>>> US After Hours Summary: LEVI +9.4% jumps on strong earnings; Big tech names AAPL, AMZN, FB, GOOG ticking lower on House report that changes are needed


After Hours Summary: LEVI +9.4% jumps on strong earnings; Big tech names AAPL, AMZN, FB, GOOG ticking lower on House report that changes are needed

After Hours Gainers:

Companies trading higher in after hours in reaction to earnings/guidance: LEVI +9.4%, MASI +1.2% (guides Q3 and FY20 product revs above consensus)

Companies trading higher in after hours in reaction to news: SIRI +4.7% (nearing deal with Howard Stern, according to Bloomberg), ETON +3.8% (submits NDA for topiramate oral solution to the FDA), NAVI +2.8% (new CFO), BA +0.2% (FAA releases new pilot-training requirements for 737 MAX), IGT +0.1% (provides update on LOTEX concession in Brazil)

After Hours Losers:

Companies trading lower in after hours in reaction to earnings/guidance: NSTG -5.1% (guides and announces stock offering)

Companies trading lower in after hours in reaction to news: CLSK -12.7% (stock offering), GH -5.3% (stock offering), NEPT -4.1% (revises business update and KHC partnership), SWTX -3.6% (stock offering), MREO -2.2% (ADS offering), SGMS -0.7% (provides update on LOTEX concession in Brazil), FB -0.7% (House subcommittee says AAPL, AMZN, FB, GOOG have monoply power and changes are needed, according to CNBC; also bans all QAnon groups as dangerous, according to Reuters), TSLA -0.5% (employee allegedly "maliciously sabotaged" part of a factory last month, according to Bloomberg Quint), MSFT -0.3% (contacted by US Dept of Labor regarding diversity hiring plans), AAPL -0.3% (House subcommittee says AAPL, AMZN, FB, GOOG have monoply power and changes are needed, according to CNBC), AMZN -0.3% (House subcommittee says AAPL, AMZN, FB, GOOG have monoply power and changes are needed, according to CNBC), GOOG -0.3% (House subcommittee says AAPL, AMZN, FB, GOOG have monoply power and changes are needed, according to CNBC), LUV -0.2% (flight attendants union rejects pay cuts, according to Reuters), CCL -0.1% (announces cruise cancellations for its Seabourn segment), ASR -0.1% (provides passenger data for Sept), CHEF -0.1% (acquires Harris Seafood)

>>> US Close Dow -1.34% S&P -1.40% Nasdaq -1.57% Russell -0.30%

Closing Stock Market Summary

The S&P 500 fell 1.4% on Tuesday after President Trump said he called off stimulus negotiations until after the election. Prior to the news, the benchmark index was up 0.7% late in the day amid leadership from its cyclical sectors on growing expectations for a fiscal relief bill.

The Nasdaq Composite declined 1.6%, and the Dow Jones Industrial Average declined 1.3%. The Russell 2000 declined just 0.3% after rallying as much as 2.4% intraday. 

Specifically, President Trump said the Republican $1.6 trillion bill was "very generous" but was upset that House Speaker Pelosi was not negotiating in "good faith." Whether the president felt emboldened by the rising stock market to flex a negotiating tactic is debatable, but the prospect of waiting even longer for stimulus because of political wrangling was detrimental for sentiment and stock performance. 

The energy sector, which was up as much as 2.0% amid higher oil prices ($40.67/bbl, +1.38, +3.5%), relinquished its leadership position and declined 1.5%. The influential losses, however, came from the information technology (-1.6%), consumer discretionary (-2.1%), and communication services (-2.0%) sectors due to the daylong underperformance in their mega-cap components. 

Investors returned to the Treasury market where longer-dated yields had been on the rise on stimulus hopes. The 2-yr yield increased one basis point to 0.15%, while the 10-yr yield declined two basis points to 0.74% after touching 0.79% at its intraday high. The U.S. Dollar Index increased 0.2% to 93.70. 

Fed Chair Powell made it clear today, if not already, of the need for further fiscal relief. There is still hope among some investors that the president will change his tune, and it's worth pointing out the S&P 500 remained positive for the week. The benchmark index, however, did close back below its 50-day moving average (3368). 

Separately, Boeing (BA 159.54, -11.66, -6.8%) and General Electric (GE 6.17, -0.24, -3.7%) were pressured by additional headwinds. Boeing cut its demand forecast for commercial airplanes in the next decade by 11%, versus 2019 estimates. GE disclosed the SEC could take action against the company for possible violations of securities laws. 

NVIDIA (NVDA 549.46, +3.76, +0.7%) was a notable exception today after its price target was raised to $650 from $565 at BMO Capital Markets. 

Reviewing Tuesday's economic data:

  • The trade deficit widened to $67.1 billion in August (consensus -$66.2 billion) from an upwardly revised $63.4 billion (from -$63.6 billion) in July. The widening deficit was a function of imports increasing more than exports.
    • The key takeaway from the report is the understanding that it reflects a pickup in trade activity from the pandemic lows, yet it is also a reminder of just how damaging the pandemic has been on trade activity. Year-over-year, average exports decreased $44.8 billion from the three months ending August 2019 while average imports decreased $34.7 billion.
  • August job openings decreased to 6.493 mln from a revised 6.697 mln in July (from 6.618 mln).

Looking ahead, investors will receive the FOMC Minutes from the Sept. 15-16 meeting, Consumer Credit for August, and the weekly MBA Mortgage Applications Index on Wednesday.

  • Nasdaq Composite +24.3% YTD
  • S&P 500 +4.0% YTD
  • Dow Jones Industrial Average -2.7% YTD
  • Russell 2000 -5.5% YTD

Mediapart : Tractations en coulisse autour de la concession des autoroutes

Tractations en coulisse autour de la concession des autoroutes
6 OCTOBRE 2020 PAR LAURENT MAUDUIT
Alors que de nouvelles négociations secrètes ont lieu entre l’État et les sociétés d’autoroutes, le rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale met en garde le gouvernement et lui rappelle son opposition à tout allongement de la durée des concessions.

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Mediapart : Suez-Veolia: la journée des dupes

Suez-Veolia: la journée des dupes
6 OCTOBRE 2020 PAR MARTINE ORANGE
Officiellement, le gouvernement était opposé à la cession de Suez à Veolia, votée lundi au conseil d’Engie. Mais en coulisses, le pouvoir a tout fait pour organiser son impuissance, comme si on lui forçait la main, allant jusqu’à demander aux administrateurs de la CFDT de ne pas voter.

Lundi 5 octobre, le conseil d’administration d’Engie a approuvé la vente de sa participation dans Suez à Veolia. Sans que ce dernier donne les moindres garanties sociales et industrielles, prenne le moindre engagement, y compris à l’égard des actionnaires minoritaires. La seule perspective de recevoir 3,4 milliards d’euros en échange de ses 29,9 % dans Suez a suffi à convaincre la majorité du conseil d’accepter l’offre unique présentée par Veolia. Afin de rendre la situation irréversible, ce dernier devrait racheter au plus vite la participation de son concurrent, parachevant ainsi une attaque menée en à peine un mois.

Pour le gouvernement, qui avait pris fait et cause pour la revente de Suez à Veolia dès le début – selon nos informations, elle a été discutée et approuvée jusqu’au sommet de l’État fin mai, début juin –, cette affaire rondement menée est censée se terminer là. Il pourrait lourdement se tromper. Loin de clore le dossier, la cession de la participation de Suez compte tous les ingrédients pour devenir – on hésite à écrire l’expression, tant elle a été utilisée à tort et à travers – une affaire d’État. Une de celles qui risque de coller aux basques d’Emmanuel Macron, encore plus longtemps que l’affaire GE-Alstom, tant elle comporte de zones d’ombre, de connivences, de destructions potentielles.

Car la prise de contrôle de Suez par Veolia – avec 30 % du capital face à un actionnariat éclaté, il devient de fait le maître des lieux – s’annonce comme le contraire d’une promenade de santé. Dès l’annonce de la vente, le conseil d’administration de Suez a redit son opposition à cette opération « hostile ». Regrettant « la précipitation du conseil d’Engie de vouloir décider sans analyse et sans discussion et dialogue préalables d’une offre alternative qui préserve l’intérêt social de Suez », il se dit déterminé dans son communiqué à mettre « en œuvre tous les moyens à sa disposition pour éviter une prise de contrôle rampante ou un contrôle de fait ». Ce message laisse craindre une bagarre sans fin, juridique, sociale, commerciale, de tous les instants, sur tous les terrains, dont le capitalisme français a le secret.

Mais la bataille risque vite de revenir en boomerang à la tête du gouvernement. Officiellement, Bruno Le Maire a fait savoir son opposition à la vente de la participation de Suez, les garanties demandées n’ayant pas été réunies. Ordre a même été donné aux trois administrateurs représentant l’État au conseil d’Engie de voter contre ce projet – ce qu’ils ont fait. Mais, en coulisses, tout a été mis en œuvre pour organiser la défaite de l’État actionnaire. Et le conseil d’Engie du 5 octobre s’apparente à une journée des dupes où l’État a tout fait pour mettre en scène sa propre impuissance, où il a semblé devoir s’incliner devant des forces adverses, alors qu’il n’a cessé de les encourager en sous-main.
Car ce conseil était celui de la dernière chance pour les partisans de Veolia, celui où ils pouvaient encore espérer l’emporter. « S’ils laissaient passer cette dernière fenêtre de tir, c’en était fini. Ils n’avaient pas prévu que cette cession susciterait tant d’oppositions et de critiques. Et celles-ci sont de plus en plus fortes. Même la majorité est en train de se déchirer sur le sujet : des parlementaires ont déposé une proposition de loi pour interdire toute OPA en période d’état d’urgence. Plus le temps passait, plus le projet risquait de capoter », explique un connaisseur du dossier.

Même au sein du conseil, l’unanimité était en train de se fissurer. Alors que sur les treize administrateurs, tous, sauf celui de la CGT, étaient favorables à l’offre de Veolia au départ, le soutien s’est fait de plus en plus fragile. Le gouvernement, pour donner le change, dit qu’il est contre. Mais l’alerte la plus grave est du côté de la CFDT. Jusqu’alors, les administrateurs de la confédération de Laurent Berger soutenaient le projet. Mais en fin de semaine, le revirement est total : la CFDT Énergie, à laquelle adhèrent les syndicats de Suez et de Veolia, prend position contre l’OPA lancée par Veolia, demande du temps pour que des offres alternatives puissent voir le jour, et des garanties et des éclaircissements. Et Laurent Berger soutient cette position.

D’autant qu’une solution alternative est en train d’émerger. Le 1er octobre, le fonds Ardian (ex-Axa Equity), qui gère 100 milliards de dollars d’actifs, se déclare intéressé pour monter une solution de reprise pour Suez. Il a plusieurs partenaires déjà à ses côtés, dont le fonds Antin, le fonds singapourien GIS. D’autres fonds souverains, après cette déclaration, se sont dits éventuellement intéressés à participer au tour de table.

Le projet a tout pour lui : il garantit l’intégrité industrielle du groupe, le maintien des salariés, le respect des actionnaires minoritaires, puisque une OPA serait lancée sur la totalité du capital et non sur 29,9 %, résout tous les problèmes de concurrence et de souveraineté. Il a le soutien du conseil de Suez, de sa direction et de l’intersyndicale. Un projet très dangereux pour Veolia et ses partisans, qui avaient réussi jusqu’alors à dissuader toute autre candidature.

La seule condition que demande le fonds Ardian est un peu de temps afin de construire une offre de reprise raisonnable, « au moins six semaines » disent ses représentants. Ce que s’empresse de lui refuser le président d’Engie : une offre ferme et chiffrée doit être déposée au plus tard lundi. Tout au long du week-end, les pressions se multiplieront de toutes parts, jusqu’au sommet de l’État selon nos informations, pour pousser le fonds Ardian à renoncer.

Lundi dans l’après-midi, celui-ci jette l’éponge. « Suite à l’expression de son intérêt, Ardian a travaillé sur une offre soutenue par les salariés de Suez et son conseil et nécessitant six semaines de due diligence. Cependant, Ardian, fidèle aux principes de négociations non hostiles, a décidé de ne pas déposer d’offre pour laisser le temps aux discussions en cours », explique-t-il dans un communiqué.

Le terrain est dégagé pour Veolia. Il n’y a plus d’offre concurrente. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant. « Au dernier pointage avant le conseil, Jean-Pierre Clamadieu [le président du conseil d’Engie – ndlr] s’est rendu compte que la partie n’était pas gagnée. Sur les treize administrateurs, les six administrateurs indépendants allaient voter pour naturellement, les représentants de l’État, sur ordre, seraient obligés de voter contre. La CGT allait voter contre. Restaient les administrateurs de la CFDT, un représentant les salariés, l’autre les actionnaires salariés. Compte tenu de la position de la CFDT Énergie, ceux-ci doivent normalement voter contre ou s’abstenir. Plus grave : ils risquent d’entraîner avec eux l’administrateur de la CFE-CGC, qui jusque-là était favorable, mais pourrait être tenté de rallier les autres administrateurs salariés. Et là, cela aurait été sept contre face à six pour, et le projet était mort », raconte un proche du dossier.

Pour Jean-Pierre Clamadieu, pour Antoine Frérot mais encore plus pour l’Élysée, un tel camouflet est impossible : cette opération doit se faire coûte que coûte. Toute la pression va être mise sur les administrateurs de la CFDT afin de les dissuader de participer au vote.

À l’issue du conseil d’administration, le gouvernement a été obligé de reconnaître ce qui avait fuité sur les réseaux sociaux : les deux administrateurs de la CFDT n’avaient pas pris part au vote. Mais cela « n’est pas de nature à remettre en cause la confiance que nous avons dans la gouvernance d’Engie », a fait savoir Bercy dès le lundi soir. Se répandant en confidences, le ministère des finances pointe le rôle de Jean-Pierre Clamadieu, qui aurait su « habilement » détacher les administrateurs de la CFDT de la position de leur fédération.
Selon nos informations, cela a été au-delà. Jusqu’à l’Élysée, jusqu’au secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, plus exactement, qui paraît avoir très actif sur ce dossier, selon de nombreux témoignages. « Alexis Kohler a téléphoné aux représentants de la CFDT pour leur demander de ne pas participer au vote », nous informait une source, en fin d’après-midi, avant même la tenue du conseil. Ce que nous confirmaient deux autres témoins par la suite. Tout s’est passé comme annoncé : au moment du vote, les deux représentants de la CFDT ont quitté la salle et n’ont pas participé au vote.

Interrogé, l’Élysée n’a pas donné suite à nos questions. De son côté, la CFDT dit « ne pas être au courant d’un éventuel appel d’Alexis Kohler » à ses représentants au conseil d’Engie. « Mais Laurent Berger avait effectivement donné consigne à ses représentants de voter contre ou de s’abstenir sur la cession de Suez, conformément à la position de notre fédération Energie, assure le porte-parole de la confédération syndicale. Laurent Berger reste sur sa position. Il soutient la position de la fédération et demande du temps afin de garantir une solution qui assure le maintien du groupe et préserve les salariés. »

Alors que les représentants de la CFDT ont pour habitude de respecter les consignes de leur fédération ou de leur confédération, l’attitude de deux représentants au conseil d’Engie pose question. De quels arguments, de quels moyens de pression disposent le groupe et plus généralement le pouvoir pour les amener à enfreindre les consignes de vote données expressément par Laurent Berger ?

Le résultat escompté par le pouvoir, en tout cas, est là : sur les treize administrateurs au conseil d’Engie, les six administrateurs indépendants ont voté pour. Bien que la CFE-CGC ait pris position au niveau confédéral contre l’OPA, son administrateur, qui n’avait pas reçu de consigne de vote, comme nous l’a confirmé François Hommeril, a aussi voté pour, comme l’espérait la direction d’Engie. En face, les trois représentants de l’État et la CGT ont voté contre.

Sept contre quatre : la décision paraît sans appel, comme le souhaitait le pouvoir. Mis en minorité au conseil, l’État est bien obligé de s’incliner devant les décisions de la majorité. À l’insu de son plein gré, a-t-on envie de rajouter.

Dans cette affaire, Bruno Le Maire, qui n’a cessé de plaider pour une opération amicale offrant toutes les garanties sociales et industrielles, a-t-il vraiment cru à ce qu’il défendait ? A-t-il perdu tous ses arbitrages face à plus puissant que lui, y compris face à une partie de son administration, notamment l’Agence des participations de l’État, qui semble plus obéir aux consignes venues de l’Élysée que du cabinet du ministre ? Ou a-t-il simplement tenu un jeu de rôles, pour donner le change et se protéger en cas de poursuites judiciaires ?

Beaucoup avouent ne pas savoir répondre à ces questions, tant tout, de bout en bout, leur paraît insensé dans cette affaire. « Un actionnaire privé qui cherche à valoriser au mieux sa participation, s’appuie sur la concurrence, favorise des solutions alternatives, se donne du temps afin d’obtenir le meilleur prix. Or l’État n’a rien fait de cela. Il n’a accepté qu’une seule offre, a dissuadé toutes les autres, et a imposé de boucler le tout dans un temps record. D’autant que l’État n’est pas un actionnaire comme les autres, il est le garant de l’intérêt général. Dans le cas de Suez, il s’est assis sur tout, la préservation d’un groupe industriel, le maintien de l’emploi, le respect du droit », souligne Jean-Pierre Mignard, avocat de l’intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CGT, FO) de Suez.

Surpris par l’opacité qui entoure ce dossier, il a fait, au nom de l’intersyndicale, un signalement auprès du Parquet national financier et du parquet général, dès lundi matin.

« Tout est scandaleusement incompréhensible dans cette affaire. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas articulé une seule raison valable pour la justifier », poursuit un vieux connaisseur des arcanes du monde politique.

À un moment, le gouvernement, Veolia et Engie ont tenté d’entonner l’air du champion national. Mais ils ont vite cessé, tant cette opération, comme l’ont été celles de GE-Alstom, Alcatel Nokia, Technip FCM ou Lafarge-Holcim, pour ne citer que les plus récentes, est porteuse de destructions industrielles et sociales. Le démantèlement de Suez est inéluctable, ne serait-ce que pour se conformer aux impératifs de concurrence. Condamné à vivre dans l’incertitude et l’hostilité pendant deux ans, le groupe risque de toute façon de n’être plus que l’ombre de lui-même avant même que Veolia n’en ait pris le contrôle total.

Mais le sort de Veolia n’est pas plus assuré : déjà fortement endetté, il va s’endetter encore plus pour reprendre un concurrent presque aussi gros que lui et va se retrouver empêtré dans une réorganisation sans fin dans des métiers matures, au lieu d’investir dans de nouveaux domaines.

Quant à l’emploi, les pertes se chiffreraient au moins à 10 000 postes dans le monde, selon les premières estimations de Suez. Il n’y a que la ministre de travail, Élisabeth Borne, pour assurer qu’Antoine Frérot, le patron de Veolia, lui avait donné des garanties sociales. Il n’en a donné aucune.

Même Engie ne sort pas renforcé dans cette affaire. Cet épisode a illustré une nouvelle fois la désastreuse gouvernance de ce groupe, avec un État actionnaire qui avalise tous les errements. Jusqu’à la nomination surprise le 2 septembre, après plus de neuf mois d’attente, de la nouvelle directrice générale du groupe : Catherine MacGregor. N’ayant suivi aucune des procédures de sélection, cette ancienne numéro trois de Technip FCM a été imposée au dernier moment par le président du conseil, Jean-Pierre Clamadieu.

Selon les informations publiées par Challenges et qui nous ont été confirmées par la suite, il a fallu qu’Alexis Kohler, décidément très présent, s’en mêle et appelle les quatre administrateurs indépendants récalcitrants, dont Françoise Malrieu et Ross McInnes, pour les convaincre de voter pour cette candidate, afin d’éviter un camouflet à Jean-Pierre Clamadieu à trois jours du conseil décisif sur Suez.

Les 3,4 milliards d’euros obtenus de la vente de Suez, censés soutenir son recentrage et son développement dans les énergies renouvelables, ne sont pas une assurance : ils risquent d’être dilapidés à la même vitesse que l’ont été tous les autres actifs précédemment, faisant d’Engie un cas historique de destruction de valeur.

Pour les salariés du groupe, tout ceci de toute façon n’est qu’un prétexte. « Suez, c’est la première étape du démantèlement d’Engie », pronostique un ancien cadre du groupe toujours très au fait de ce qui s’y passe. Il déroule un scénario qui lui semble écrit par avance : « Début 2021, le groupe va se séparer de toutes ses activités dans les réseaux de chaleur et de climatisation et les métiers annexes. Après, en fonction des discussions avec le gouvernement belge sur les centrales nucléaires en Belgique, toutes les activités internationales de production d’électricité seront transférées à Tractebel, ce qui est déjà le cas en termes opérationnels. Il ne restera que l’ancien GDF, mais un GDF réduit puisqu’il a perdu ses activités d’exploration-production et ses terminaux méthaniers, et quelques investissements dans les énergies renouvelables. Et dans deux ans, on nous dira qu’on est trop petit, qu’il faut se marier. Et l’allié, ce sera Total. Les gens de Total le disent déjà à nos commerciaux sur le terrain. » « Parce qu’il faut bien faire plaisir aux amis », conclut-il.

Alors que le pouvoir se montrait insensible aux arguments économiques, industriels et sociaux, d’autres interlocuteurs ont tenté d’infléchir la position du gouvernement en avançant des raisons politiques. Plusieurs élus de droite sont allés jusqu’à l’Élysée et Matignon, selon nos informations, pour faire valoir que cette opération était une imbécillité dangereuse. S’il n’y a plus qu’un monopole privé, les écologistes auront toutes les raisons pour demander la remunicipalisation de l’eau, voire des déchets, ont-ils fait valoir. Cela ne pourra que les renforcer, ont-ils insisté. L’argument n’a pas plus porté que les précédents. « Les territoires, les élus locaux, ils s’en foutent. La seule chose qui les intéresse est de garder le contrôle de l’État », s’énerve un élu.

Même la majorité, inquiète voire hostile à cette opération, est montée au créneau. Certains élus ont fait valoir que cette affaire allait plomber et pourrir la campagne présidentielle. « Début 2022, ce sera le moment où les injonctions des autorités de la concurrence vont tomber, où on parlera des actifs à céder, des emplois à supprimer. On ne parle même pas des opérations boursières, du lancement de l’OPA, du prix à laquelle elle se fera et qui ne sera pas les 18 euros par action qu’a consenti Veolia à Engie, des actionnaires minoritaires mécontents. Toute la campagne présidentielle risque d’être polluée par Suez », prédit un conseiller. Mais ces considérations n’ont pas plus ébranlé l’Élysée que les autres.

« Pourquoi Emmanuel Macron s’obstine-t-il tant ? Je n’ai aucune explication raisonnable à donner », reconnaît un politique. « Cette affaire ressemble à une distribution oligarchique d’avantages dans un cercle restreint d’amis privilégiés du pouvoir », accuse de son côté Arnaud Montebourg dans une lettre écrite au vitriol au premier ministre et qu’il a rendue publique samedi.

L’atmosphère d’opacité, de connivence, d’entre-soi qui entoure l’opération Suez, l’incompréhension qu’elle suscite, l’incapacité du gouvernement d’articuler le début d’une justification rationnelle et pour finir cette mascarade pour organiser son impuissance et se dédouaner, ne cessent de nourrir les soupçons.

Même si le gouvernement pense en avoir fini, l’affaire ne fait peut-être que commencer. Selon nos informations, le Sénat devrait ouvrir une commission d’enquête sur les conditions de la vente de Suez dans les tout prochains jours.

FT : Rapid spread of Covid infections in England prompts calls for tougher curbs

Rapid spread of Covid infections in England prompts calls for tougher curbs
Rates in northern England soar while London mayor warns of tipping point

England recorded another sharp increase in Covid-19 infections on Tuesday with 14,542 new cases reported and no sign of a slowdown in the spread of the virus, hospital admissions or deaths.

Across many large cities in northern England, the rates of infection have risen close to or beyond 500 per 100,000 residents over the past week, far above the threshold of 20 which triggers the requirement for travellers from other countries to quarantine.

The rapid spread led to calls for tougher restrictions in the north and London’s Mayor warned that the capital was at a “tipping point” with its rising caseload — now higher in some parts than those which triggered tighter lockdown measures in areas of northern England in July.

With Public Health England having cleaned up its data following an error in reporting positive cases at the weekend, the agency reported over 12,000 cases every day since September 30 based on the day the test was taken.

The figure of 496 new admissions to hospital was the highest since June 3 with the number of Covid-19 patients admitted to hospital doubling over the past 13 days.

The Office for National Statistics also reported on Tuesday that 215 people died with coronavirus mentioned on their death certificates in the week ending September 25, bringing the total number of registrations linked to the virus above the five year average for the first time since mid June.

In parts of northern England, cases have rocketed in recent days despite local restrictions being in force for Greater Manchester and parts of West Yorkshire and east Lancashire since July 31.


The rebellion against restrictions grew on Tuesday when leaders of four northern cities wrote to health secretary Matt Hancock warning that the measures were ineffective, confusing and even counter-productive.

Manchester’s leader Richard Leese, Liverpool mayor Joe Anderson, Judith Blake from Leeds, and Nick Forbes from Newcastle submitted a five-point plan which they said would work better.

“Our response should consider broader local impacts than absolute numbers of infections: impacts on jobs and business; effects on poverty and deprivation; and relative infection rates in different sections of the population (eg between students and care homes),” they wrote.

Any further measures should be agreed with local agencies. Local authorities should take over the control of the track and trace system and there should be more money for affected businesses and financial support for everyone who needs to self-isolate.

Paul Brant, the Liverpool councillor responsible for public health, said prolonged lockdown “would destroy the economies of northern cities” without further government help. 

He said there were still “embers” of the virus smouldering in May when Westminster first started easing the first lockdown and they had caught fire as the country opened up and relaxed in August. 

Mr Brand said it was too late to put out the fire without a blanket, smothering economic and social activity again. “There is talk of a two week circuit breaker. I fear that we are in a position where only that kind of solution is going to reduce the exponential increase.” Gyms, cinemas and other leisure venues would have to shut for even longer he said.

He said other big cities such as London with similar demographics were only two weeks behind in infection rates.

London currently has a higher rate of infections than many parts of the north-west did when restrictions were applied in late July. In the week to October 2, it had 65 cases for every 100,000 people, compared with 15.9 at the start of September. Manchester registered around 35 per 100,000 cases when tighter restrictions on households mixing were introduced at the end of July.

Sadiq Khan, London Mayor, said there was no case for complacency in the capital despite case numbers still being much lower than in the north. “I can’t sugar coat this: the number of Londoners admitted to hospital for coronavirus is rising and we need to slow it down,” also calling for an end to the 10pm curfew for pubs and restaurants which he said was counterproductive.

The numbers in the north-east have risen very sharply too and are concentrated in areas with high numbers of students. In Newcastle, the city’s Covid-19 rate began to rise in early September, possibly in the wake of the Eat Out to Help Out scheme, but the influx of students from mid-September onwards triggered the start of a major spike.

Normally, students are visible everywhere in the city centre. The universities contribute around £1.5bn a year to the local economy and are among the city’s biggest employers. But students are stuck in halls and rented houses, or queueing in the street for Covid-19 tests at pop up testing sites.

Mr Forbes, Newcastle city council leader, is angry at the data undercounting mess. He said: “We are seeing compliance from the majority of our residents. However, if the national set up is letting this system down by not having the full complement of data available, the impact of local action will be limited.”

The government must act quickly to address this failure, he said. He hoped the city would not face yet further restrictions.

Councillor Irim Ali, Newcastle city council's cabinet member for neighbourhoods and public health, said the two universities had gone to “incredible lengths” to create Covid-19-secure environments for their students. But he added: “Sadly a small number of students are undermining these efforts.”

FT : Goldman adds benefits for partners but cuts numbers

Goldman adds benefits for partners but cuts numbers
Solomon plans to elevate fewer to the partnership this year than any time since flotation

Goldman Sachs is preparing to name the smallest number of new partners since before the bank went public and plans to offer them a more lucrative way to participate in the company’s private investment funds. 

The biennial announcement of Goldman’s newly minted partners is a holdover from the bank’s pre-IPO days, and the title now confers a $1m salary, investment opportunities and membership of committees that help run the group. 

David Solomon, who became Goldman chief executive in October 2018, has long argued for the partnership to be more exclusive and aspirational, and a person familiar with the matter confirmed his thinking ahead of this year’s promotions.

Mr Solomon had been pushing his executives to nominate fewer partners, resulting in a smaller shortlist for candidates, the person said.

The partnership ranks bulged to almost 500 members in the recent past, compared with 221 when the firm became public, but the list now stands at about 450 after Goldman appointed just 69 in 2018, which was already the lowest number since the company’s flotation on the stock market in 1999. 

This year’s number is set to be even lower, although the final number has not been pinned down. The news was first reported by The Wall Street Journal.

The person familiar with the plan confirmed Goldman had begun offering partners “carried interest” in its private investment funds, as also reported by the WSJ. Carried interest, a share of the funds future profits, is taxed at a capital-gains rate that is typically much lower than recipients income tax rate.

The shift in investment structure was announced to partners on a video conference a few weeks ago and they have recently been asked if they would like to participate. Investment amounts can be as modest as tens of thousands of dollars.

Goldman declined to comment.

Goldman is enjoying a relatively strong 2020. Its trading and investment banking divisions have profited from the market volatility and low interest rates brought on by the Covid-19 pandemic, with revenues in the two units rising 60 and 30 per cent, respectively, in the first half.

The bank’s net income fell by more than a fifth, however, driven by higher expenses and provisions for credit losses.

Goldman shares are down 10 per cent since the start of the year, compared to about 30 per cent for the KBW Banks index.