(Challenges)Pourquoi Hollande et Royal démolissent la Primaire PS pour Macron

Pourquoi Hollande et Royal démolissent la Primaire PS pour Macron


François Hollande et Ségolène envoient tous les signaux possibles pour tuer la Primaire du PS et le candidat qui en sortira vainqueur. Mais dans quel but ? Soutenir Macron ? C'est possible. Mais cela va encore plus loin.

La famille. D’abord la famille. Et les affaires de la famille. Il faudra un jour écrire l’histoire des socialistes depuis la fin de Mitterrand comme une histoire de famille. Et rien d’autre. François. Ségolène. Les amis de la famille. Ceux qui n’en sont pas. En sortent un temps. Y reviennent. Se déchirent quand le couple se déchire. Et se retrouvent quand la famille a été bafouée, son honneur entaché, son destin entravé. Il est un invariant qui guide la vie et l’œuvre de la famille : la vengeance est un plat qui se mange froid, mais aussi, selon les circonstances, bien chaud. Ou congelé. Mais qu’importe le moment, l’essentiel, c’est l’esprit de vengeance, donc de justice.

La famille a décidé que la Primaire de Belle alliance socialiste était un affront. Cette Primaire est une affaire d’ambitieux, avides de mettre la main sur le territoire et le patrimoine. Le couronnement de ces trentenaires des années Jospin, les Valls, Montebourg, Peillon et Hamon, les quatre mousquetaires de l’Apocalypse socialiste, qui pour les besoins de leur ascension, tous, à un moment ou un autre, se sont servis de la famille avant de s’en détourner. L’abandonner. L’assassiner.

Donc, les deux chefs de la famille, les deux têtes, font savoir. La Primaire, ce n’est pas leur sujet. La Primaire est une anecdote. La Primaire n’est pas une chose qu’il convient de prendre au sérieux.

Le dédain de Hollande qui préfère Drucker à la Primaire

Imagine-t-on Barack Obama, un soir de débats entre démocrates à la télévision, s’en aller gaiement voir un Jerry Seinfeld à Broadway ? Non. Evidemment. Même pas en rêve comme on dit de nos jours. Il n’aurait jamais osé. C’est pourtant ce qu’a fait François Hollande dimanche soir. Tandis que Manuel Valls reprenait le rôle de Sarkozy dans un débat télévisé de Primaire, celui du Don Salluste de la Folie des grandeurs qui, à force de complots, se retrouvent cibles de tous les autres complots, le président de la République s’en allait applaudir Michel Drucker aux Bouffes Parisiens, dans « Seul avec vous ».

On reprend. D’un côté, sur BFMTV, Le grand débat de la Primaire de la Belle alliance populaire. L’avenir du pays. Du Parti socialiste. De la gauche. De l’autre, Michel Drucker. Aux Bouffes Parisiens. Dans "Seul avec vous". Michel Drucker qui raconte lui-même sa journée à Pascal Praud, pour Itélé. Le SMS du président, reçu le matin, "Michel, je serai là ce soir". Le président dans la salle. Laurent Gerra en prime, qui improvise une série d’imitations qui font hurler de rire tous les présents, y compris François Hollande.

Et le président, bonhomme, qui s’en retourne en son palais, non sans faire savoir qu’il regardera le débat "en replay". Si ce n’est pas la manifestation d’une certaine forme de dédain et l’envoi d’un message dépourvu de toute ambiguïté au peuple de gauche, qu’est-ce donc ? Comment s’étonner, dès lors, qu’un ami du président, l’avocat Dominique Villemot se pense autoriser à déclarer "François Hollande va probablement soutenir Macron. Je ne vois pas quel autre candidat il pourrait soutenir" au JDD ? L’Elysée a démenti ? Oui. Et fermement. Aussi fermement qu’une partie de l’entourage de Jacques Chirac quand ce dernier avait déclaré, devant des caméras, qu’il voterait Hollande à la Présidentielle. "Humour corrézien" avait fait dire cette partie de l’entourage, prise au dépourvu par Jacques Chirac et une autre partie de l’entourage. Mais il était trop tard. Le premier message imprime toujours plus que le second. Et dans le cas de François Hollande, force est de constater que s’il avait voulu faire écho confirmant les intentions que lui prêtaient son ami dans le JDD, il ne s’y serait pas pris autrement en se rendant aux Bouffes Parisiens pour y applaudir Michel Drucker. "Humour corrézien" encore...

Ségolène Royal ouvre la voie au cataclysme

Ségolène Royal, l’autre tête de la famille, n’est pas en reste. Ici, elle se confie aux caméras de Laurent Delahousse, pour les besoins d’un documentaire sur l’histoire du Parti socialiste depuis la mort de Mitterrand. Elle y dit tout le mal qu’elle pense des socialistes, qui ont saboté sa campagne présidentielle et truqué un vote pour empêcher qu’elle puisse accéder au poste de Premier secrétaire. Là, elle ne cesse de vanter les qualités d’Emmanuel Macron. "Macron est victime d'une jalousie entre mecs". Ailleurs encore, elle revendique sa liberté : "Une fois désigné le vainqueur de la primaire, je verrai en fonction de tout : de l’ambiance, du niveau de la primaire, de ce qui se passe, de ce qui se dit… Je n’ai aucune contrainte. Je ferai ce qui me semble le plus utile à la victoire de la gauche. Je sais que ma parole a du poids. J’utiliserai cette capacité pour aider celui qui sera en meilleure posture pour rassembler".

Ce n’est pas rien Ségolène Royal, qui dispose encore dans le peuple de gauche d’une aura incomparable. 16 millions de voix à une élection présidentielle. L’image d’une femme courageuse, qui jamais n’a abdiqué, en dépit de toutes les trahisons subies. Qui a surmonté toutes les humiliations. Qui est une autorité morale incontestée et incontestable auprès de millions d’électeurs de la gauche et du Parti socialiste. Qu’elle dise, au lendemain de la Primaire de la BAP, "Pour moi, c’est Macron !" et une digue sautera. Plus rien ne retiendra quantité de socialistes, notamment les députés qui pensent qu’avec Macron la victoire est possible, et la survie du PS avec, de franchir un Rubicon que le déroulement de la Primaire en cours leur interdit de franchir pour le moment. En attendant, Ségolène Royal prépare les esprits, chaque jour qui passe, au cataclysme politique qui s'annonce.

La famille est d’accord. Ségolène Royal et François Hollande se donnent les moyens de leur objectif : ce qu’est devenu le PS, échappé de leurs mains, en passe de tomber entre des griffes qui les ont toutes, qu’il s’agisse de l’un ou de l’autre, ensemble ou séparément, trahis, ce PS-là ne mérite pas de survivre. Et ceux qui l’incarnent dans cette Primaire, les enfants barbares de Lionel Jospin, seront les boucs émissaires de l’inévitable métamorphose.

Quand Hollande voulait liquider le PS

Au fond, avant d’empêcher François Hollande de se représenter, Manuel Valls, qui s’annonce comme la prochaine victime de l’insurrection électorale qui s’est abattue sur la France, aurait dû méditer le principal enseignement du livre qui lui a servi d’alibi pour mener à bien son opération. Tout était écrit d’avance, pour qui veut bien dépasser la mémoire des poissons rouges commentateurs de l’époque. Que disait François Hollande en 2015 du PS ? "Il faut un acte de liquidation. Il faut un hara-kiri. Il faut liquider le PS pour créer le parti du Progrès".

Vous saisissez maintenant ? Il n’est pas question d’évaluer affectivement le degré de traitrise de Macron par rapport à Valls. L’enjeu politique et historique dépasse cette petite question d’actualité. La revanche, ou la vengeance, cela compte. Mais ça ne dit pas tout. On parle Histoire ici. De trace qu'on laisse après soi.Tuer la Primaire et son candidat, envoyer les signaux en faveur de Macron, c’est permettre à la famille de demeurer dans l’histoire comme celle qui aura su mener à bien la métamorphose de la gauche. La famille n’aura pas tué la gauche, elle l’aura sauvée. D’où l’importance de transmettre le témoin à qui peut gagner plutôt qu’à un perdant désigné. Comme le dit un proche de François Hollande : "Une fois de plus, les circonstances vont lui permette d’atteindre son objectif par des moyens détournés". Pour une fois, tout se passe comme prévu. Tout était écrit. "Parti du progrès". "Liquider". "Hara-kiri". Hara-kiri bien qui rira le dernier à l’Elysée.

>>> Early premarket gappers

Early premarket gappers

Gapping up: MEMP +17.4%, LUX +8.2%, AU +5.3%, SBGL +5.1%, HMY +4.9%, IAG +4.5%, RAI +4.3%, KGC +4.2%, AG+3.7%, GFI +3.5%, GG +3.4%, ABX +2.9%, SLW +2.9%, NEM +2.8%, PAAS +2.5%, MS +2%, HALO +1%

Gapping down: UEC -11.9%, VOD -3.1%, X -2.5%, FCX -2.2%, DB -1.8%, ORCL -1.8%, ING -1.8%, PSO -1.6%, PUK -1.6%,SHPG -1.5%, AMD -1.3%, TWTR -1.2%, ABB -1.2%, SNY -1.2%, NVS -1.1%, AKS -1.1%, AA -1.1%

>>> Morgan Stanley beats by $0.16, beats on revs

Morgan Stanley beats by $0.16, beats on revs
  • Reports Q4 (Dec) earnings of $0.81 per share, $0.16 better than the Capital IQ Consensus of $0.65; revenues rose 16.6% year/year to $9.02 bln vs the $8.51 bln Capital IQ Consensus.
  • Institutional Securities reported pre-tax income from continuing operations of $1.3 bln compared with pre-tax income of $548 mln a year ago, or $672 mln excluding DVA. Net revenues for the current quarter were $4.6 bln compared with $3.4 bln a year ago, or $3.5 bln excluding DVA.
    • Sales and Trading net revenues of $3.2 bln increased from $2.3 bln a year ago: Equity sales and trading net revenues of $2.0 bln increased from $1.8 bln a year ago reflecting solid results across products and regions, with particular strength in derivatives. Fixed Income sales and trading net revenues of $1.5 bln increased from $550 mln a year ago reflecting higher results across products on improved market conditions compared with the prior year period.
  • Wealth Management reported pre-tax income from continuing operations of $891 mln compared with $768 mln in the fourth quarter of last year. The quarter's pre-tax margin was 22%. Net revenues for the current quarter were $4.0 bln compared with $3.8 bln a year ago.
    • Asset management fee revenues of $2.2 bln increased from $2.1 bln a year ago reflecting market appreciation and positive flows.
  • Investment Management reported pre-tax income from continuing operations of $28 mln compared with $123 mln in the fourth quarter of last year. Net revenues of $500 mln decreased from $621 mln in the prior year, reflecting losses of ~$60 mln on sales and markdowns of legacy LP investments in third party sponsored funds in the current quarter compared with investment gains in the prior year period.
    • Asset management fees were essentially unchanged from a year ago. Compensation expense for the current quarter of $249 mln decreased from $278 mln a year ago.
  • ROE 8.7%; flat Q/Q.
  • At December 31, 2016, book value and tangible book value per common share were $36.99 and $31.98, respectively, based on ~1.9 bln shares outstanding.

BREAKING NEWS: Bayer Could Pledge Billions to U.S. Investment and New Jobs if Mo

BREAKING NEWS: Bayer Could Pledge Billions to U.S. Investment and New Jobs if Monsanto Deal Wins Approval



German chemical giant Bayer AG is promising President-elect Donald Trump billions of dollars in research and development spending in the U.S., as well as what it is saying will be a significant commitment to create jobs, if its planned merger with Monsanto Co. (MON) receives the necessary regulatory approvals to proceed, the FOX Business Network has learned.

The commitment was made by Bayer’s CEO Werner Baumann and Monsanto chief Hugh Grant after days of negotiations with the President-elect and his senior transition staff, according to people with knowledge of the matter. Last Wednesday the pair of CEOs met with the incoming President at New York’s Trump Tower, where both executives discussed some of the benefits of the deal, which will need U.S. and European Union regulatory approval to proceed, these people say.

The exact nature of the commitment could not be immediately determined, but people with knowledge of the negotiations say company executives are pitching it as significant. Bayer is willing to create a multi-billion dollar spending package in the U.S., mostly focused on research and development, and produce jobs that one analyst says over time could meet or exceed the 800 jobs that Carrier Corp., agreed to keep in the U.S. after negotiations with the President-elect weeks ago.

There will be a key difference in the Bayer negotiations with Trump officials: the Carrier jobs came after the company received significant tax incentives provided by the state of Indiana, the site of its air-conditioning manufacturing plant that was looking to outsource jobs to Mexico. The jobs that Bayer is promising to create are expected to be new jobs, without such incentives.

Company officials had no immediate comment; a Trump spokeswoman didn’t return numerous phone calls about the matter. Trump transition officials are expecting to announce the jobs and spending commitment sometime Tuesday morning.

Since the $66 billion deal was announced last summer, investors have been skeptical it would receive the necessary approvals from the EU and the U.S. Justice Department’s Antitrust Division when the Trump administration takes control of the White House after Friday’s inauguration.

The New York Post Opens a New Window. recently reported that a similar deal between Dow Chemical and DuPont might get nixed because of anti-trust concerns both in the U.S. and abroad.

Last Friday, shares of Monsanto closed at $107.65, significantly below the $128 per share price tag Monsanto agreed to pay for the St. Louis-based agricultural company.

While both CEOs are hopeful that the DOJ and EU will approve the deal, there has been no recent official statement from either U.S. regulatory officials or the European governing body on whether they believe the merger should be allowed to commence.

Among the issues that might raise regulatory concerns both in the U.S. and the EU are the size of the combined entity and whether the new company would create a monopoly that can raise the prices of its products without significant competition, thus squeezing consumers.

Another concern is the controversy surrounding Monsanto’s production of genetically modified organisms or GMOs – a technology that can mass produce food at a relatively low cost. The seed-producing giant has received a wave of criticism from those who believe the development of these crops could lead to severe health problems for those who consume them.

Since Wednesday’s meeting with Baumann and Grant, Trump has continued to meet with business leaders, imploring them to create and keep jobs in the U.S. On Thursday, Trump met with AT&T (T) CEO Randall Stephenson, who is trying to complete a controversial merger with Time Warner(TWX), which owns the cable news channel CNN.

Trump was at war with CNN throughout his presidential campaign but is even more so of late after the news channel published a report about so-far unsubstantiated claims that the President-elect engaged with Russian leaders and operatives to manipulate the 2016 election. Trump has vehemently denied the story.

Some investors believe that Trump’s battle with CNN may be a stumbling block for the AT&T-Time Warner merger. But, AT&T issued a statement that the merger wasn’t discussed during Stephenson’s meeting with Trump, which the company said focused on “job creation and the regulatory impact that companies, like AT&T, have on the ability to create jobs and spur further economic growth.”

(HSBC) Fund flows in 2016: Highest outflow since 2008

Fund flows in 2016: Highest outflow since 2008

* After large fund outflows in 2016, we see some signs of revival in funds’ risk appetite
* Eurozone fund redemptions in 2016 were significantly higher than the outflows from non-euro markets
* Across sectors, consumer staples, telecoms and industrials posted largest outflows and IT, energy and financials lowest

Large fund outflows from Europe in 2016…
After three years of fund inflows, Europe registered an outflow of c9% of total assets under management (AuM) in 2016 (chart 1). This was the highest outflow since the last financial crisis in 2008. The extent of investors’ pessimism on Europe can be gauged from the fact that 2016 saw the longest streak (35 weeks) of negative flows since the beginning of flow data.

…although investors have turned less pessimistic recently
However, following the outcome of the US presidential election, we see some signs that investors are turning less negative on Europe. Albeit marginally, European funds have registered a small aggregate inflow since December 2016 (chart 2). Looking forward, the political haze surrounding the terms of Brexit and the outcome of forthcoming elections in key eurozone markets could put regional uncertainties back into the limelight. The unfolding of these events has the potential either to derail or to add to the current positive momentum in investors’ risk tolerance.

Eurozone fund outflows in 2016 outpaced non-euro markets
In 2016, outflows from eurozone markets were significantly higher than the outflow from non-eurozone markets in Europe (chart 3). Italy, Spain and Germany saw steep outflows of 13%, 10% and 10% of total AuM, respectively. Norway, Switzerland and the UK posted relatively low redemptions of 1%, 1% and 3% of total AuM, respectively.