citing a source for the information.

Fairmont Raffles, which has been put up for sale by owners including the government of Qatar, could sell for GBP 2bn (EUR 2.71bn), the item estimated. Deutsche Bank is advising on the auction, the report said.

IHG declined to comment, the newspaper said.

Separately, the article said IHG seems likely to return up to GBP 1.5bn to shareholders early next year.

IHG yesterday, 20 October published its 3Q15 results.

IHG has indicated that it will make a decision on how to deploy the proceeds from the sales of its primary owned assets in February when the company releases its FY15 results, according to the report.

The Times

>>> UBS Screens for 26 Safe Cyclical Yield Stocks as Europe Improves

UBS Screens for 26 Safe Cyclical Yield Stocks as Europe Improves

UBS screens for cyclical companies in Europe that have healthy balance sheet and offer relatively safe dividends.
  • Says Cyclicals have had “a pretty tough time both of late and since 2007”
  • Highlights relative dividend yield for cyclicals vs defensives is at a decade high, commodities not the core driver
  • Says overall net debt for corporates supportive, well below where it sat in 2009
    • Highlights div. payout ratio below the 1990s and 2003 recessions (this includes all sectors, even Energy)
  • Says list sports avg dividend yield of 4.6% for 2015, 4.9% for 2016
  • Names include: BHP Billiton, Zurich Insurance, HSBC, Swedbank, Rio Tinto, Bpost, Edenred, SEB, BBVA, Allianz, Skanska, BAE Systems, Hydro, IMI, Siemens, M&S, SKF B, Schneider Electric, BMW, Generali, G4S, Volvo B, Rolls-Royce, Adecco, Randstad, Nokia

(MS) LafargeHolcim : Top Pick OW - Addressing the key market debates

Addressing the key market debates

We address investors' key concerns on LafargeHolcim, which continue to be emerging market performance, integration challenges and high multiples. We believe these concerns are overdone and the stock remains our top pick. OW.

In this report we try to address 3 key investor concerns on the shares and explain why we believe that at this stage the negative impact is overdone, which is why LafargeHolcim continues to be our preferred pick in the sector.
We also update our forecasts slightly to reflect lower demand growth in 2016 and cut our price target to €73 as a result.

Concern #1: the 65% attributable EBITDA exposure LHN has in
emerging markets (EM). We believe earnings have already troughed in
2015. Since 2012 the significant capacity accretion seen in EM regions globally
has been hitting the price-cost balance materially and, while demand growth is
still below long-term averages, limited new capacity to be added until 2018
should reverse the balance and allow for margin expansion starting in 2016.
Thus, based on a recovery in supply / demand balance, we believe earnings in
EM regions will not be as negative as the shares seem to be pricing in today.

Concern #2: Current valuation multiples are high. While we agree 2016e
comps look rich, they diminish rapidly as cost cutting delivers and debt
reduces fast, so by 2017 our estimated EV/EBITDA is already at 8x vs. historical
averages of ~8.3x. Regarding P/E, if we eliminate the SFr550mn new
depreciation charge on the purchase price allocation impact, the 2016e P/E
would be 14.4, below the historical average of 16.5x.

Concern #3: Integration challenges. While we agree that integration could
face challenges, we believe a large amount of the announced cost cutting
should be delivered. We estimate c.45% of the cement capacity installed is in
markets where both were operating before. In these, savings in headquarters,
central systems and transportation should be delivered easily and fast. Overall,
we estimate 69% of the total cost savings target will be delivered but believe
none is reflected in the current share price.

Where could we be wrong? We believe the main risk to our view at this
stage is a material additional fall in cement demand in EM vs. the modest
improvement we assume in 2016, with India, Mexico, Egypt and Africa regions
the key countries for delivery at this stage.

>>> La destruction de Paris - Libération

http://www.liberation.fr/tribune/2007/01/24/la-destruction-de-paris_82786

En gelant la circulation, la mairie a instauré un «couvre-vie» sur la ville.

Paris n'est plus une très grande ville. C'est une agréable cité, qui ressemble à un gros bourg paisible. Souvent le soir, traversant le boulevard Saint-Michel ou le Saint-Germain, à l'heure où Londres, New York grondent, j'aperçois un bus ou deux, vides aux trois quarts, trouant la nuit; quelques piétons se hâtent chez eux, comme dit le romancier. Les rez-de-chaussée commerciaux ont mis la veilleuse. Les surgelés Picard grelottent. Les SDF déplient leur couchage de carton.

J'accuse la mairie de Paris d'«entrave à la circulation», délit punissable.

Ils ont voulu la province ­ le tramway obsolète, la plage ou la pétanque, la piétonisation villageoise, les maraudes ou les parcages des gros autocars touristiques, les quartiers chichi, les foires à brocante et à charcuterie.

Le commerce a horreur du vide? Qu'on lui donne (?) les grandes places et les larges trottoirs; couverts à chaque fête (c'est tout le temps) de baraques de bois accolées où les crêpes, boudins et autres pots d'étain, attisent la convoitise de l'occasion. La fripe a rasé la librairie au Quartier-ex-latin; la plus-belle-avenue-du-monde (sic) est affermée par la boutique.

Faute d'agrandir Paris en annexant la banlieue, on a transformé Paris en banlieue. Huit millions d'urbains sont traités de, et en, banlieusards; et les intra-muros, ces malheureux deux millions immuables bouclés à jamais dans leur ceinture et leur périphérique, obéissant à une poignée de dogmatiques omnipotents, subissent, paralysés, une transformation dévastatrice de leur Ville. On a détruit les grandes et belles avenues, jadis à la fois encombrées et rapides, les voici découpées en couloirs incompréhensibles, obstruées de trottoirs médians au profit de sinistres allées centrales avec leurs arrêts de bus en guérites-miradors au milieu de la chaussée. Partout les panneaux contradictoires, les Decaux exhibitionnistes, les interdictions peintes sur le bitume. La ville fléchée à mort se traîne.

Montparnasse, Port-Royal, Gobelins, Saint-Marcel, Rivoli, Magenta, Sébastopol, Jean-Jaurès, l'axe Pigalle-Père-Lachaise, des kilomètres d'autres voies étranglées. Tout doit s'enfiler dans une interminable queue leu leu monomaniaque d'un exode harassé. A contresens, ils ont réussi cette prouesse d'installer à la fois la thrombose latérale et le vide central, le bouchon et le désert! Les deux mauvais opposés se gênent, conjuguant le pire, au lieu que les deux beaux contraires associés s'ajointent, la «spaciosité» avec l'animation. Dans la rue du Bac, un de nos rares axes Nord-Sud, et qui va se rétrécissant du Saint-Germain à la Seine, il n'y avait que deux files, et déjà saturées; on vient d'en supprimer une, en «autorisant le stationnement à seule» fin d'enrayer plus encore le débit!

A-t-on augmenté le nombre des taxis et des bus? Nullement. A Londres, ils se touchent; à New York on ne voit qu'eux. Ici on les cherche. Il n'y a que le métro qui fonctionne bien, où l'on s'entasse. Tout ça pourquoi? Pour les vélos, les rollers, le jogging. Ils remodèlent Paris pour le dimanche des cyclistes et des familles. Pour cent vélos et quelques patins, ils vont fermer les voies sur berge et rêvent de «piétonniser» la Concorde. Le piéton roi a la priorité absolue, ce monstre légal, cette faute de jugement.

Est-ce au nom d'un principe de réalité? Au contraire. Ni de plaisir. Parce que le Parisien n'est pas, et ne veut pas se faire, cycliste. Le Parisien n'est ni hollandais ni chinois. C'est dommage mais c'est comme ça. Premièrement il a «peur»; il croit que l'automobiliste veut sa mort. Deuxièmement, on l'a persuadé que l'air était irrespirable; ce qui est entièrement faux. (Attention: c'est un cycliste qui vous parle.) On ne s'étouffe que dans le métro.

La Ville lumière est passée au couvre-feu, couvre-vie. Or ce qui compte, c'est l'animation. La vitalité d'une grande ville se mesure aux déplacements qu'on y doit et peut faire. Une ville mondiale n'est pas faite pour la promenade, le lèche-vitrines, les touristes. Attrape-soldes ou vacanciers, ils sont surnuméraires, parasitaires... Très importants, certes, mais secondaires. Le tourisme n'est pas le but, mais la bonne conséquence. Il ne faut pas prendre la marge pour le centre; erreur la plus répandue aujourd'hui. Paris n'est pas une plage, ni une station de ski; Paris-pétanque, Paris-pêche, Paris-pique-nique, ce n'est pas le programme. L'activité primaire, comparable (banalement) à celle d'un organisme, un scanner imaginaire en montrerait les vecteurs et les synapses d'échanges fourmillants, proliférants, inlassables. L'activité requiert la circulation. Il faut donc remettre en jeu «contradictoirement» les deux conditions de celle-ci: la «spaciosité» et la sanction contre les «stationneurs» abusifs. Démolir tout ce qui réduit la largeur des voies et des vues, et punir durement les «obstructeurs». Rendre à la circulation, au bon stationnement, et aux bons «embarras de Paris» un maximum de surface, ce qui implique de démolir les obstacles, les privilèges d'acier, recoins, vestibules en pavé, ronds-points accapareurs, barrières plantées, trottoirs géants; et conjointement traquer le parking sauvage et redompter le piéton-qui-a-tous-les-droits. Ne pas configurer la rue «pour» l'exception (l'invalide du coin, le corps diplomatique infatué), mais pour l'aisance générale. Faire monter le contentement et non la «râlerie», faciliter la danse des citoyens enlaçant leur ville.

On a tout investi dans la voirie pour la saccager, rien dans le logement. Des millions d'euros furent coulés dans le bétonnage d'obstacles, l'«insularisation» des «quartiers», le «labyrinthage» des circuits; mais les hôtels insalubres brûlent, les églises ou les gymnases sont occupés, les loyers montent. Il faut «construire» ­ mais du logement social, de l'habitation modérée, des cités universitaires. Il faut ouvrir la ville à ses confins, et réinventer de beaux monuments. Ou renoncer à la gloire et à la modernité. Ce qui précisément arrive: le Comité olympique ne s'y est pas trompé.

Tant qu'il y aura de l'auto-mobile, de tout format, c'est-à-dire vraisemblablement encore pendant tout le siècle, il est capital (c'est le cas de le dire) que les flux de circulation aient leur fluidité. Si vous ne voulez pas que les moteurs à explosion polluent, ce n'est pas le «transport» et ses véhicules qu'il faut entraver, ce sont les machines «à essence» qu'il faut remplacer. Inventez! Et comme il y eut des milliers d'attelages dans une belle odeur de crottin («sentez-vous» les vieilles cartes postales haussmanniennes?), il pourrait y avoir des dizaines de milliers de «voitures» d'un troisième type. Ce n'est pas le voiturage qui doit disparaître pour une cité inanimée, interdite comme dans le tableau fameux, c'est le gaz d'échappement! Une métropole doit demeurer un tourbillon attractif; le mouvement l'emporter ­ en avant.