>>> Stoxx 600 Pre-Market Indications

  • Dialog Semi (DLG TH) +3.8%
    • Dialog Semi Prelim Third Quarter Revenue Beats Estimates
  • Rolls-Royce (RRU TH) +1.9%
    • NOTE: Stock gained 32% over past two days
  • Diageo (GUI TH) +0.9%
    • AB InBev, Diageo Among Value Recovery Beverage Picks: Jefferies
  • Airbus (AIR TH) -1.1%
  • Ambu (547A TH) -1.1%
  • Shell (R6C TH) -1.1%
    • Shell, BP, Eni, Equinor Have Price Targets Cut at Morgan Stanley
  • ProSieben (PSM TH) -1.2%
  • Commerzbank (CBK TH) -1.2%
  • CTS Eventim (EVD TH) -1.2%
  • Thyssenkrupp (TKA TH) -1.5%
    • China, Taiwan, Indonesia Face 5-Year EU Stainless-Steel Tariffs
  • MorphoSys (MOR TH) -1.6%
  • Lufthansa (LHA TH) -1.7%
  • Nexi (N0XA TH) -5.7%
    • Nexi’s Private-Equity Owners Sell Stake Worth $1.65 Billion
    • Nexi Offering by Holder Prices 84m Shares at EU15.50/Share

CNBC : Billionaire hedge fund manager Ray Dalio shares his China strategy

CNBC : Billionaire hedge fund manager Ray Dalio shares his China strategy

  • China’s interest rates are attractive, and the development of its capital markets has helped to make the exchange rate for the yuan stronger, said Ray Dalio.
  • Dalio said many investors have pulled money out of the world’s second-largest economy.
  • Analysts have said the yuan’s strength was attributed to both a weakness in the greenback and China’s economic recovery from the coronavirus pandemic.

SINGAPORE — Many investors have cut their exposure to China in 2020. But one billionaire hedge fund manager has a strategy that begins with “balance.”

Ray Dalio told CNBC’s “Street Signs Asia” on Wednesday that the way to play the Chinese market is to first build a diversified portfolio.


“That means to achieve the right kind of balance of assets in China,” he said. “Our approach is, we call it all-weather approach, it’s a certain balance in which you achieve balance without lowering the expected return. From that, you want to make the tactical moves.”

Dalio said that the Chinese yuan could see greater usage outside China as the U.S. dollar and other major reserve currencies are hit by a weak economy. China’s interest rates are attractive, he said, and the development of its capital markets has helped make the exchange rate for the yuan stronger.

“You’ll see more of the internalization of the [yuan], and it’s a natural consequence because as the dollar and the major reserve currencies are having the challenges that we are talking about, some element of void will be there,” the co-chairman and co-chief investment officer of Bridgewater Associates said.

The onshore yuan strengthened against the U.S. dollar over the last six months, moving from levels above 7.00 to near 6.80 in recent weeks. Analysts have said the yuan’s strength was attributed to both a weakness in the greenback and China’s economic recovery from the coronavirus pandemic.

Dalio warned that the “tactical moves” he cited will shift over time.

“And of course those change, depending on the relative pricing of assets, classes and so on. But first ... get the exposure, I believe to those markets and the currency too,” he said.

Major indexes in China are up year to date on the back of improving economic data and a slowdown in coronavirus cases.

India’s potential
Like China, Dalio said he believed India also has tremendous potential but it lags behind in the development of its capital markets.

“There’s much less liquidity in those markets, much less developed,” he said. Dalio explained that there are investment opportunities in the country in terms of many cutting edge technologies and entrepreneurship. But it is “tougher to invest in.”

“If there was a much greater development of the capital markets, more liquidity, more opening up of those markets, that would revitalize entrepreneurship,” he said, adding, “Being able to raise money in that way and circulate money in a more efficient way would revitalize the Indian economy.”

Unlike China, where the pandemic appears to be under control, India is struggling to reduce its number of infections and related deaths. At the moment, India is only behind the United States in terms of infection level, with more than 6.6 million people infected and over 103,000 deaths.

A nationwide lockdown between late-March to May crippled India’s growth trajectory and economists have said the road to sustainable recovery remains difficult. Still, the stock market has recovered from its March lows and remains relatively flat year-to-date. The rupee has also strengthened from levels near 77 to around the 73 mark against the dollar.

>>> TradeGate Pre-Market Indications

DAX:
  • BMW (BMW TH) -0.4%
    • Lexus Tops Mercedes, BMW as Production Squeeze Hits Luxury Sales
  • Allianz (ALV TH) -0.4%
    • Allianz Restructures Pension Fund Division on Low Demand: Platow
  • Daimler (DAI TH) -0.5%
    • Daimler Settles Mobile-Device Patents Dispute With Sharp
  • BASF (BAS TH) -0.6%
  • Siemens (SIE TH) -0.7%
MDAX:
  • Grenke (GLJ TH) +6%
    • Set for third consecutive day of gains after KPMG update
  • Telefonica Deutschland (O2D TH) +1.3%
    • Telefonica Deutschland, Deutsche Telekom Expand Cooperation
  • Shop Apotheke (SAE TH) +1%
  • HelloFresh (HFG TH) +0.7%
  • ProSieben (PSM TH) -1.1%
  • Airbus (AIR TH) -1.3%
SDAX:
  • SMA Solar (S92 TH) +2.9%
    • SMA Solar Rated New Buy at Berenberg; PT 50 euros
  • Encavis (CAP TH) +0.7%
  • Hornbach Baumarkt (HBM TH) -1.4%
  • Wacker Neuson (WAC TH) -1.6%
  • Deutsche Euroshop (DEQ TH) -1.7%
  • Global Fashion Group (GFG TH) -4.3%

Mediapart : Tractations en coulisse autour de la concession des autoroutes

Tractations en coulisse autour de la concession des autoroutes
6 OCTOBRE 2020 PAR LAURENT MAUDUIT
Alors que de nouvelles négociations secrètes ont lieu entre l’État et les sociétés d’autoroutes, le rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale met en garde le gouvernement et lui rappelle son opposition à tout allongement de la durée des concessions.

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Mediapart : Suez-Veolia: la journée des dupes

Suez-Veolia: la journée des dupes
6 OCTOBRE 2020 PAR MARTINE ORANGE
Officiellement, le gouvernement était opposé à la cession de Suez à Veolia, votée lundi au conseil d’Engie. Mais en coulisses, le pouvoir a tout fait pour organiser son impuissance, comme si on lui forçait la main, allant jusqu’à demander aux administrateurs de la CFDT de ne pas voter.

Lundi 5 octobre, le conseil d’administration d’Engie a approuvé la vente de sa participation dans Suez à Veolia. Sans que ce dernier donne les moindres garanties sociales et industrielles, prenne le moindre engagement, y compris à l’égard des actionnaires minoritaires. La seule perspective de recevoir 3,4 milliards d’euros en échange de ses 29,9 % dans Suez a suffi à convaincre la majorité du conseil d’accepter l’offre unique présentée par Veolia. Afin de rendre la situation irréversible, ce dernier devrait racheter au plus vite la participation de son concurrent, parachevant ainsi une attaque menée en à peine un mois.

Pour le gouvernement, qui avait pris fait et cause pour la revente de Suez à Veolia dès le début – selon nos informations, elle a été discutée et approuvée jusqu’au sommet de l’État fin mai, début juin –, cette affaire rondement menée est censée se terminer là. Il pourrait lourdement se tromper. Loin de clore le dossier, la cession de la participation de Suez compte tous les ingrédients pour devenir – on hésite à écrire l’expression, tant elle a été utilisée à tort et à travers – une affaire d’État. Une de celles qui risque de coller aux basques d’Emmanuel Macron, encore plus longtemps que l’affaire GE-Alstom, tant elle comporte de zones d’ombre, de connivences, de destructions potentielles.

Car la prise de contrôle de Suez par Veolia – avec 30 % du capital face à un actionnariat éclaté, il devient de fait le maître des lieux – s’annonce comme le contraire d’une promenade de santé. Dès l’annonce de la vente, le conseil d’administration de Suez a redit son opposition à cette opération « hostile ». Regrettant « la précipitation du conseil d’Engie de vouloir décider sans analyse et sans discussion et dialogue préalables d’une offre alternative qui préserve l’intérêt social de Suez », il se dit déterminé dans son communiqué à mettre « en œuvre tous les moyens à sa disposition pour éviter une prise de contrôle rampante ou un contrôle de fait ». Ce message laisse craindre une bagarre sans fin, juridique, sociale, commerciale, de tous les instants, sur tous les terrains, dont le capitalisme français a le secret.

Mais la bataille risque vite de revenir en boomerang à la tête du gouvernement. Officiellement, Bruno Le Maire a fait savoir son opposition à la vente de la participation de Suez, les garanties demandées n’ayant pas été réunies. Ordre a même été donné aux trois administrateurs représentant l’État au conseil d’Engie de voter contre ce projet – ce qu’ils ont fait. Mais, en coulisses, tout a été mis en œuvre pour organiser la défaite de l’État actionnaire. Et le conseil d’Engie du 5 octobre s’apparente à une journée des dupes où l’État a tout fait pour mettre en scène sa propre impuissance, où il a semblé devoir s’incliner devant des forces adverses, alors qu’il n’a cessé de les encourager en sous-main.
Car ce conseil était celui de la dernière chance pour les partisans de Veolia, celui où ils pouvaient encore espérer l’emporter. « S’ils laissaient passer cette dernière fenêtre de tir, c’en était fini. Ils n’avaient pas prévu que cette cession susciterait tant d’oppositions et de critiques. Et celles-ci sont de plus en plus fortes. Même la majorité est en train de se déchirer sur le sujet : des parlementaires ont déposé une proposition de loi pour interdire toute OPA en période d’état d’urgence. Plus le temps passait, plus le projet risquait de capoter », explique un connaisseur du dossier.

Même au sein du conseil, l’unanimité était en train de se fissurer. Alors que sur les treize administrateurs, tous, sauf celui de la CGT, étaient favorables à l’offre de Veolia au départ, le soutien s’est fait de plus en plus fragile. Le gouvernement, pour donner le change, dit qu’il est contre. Mais l’alerte la plus grave est du côté de la CFDT. Jusqu’alors, les administrateurs de la confédération de Laurent Berger soutenaient le projet. Mais en fin de semaine, le revirement est total : la CFDT Énergie, à laquelle adhèrent les syndicats de Suez et de Veolia, prend position contre l’OPA lancée par Veolia, demande du temps pour que des offres alternatives puissent voir le jour, et des garanties et des éclaircissements. Et Laurent Berger soutient cette position.

D’autant qu’une solution alternative est en train d’émerger. Le 1er octobre, le fonds Ardian (ex-Axa Equity), qui gère 100 milliards de dollars d’actifs, se déclare intéressé pour monter une solution de reprise pour Suez. Il a plusieurs partenaires déjà à ses côtés, dont le fonds Antin, le fonds singapourien GIS. D’autres fonds souverains, après cette déclaration, se sont dits éventuellement intéressés à participer au tour de table.

Le projet a tout pour lui : il garantit l’intégrité industrielle du groupe, le maintien des salariés, le respect des actionnaires minoritaires, puisque une OPA serait lancée sur la totalité du capital et non sur 29,9 %, résout tous les problèmes de concurrence et de souveraineté. Il a le soutien du conseil de Suez, de sa direction et de l’intersyndicale. Un projet très dangereux pour Veolia et ses partisans, qui avaient réussi jusqu’alors à dissuader toute autre candidature.

La seule condition que demande le fonds Ardian est un peu de temps afin de construire une offre de reprise raisonnable, « au moins six semaines » disent ses représentants. Ce que s’empresse de lui refuser le président d’Engie : une offre ferme et chiffrée doit être déposée au plus tard lundi. Tout au long du week-end, les pressions se multiplieront de toutes parts, jusqu’au sommet de l’État selon nos informations, pour pousser le fonds Ardian à renoncer.

Lundi dans l’après-midi, celui-ci jette l’éponge. « Suite à l’expression de son intérêt, Ardian a travaillé sur une offre soutenue par les salariés de Suez et son conseil et nécessitant six semaines de due diligence. Cependant, Ardian, fidèle aux principes de négociations non hostiles, a décidé de ne pas déposer d’offre pour laisser le temps aux discussions en cours », explique-t-il dans un communiqué.

Le terrain est dégagé pour Veolia. Il n’y a plus d’offre concurrente. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant. « Au dernier pointage avant le conseil, Jean-Pierre Clamadieu [le président du conseil d’Engie – ndlr] s’est rendu compte que la partie n’était pas gagnée. Sur les treize administrateurs, les six administrateurs indépendants allaient voter pour naturellement, les représentants de l’État, sur ordre, seraient obligés de voter contre. La CGT allait voter contre. Restaient les administrateurs de la CFDT, un représentant les salariés, l’autre les actionnaires salariés. Compte tenu de la position de la CFDT Énergie, ceux-ci doivent normalement voter contre ou s’abstenir. Plus grave : ils risquent d’entraîner avec eux l’administrateur de la CFE-CGC, qui jusque-là était favorable, mais pourrait être tenté de rallier les autres administrateurs salariés. Et là, cela aurait été sept contre face à six pour, et le projet était mort », raconte un proche du dossier.

Pour Jean-Pierre Clamadieu, pour Antoine Frérot mais encore plus pour l’Élysée, un tel camouflet est impossible : cette opération doit se faire coûte que coûte. Toute la pression va être mise sur les administrateurs de la CFDT afin de les dissuader de participer au vote.

À l’issue du conseil d’administration, le gouvernement a été obligé de reconnaître ce qui avait fuité sur les réseaux sociaux : les deux administrateurs de la CFDT n’avaient pas pris part au vote. Mais cela « n’est pas de nature à remettre en cause la confiance que nous avons dans la gouvernance d’Engie », a fait savoir Bercy dès le lundi soir. Se répandant en confidences, le ministère des finances pointe le rôle de Jean-Pierre Clamadieu, qui aurait su « habilement » détacher les administrateurs de la CFDT de la position de leur fédération.
Selon nos informations, cela a été au-delà. Jusqu’à l’Élysée, jusqu’au secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, plus exactement, qui paraît avoir très actif sur ce dossier, selon de nombreux témoignages. « Alexis Kohler a téléphoné aux représentants de la CFDT pour leur demander de ne pas participer au vote », nous informait une source, en fin d’après-midi, avant même la tenue du conseil. Ce que nous confirmaient deux autres témoins par la suite. Tout s’est passé comme annoncé : au moment du vote, les deux représentants de la CFDT ont quitté la salle et n’ont pas participé au vote.

Interrogé, l’Élysée n’a pas donné suite à nos questions. De son côté, la CFDT dit « ne pas être au courant d’un éventuel appel d’Alexis Kohler » à ses représentants au conseil d’Engie. « Mais Laurent Berger avait effectivement donné consigne à ses représentants de voter contre ou de s’abstenir sur la cession de Suez, conformément à la position de notre fédération Energie, assure le porte-parole de la confédération syndicale. Laurent Berger reste sur sa position. Il soutient la position de la fédération et demande du temps afin de garantir une solution qui assure le maintien du groupe et préserve les salariés. »

Alors que les représentants de la CFDT ont pour habitude de respecter les consignes de leur fédération ou de leur confédération, l’attitude de deux représentants au conseil d’Engie pose question. De quels arguments, de quels moyens de pression disposent le groupe et plus généralement le pouvoir pour les amener à enfreindre les consignes de vote données expressément par Laurent Berger ?

Le résultat escompté par le pouvoir, en tout cas, est là : sur les treize administrateurs au conseil d’Engie, les six administrateurs indépendants ont voté pour. Bien que la CFE-CGC ait pris position au niveau confédéral contre l’OPA, son administrateur, qui n’avait pas reçu de consigne de vote, comme nous l’a confirmé François Hommeril, a aussi voté pour, comme l’espérait la direction d’Engie. En face, les trois représentants de l’État et la CGT ont voté contre.

Sept contre quatre : la décision paraît sans appel, comme le souhaitait le pouvoir. Mis en minorité au conseil, l’État est bien obligé de s’incliner devant les décisions de la majorité. À l’insu de son plein gré, a-t-on envie de rajouter.

Dans cette affaire, Bruno Le Maire, qui n’a cessé de plaider pour une opération amicale offrant toutes les garanties sociales et industrielles, a-t-il vraiment cru à ce qu’il défendait ? A-t-il perdu tous ses arbitrages face à plus puissant que lui, y compris face à une partie de son administration, notamment l’Agence des participations de l’État, qui semble plus obéir aux consignes venues de l’Élysée que du cabinet du ministre ? Ou a-t-il simplement tenu un jeu de rôles, pour donner le change et se protéger en cas de poursuites judiciaires ?

Beaucoup avouent ne pas savoir répondre à ces questions, tant tout, de bout en bout, leur paraît insensé dans cette affaire. « Un actionnaire privé qui cherche à valoriser au mieux sa participation, s’appuie sur la concurrence, favorise des solutions alternatives, se donne du temps afin d’obtenir le meilleur prix. Or l’État n’a rien fait de cela. Il n’a accepté qu’une seule offre, a dissuadé toutes les autres, et a imposé de boucler le tout dans un temps record. D’autant que l’État n’est pas un actionnaire comme les autres, il est le garant de l’intérêt général. Dans le cas de Suez, il s’est assis sur tout, la préservation d’un groupe industriel, le maintien de l’emploi, le respect du droit », souligne Jean-Pierre Mignard, avocat de l’intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CGT, FO) de Suez.

Surpris par l’opacité qui entoure ce dossier, il a fait, au nom de l’intersyndicale, un signalement auprès du Parquet national financier et du parquet général, dès lundi matin.

« Tout est scandaleusement incompréhensible dans cette affaire. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas articulé une seule raison valable pour la justifier », poursuit un vieux connaisseur des arcanes du monde politique.

À un moment, le gouvernement, Veolia et Engie ont tenté d’entonner l’air du champion national. Mais ils ont vite cessé, tant cette opération, comme l’ont été celles de GE-Alstom, Alcatel Nokia, Technip FCM ou Lafarge-Holcim, pour ne citer que les plus récentes, est porteuse de destructions industrielles et sociales. Le démantèlement de Suez est inéluctable, ne serait-ce que pour se conformer aux impératifs de concurrence. Condamné à vivre dans l’incertitude et l’hostilité pendant deux ans, le groupe risque de toute façon de n’être plus que l’ombre de lui-même avant même que Veolia n’en ait pris le contrôle total.

Mais le sort de Veolia n’est pas plus assuré : déjà fortement endetté, il va s’endetter encore plus pour reprendre un concurrent presque aussi gros que lui et va se retrouver empêtré dans une réorganisation sans fin dans des métiers matures, au lieu d’investir dans de nouveaux domaines.

Quant à l’emploi, les pertes se chiffreraient au moins à 10 000 postes dans le monde, selon les premières estimations de Suez. Il n’y a que la ministre de travail, Élisabeth Borne, pour assurer qu’Antoine Frérot, le patron de Veolia, lui avait donné des garanties sociales. Il n’en a donné aucune.

Même Engie ne sort pas renforcé dans cette affaire. Cet épisode a illustré une nouvelle fois la désastreuse gouvernance de ce groupe, avec un État actionnaire qui avalise tous les errements. Jusqu’à la nomination surprise le 2 septembre, après plus de neuf mois d’attente, de la nouvelle directrice générale du groupe : Catherine MacGregor. N’ayant suivi aucune des procédures de sélection, cette ancienne numéro trois de Technip FCM a été imposée au dernier moment par le président du conseil, Jean-Pierre Clamadieu.

Selon les informations publiées par Challenges et qui nous ont été confirmées par la suite, il a fallu qu’Alexis Kohler, décidément très présent, s’en mêle et appelle les quatre administrateurs indépendants récalcitrants, dont Françoise Malrieu et Ross McInnes, pour les convaincre de voter pour cette candidate, afin d’éviter un camouflet à Jean-Pierre Clamadieu à trois jours du conseil décisif sur Suez.

Les 3,4 milliards d’euros obtenus de la vente de Suez, censés soutenir son recentrage et son développement dans les énergies renouvelables, ne sont pas une assurance : ils risquent d’être dilapidés à la même vitesse que l’ont été tous les autres actifs précédemment, faisant d’Engie un cas historique de destruction de valeur.

Pour les salariés du groupe, tout ceci de toute façon n’est qu’un prétexte. « Suez, c’est la première étape du démantèlement d’Engie », pronostique un ancien cadre du groupe toujours très au fait de ce qui s’y passe. Il déroule un scénario qui lui semble écrit par avance : « Début 2021, le groupe va se séparer de toutes ses activités dans les réseaux de chaleur et de climatisation et les métiers annexes. Après, en fonction des discussions avec le gouvernement belge sur les centrales nucléaires en Belgique, toutes les activités internationales de production d’électricité seront transférées à Tractebel, ce qui est déjà le cas en termes opérationnels. Il ne restera que l’ancien GDF, mais un GDF réduit puisqu’il a perdu ses activités d’exploration-production et ses terminaux méthaniers, et quelques investissements dans les énergies renouvelables. Et dans deux ans, on nous dira qu’on est trop petit, qu’il faut se marier. Et l’allié, ce sera Total. Les gens de Total le disent déjà à nos commerciaux sur le terrain. » « Parce qu’il faut bien faire plaisir aux amis », conclut-il.

Alors que le pouvoir se montrait insensible aux arguments économiques, industriels et sociaux, d’autres interlocuteurs ont tenté d’infléchir la position du gouvernement en avançant des raisons politiques. Plusieurs élus de droite sont allés jusqu’à l’Élysée et Matignon, selon nos informations, pour faire valoir que cette opération était une imbécillité dangereuse. S’il n’y a plus qu’un monopole privé, les écologistes auront toutes les raisons pour demander la remunicipalisation de l’eau, voire des déchets, ont-ils fait valoir. Cela ne pourra que les renforcer, ont-ils insisté. L’argument n’a pas plus porté que les précédents. « Les territoires, les élus locaux, ils s’en foutent. La seule chose qui les intéresse est de garder le contrôle de l’État », s’énerve un élu.

Même la majorité, inquiète voire hostile à cette opération, est montée au créneau. Certains élus ont fait valoir que cette affaire allait plomber et pourrir la campagne présidentielle. « Début 2022, ce sera le moment où les injonctions des autorités de la concurrence vont tomber, où on parlera des actifs à céder, des emplois à supprimer. On ne parle même pas des opérations boursières, du lancement de l’OPA, du prix à laquelle elle se fera et qui ne sera pas les 18 euros par action qu’a consenti Veolia à Engie, des actionnaires minoritaires mécontents. Toute la campagne présidentielle risque d’être polluée par Suez », prédit un conseiller. Mais ces considérations n’ont pas plus ébranlé l’Élysée que les autres.

« Pourquoi Emmanuel Macron s’obstine-t-il tant ? Je n’ai aucune explication raisonnable à donner », reconnaît un politique. « Cette affaire ressemble à une distribution oligarchique d’avantages dans un cercle restreint d’amis privilégiés du pouvoir », accuse de son côté Arnaud Montebourg dans une lettre écrite au vitriol au premier ministre et qu’il a rendue publique samedi.

L’atmosphère d’opacité, de connivence, d’entre-soi qui entoure l’opération Suez, l’incompréhension qu’elle suscite, l’incapacité du gouvernement d’articuler le début d’une justification rationnelle et pour finir cette mascarade pour organiser son impuissance et se dédouaner, ne cessent de nourrir les soupçons.

Même si le gouvernement pense en avoir fini, l’affaire ne fait peut-être que commencer. Selon nos informations, le Sénat devrait ouvrir une commission d’enquête sur les conditions de la vente de Suez dans les tout prochains jours.

WSJ : Tax Agency Watchdog Is Investigating IRS Use of Cellphone Location Data

Tax Agency Watchdog Is Investigating IRS Use of Cellphone Location Data
Internal Revenue Service criminal unit was using data to try to identify phones present at scene of crimes

WASHINGTON—The inspector general who oversees the Internal Revenue Service said he would open a review into the legal basis for the agency’s use of a commercial tool that allows the warrantless surveillance of mobile phones.

In a letter to Capitol Hill shared with The Wall Street Journal on Tuesday, Treasury Inspector General for Tax Administration J. Russel George said he was examining the agency’s use of software sold by Venntel Inc., a data company that caters to government clients in the intelligence, military and law enforcement space.

The investigation came at the request of Sens. Ron Wyden (D, Ore.) and Elizabeth Warren (D, Mass.), who wrote to the inspector general last month raising concerns that the warrantless surveillance of mobile phones might violate the holding in a landmark 2018 Supreme Court case that requires law enforcement to obtain a warrant to track mobile phones of suspects. Mr. Wyden is leading an investigation into the use of cellphone location data for domestic surveillance.

“We are going to conduct a review of this matter and we are in the process of contacting the CI division about this review,” Mr. George wrote to the senators. A spokesman for the inspector general didn’t immediately respond to a request for comment.

The IRS Criminal Investigation unit, or IRS CI, had a subscription to access Venntel’s data in 2017 and 2018, and unsuccessfully attempted to use the data to try to identify mobile devices that were present at the scene of a crime, the Journal has reported. The unit stopped using the service after it failed to generate any investigative leads.

“CI takes the privacy of citizens very seriously and follows all laws and regulations surrounding that privacy while administering the very important law-enforcement mission of protecting our nation’s tax system,’ said a spokesman for IRS CI.

Venntel didn’t immediately respond to a request for comment.

The use of a tool that collects the location records of millions of U.S. cellphones has raised privacy and civil liberties concerns about the bulk collection of Americans’ personal data and its use by law enforcement. Venntel has contracts with several components of the Department of Homeland Security, and numerous other specialized brokers sell similar data to a range of federal law enforcement and intelligence agencies.

Brokers like Venntel obtain mobile phone location data from the marketing industry and sell access to it to government agencies through its software platform. The data is drawn from ordinary cellphone apps that record location information to serve targeted advertisements.

Typically, the phones’ owners aren’t identified in these data sets—users are instead represented by an alphanumeric string. However, the real-world movements of the phone often give clues to its ownership. For example, where a phone is located during the evening and overnight hours is usually where its owner lives, allowing analysts and investigators to identify the owner.

Marketing data has a tremendous amount of surveillance potential. The Journal reported that a group of academics could track the movements of Russian military officers using a commercial platform similar to Venntel. In addition, Venntel’s tool has been used to identify and track suspects unlawfully crossing the U.S. border.

The National Security Agency warned in an August bulletin to government personnel that location services on cellphones should be sharply limited or disabled whenever possible.

“Location data can be extremely valuable and must be protected. It can reveal details about the number of users in a location, user and supply movements, daily routines (user and organizational), and can expose otherwise unknown associations between users and locations,” the bulletin warned.

The use of such data also raises novel legal questions that have yet to be addressed by the courts.

At issue is a 2018 Supreme Court ruling in Carpenter v. United States saying that geographic location data drawn from cellphones in the U.S. is a specially protected class of information because it reveals so much about Americans’ personal lives. The court put limits on law enforcement’s ability to obtain such data directly from cellphone carriers without court supervision.

But the data used by Venntel comes not from mobile carriers but from marketing companies that collect it through software applications.

Marketing data is widely purchased within the commercial world, and government lawyers contend that they are buying a commercial product on the open market just like the thousands of marketing companies, investment firms and other commercial entities that routinely use such data.

FT : Shares in AirAsia’s long-haul carrier sink on restructuring plan

Shares in AirAsia’s long-haul carrier sink on restructuring plan
Malaysian tycoon Tony Fernandes’ airline launches last-ditch effort to save business

Shares in AirAsia’s long-haul unit skidded after the Malaysian carrier launched a last-ditch plan to save the business, blaming “severe liquidity constraints” caused by the coronavirus pandemic.

AirAsia X’s Kuala Lumpur-traded stock fell 10 per cent on Wednesday a day after the company warned of “an imminent default of contractual commitments [that] will precipitate a potential liquidation of the airline”.

The proposed restructuring comes as the future of AirAsia, owned by Malaysian tycoon Tony Fernandes, hangs in the balance. The low-cost carrier has been hit hard by virus-driven border closures and travel restrictions that wiped out much of its passenger traffic.

“A major debt restructuring and a renegotiation of its financial obligations are prerequisites for any raising of fresh equity which will be required to restart the airline,” AirAsia X said in a statement late on Tuesday.

The plan, which requires the approval of shareholders, creditors and Malaysia's high court, involves reorganising AirAsia X’s RM63.5bn ($15.3bn) in debt to a principal amount of RM200m and waiving the rest, according to an exchange filing. It also proposes reducing the unit's issued share capital by 90 per cent and consolidating every 10 existing ordinary AirAsia X shares into one. The carrier also will overhaul its workforce, aircraft fleet and route network to slash costs.

AirAsia X said there were “varying degrees of support” for the scheme among its large creditors, all of which have “expressed strong support for a continuation of the airline business”. 

Paul Yong, an equity analyst at DBS, said a lot would hinge on how creditors assess AirAsia X’s portfolio and the amount of equity it can raise, which itself depends on how much major shareholders AirAsia and Mr Fernandes are willing to contribute.

AirAsia X had a weak balance sheet prior to the pandemic, he noted, and with long-haul routes among the worst affected by Covid-19 “this is pretty much close to a last-ditch effort to preserve its business”, he said.

As of June 30, AirAsia group's unaudited current liabilities of RM3.38bn were more than double its unaudited current assets of RM1.39bn.

Benyamin Ismail, AirAsia X’s chief executive, said the pandemic had been “extremely difficult” for the airline, which has cut salaries and grounded flights. “Our focus is to ensure a successful restructuring to keep as many jobs as possible,” he said.

AirAsia X, which has been in operation for 13 years, had a fleet of 40 aircraft as of the second quarter and as of July was flying to 26 destinations.

The restructuring coincides with a tough time for the AirAsia group, which this week announced the closure of its Japan unit. 

The Malaysian carrier’s auditor in July said coronavirus had cast “significant doubt” on the company’s ability to remain a going concern. Analysts have warned that worse could be yet to come for airlines worldwide as the pandemic shows little sign of abating.

Mr Fernandes bought AirAsia from the Malaysian government in 2001 for less than a dollar and built it into one of south-east Asia’s biggest carriers.

British-educated Mr Fernandes worked early in his career for Richard Branson’s Virgin Music. He is well-known for his forays into English football and Formula One with his ownership of Queens Park Rangers and Caterham, respectively.

AirAsia was this year pulled into a UK bribery investigation of Airbus when the Serious Fraud Office published details of its probe in which individuals associated with Airbus were found to have paid bribes to secure deals with AirAsia and AirAsia X. The airline has said it “vigorously rejects and denies” allegations of wrongdoing.

>>> What to look at today -7th of October 2020

The dollar extended gains and U.S. equity futures fluctuated as investors weighed the impact of President Donald Trump’s decision to end stimulus talks until after next month’s election. Asian equities were mixed.
S&P 500 futures were little changed after the benchmark fell more than 1% overnight. Fresh comments from Trump calling for support for airlines and the Paycheck Protection Program helped reverse earlier losses. Shares saw modest gains in Hong Kong and South Korea and fluctuated in Japan. Treasury yields held overnight declines. Nasdaq contracts earlier retreated after a House panel proposed a series of far-reaching antitrust reforms to curb the power of U.S. technology giants including Amazon.com and Alphabet Inc. European futures pointed lower.
Elsewhere, Australia’s 3-year bond yield dropped to an all-time low on plans to issue less debt than estimated, while stocks rose after Tuesday’s budget annoucement. Crude oil dropped.
US After Hours LEVI +9.4% jumps on strong earnings; Big tech names AAPL, AMZN, FB, GOOG ticking lower on House report that changes are needed

Nikkei -0.24% Hang Seng +0.55% CSI -0.10% Shanghai -0.20% Shenzen +0.05%

Eur$ 1.1736 CNH 6.7391 CNY 6.7910 JPY 105.76 GBP 1.2901 CHF 0.9180 RUB 78.2061 WTI$ 39.98 -0.71%

S&P +0.43% Nasdaq +0.46% EuroStoxx -0.22% FTSE -0.03% Dax -0.19%

Macro :
- French Economic Rebound Grinds to a Halt as Virus Crushes Growth
- Trump Says He Is Stopping Stimulus Talks Until After Election
- Powell Warns of Weak Recovery Without Enough Government Aid
- It’s Spain, Not Italy, That European Investors Are Worried About

Spacs
-Space-Cargo Firm Momentus Said Seeking to Go Public Via SPAC (1)
- Aequi Acquisition Files for $300m Blank-Check IPO
- LCP Acquisition Corp. Files for $200m IPO
- RMG Acquisition Corp. II Files for $350m IPO

Keep an eye on :
- AC FP : Accor Property Arm Hires Rothschild for $3.4 Billion Debt Review
- AC FP : Service Properties Trust to End Marriott Pacts, Sell 24 Hotels
- ALV GY : Allianz Restructures Pension Fund Division on Low Demand: Platow
- ALANV FP : Ateme Signs Final Agreement to Acquire Anevia
- AAPL US : Apple to Hold Online Event to Unveil 5G IPhones on Oct. 13
- ASHM LN ; ISS, Glass Lewis Advise Against Ashmore’s Pay Policy: Finl News Banca Farmafactoring Offering by Holder Prices for EU32.6m
- BFF IM : Banca Farmafactoring Holder BFF Luxembourg Sarl to Offer Shrs,
- BOOZT SS : Boozt Raises Full Year Adjusted Ebit Margin Forecast to 4.5-5.5%
- CO FP : Casino’s Naturalia Drops Out of Race to Buy Bio C’ Bon: AFP
- CON GY : Germany’s Continental In Talks To Sell Businesses: FAZ
- DAI GY : Daimler Settles Dispute With Sharp Over Mobile-Device Patents
- AM FP : France to Order 12 Rafale Jets by Year-End, Parly Says: AFP
- DTE GY : Telefonica Deutschland, Deutsche Telekom Expand Cooperation
- DLG GY : Dialog Semi Prelim Third Quarter Revenue Beats Estimates
- ALECO FP : Ecomiam Prices Shares at EU11.55/Each in IPO
- EDF FP : U.K. Govt Discussing GBP1.5B-2B Support for Nuclear Reactors: FT ft.com/33CtXhS
- LSE LN : UK Eyes National Security Check on Would-Be LSE Listings: Times
- MC FP : Apparel, Luxury Traffic Remain Depressed
- NEXI IM : Nexi’s Private-Equity Owners Sell Stake Worth $1.65 Billion,Nexi Offering by Mercury UK Expected to Price at EU15.50: Terms
- RECIB SS : Recipharm’s Arcturus Deal on Vaccine ‘Intriguing´: Handelsbanken
- SAF FP : Safran Launches OCEANE Issue of About EU200M
- GLE FP : SocGen Unit in Talks to Buy Milleis Life Insurance Ops: Echos
- TUI LN : TUI Completes Share Buyback Program
- USF LN : New Energy Solar Fund Sells 22.6m Shares in US Solar Fund
- VIE FP : Veolia Can Reach An Accord With Suez, CEO Tells Figaro
- VOW3 GY : Audi’s Former Top Executives Deny Diesel-Rigging Wrongdoing

>>> Europe : Brokers Upgrades & Downgrades - 7th of October 2020

>>> Up
* AB InBev Raised to Buy at Jefferies; PT 60 euros
* Aktia Bank Raised to Buy at Handelsbanken; PT 11.20 euros
* American Eagle Raised to Overweight at Barclays; PT $18
* Coty Raised to Buy at Jefferies; PT $4
* Diageo Raised to Buy at Jefferies; PT 3,300 pence
* Dufry Raised to Hold at MainFirst; PT 30 Swiss francs
* FirstGroup Raised to Buy at Citi
* Glencore Raised to Neutral at JPMorgan; PT 230 pence
* Grafton Raised to Outperform at Davy
* Hapag-Lloyd Raised to Buy at Deutsche Bank; PT 55 euros
* Heineken Raised to Buy at Jefferies; PT 95 euros
* Hunting Raised to Overweight at Barclays; PT 260 pence
* Jupiter Raised to Neutral at Citi
* National Express Raised to Buy at Citi
* Pernod Ricard Raised to Buy at Jefferies; PT 170 euros
* SFC Energy Raised to Hold at Commerzbank; PT 15.50 euros
* Sika Raised to Overweight at Morgan Stanley
* Urban Outfitters Raised to Overweight at Barclays; PT $26
* Vivendi REiterate with Overweight, PT €38 at JPM

>>> Down
* Amadeus Cut to Reduce at HSBC; PT 40 euros
* Go-Ahead Cut to Neutral at Citi
* JM Cut to Sell at SEB Equities; PT 231 kronor
* PVH Cut to Underweight at Barclays; PT $58
* Ralph Lauren Cut to Equal-Weight at Barclays; PT $71
* Royal Unibrew Cut to Hold at Jefferies; PT 700 kroner

>>> Initiation
* Siemens Energy Rated New Buy at Citi; PT 27 euros
* Simcorp Rated New Underperform at Exane; PT 740 kroner
* SMA Solar Rated New Buy at Berenberg; PT 50 euros

>>> Call
* AB InBev, Diageo Among Value Recovery Beverage Picks: Jefferies
* ESG Becoming Key Theme in Building Materials, Sika Upgraded: MS
* Shell, BP, Eni, Equinor Have Price Targets Cut at Morgan Stanley
* SMA Solar Gets Street-High PT on Strong Positioning: Berenberg
* Student Bus Upside, Volume Downside for U.K. Transport: Citi

FT : Pandemic turbocharges global payment trends

Pandemic turbocharges global payment trends
More businesses make digital shift but intermediaries still take too much of a cut

Florent Schmahl spent three years trying to persuade his parents to move some of their business — selling fruit and vegetables at farmers’ markets in the French Alps — online. After three weeks without any income when the pandemic forced all markets to close in March, Joëlle and Jean-Jacques Schmahl were finally convinced. 

The Covid-19 outbreak has turbocharged several trends in global payments that had already been gathering pace, with more transactions than ever taking place online and a higher proportion of the remaining face-to-face purchases relying on card or contactless payments.

Six months into the crisis, Mr Schmahl’s parents are not expecting to go back to their pre-pandemic routine of travelling to four markets a week, and instead are looking to expand their online store to include more types of produce such as eggs and fish.

US financial services company Stripe started processing online payments for more than 100,000 new small businesses between March and June. Now they and other payments groups are trying to convince more business owners such as the Schmahls that the benefits of the digital shift outweigh any additional costs.

A third of retail sales in the UK took place online in May, compared with less than one in five in February. “That huge jump is testament to the need for that movement to happen quickly and seamlessly” at the start of the pandemic, said Ellen Moeller, Emea head of partnerships at Stripe.

“But the more interesting question is how many will stay online? What we have been seeing so far as major lockdowns have eased up is a lot of businesses have stayed.”

Changes have been similarly stark inside stores. Tyl, a payments business launched by UK bank NatWest last year, said 70 per cent of its new customers over the summer were “new to card” businesses that had previously relied on cash, compared with about 40 per cent before the pandemic.

Mike Elliff, Tyl chief executive, said recent measures such as the need for all bars and restaurants to provide table service would create further pressure for companies to update their payment methods. “It should be more than just a way to get paid when someone does not want to use cash — it should be something that can be a real competitive advantage for SMEs, helping them to run and grow their businesses.”

Tyl has advertised itself to businesses with the promise of additional tools to track customer trends or operate customer loyalty schemes, as well as helping to cut costs associated with handling cash. Online specialists such as Stripe, meanwhile, push the benefits of opening local businesses up to swaths of potential new customers.

Selling online “broadens the addressable market for these businesses in a pretty phenomenal way”, Ms Moeller said.

The benefits, however, do not come for free, and regulators have warned that small businesses, in particular, have often been taken advantage of by payments groups.

Businesses pay a proportion of the value of each digital transaction to their merchant acquirer, which passes on some of the payment to card schemes such as Visa and Mastercard.

Physical stores also sometimes pay an additional fee to rent point-of-sale terminals, while many small businesses take online payments via platforms such as Deliveroo for restaurants and Shopify for ecommerce, which take a further cut of sales.

EU legislation in 2015 put a cap on one element of merchants’ fees, cutting the average “interchange fee” across the continent from about 0.7 per cent of transaction value, to a maximum of 0.2 per cent for consumer debit cards and 0.3 per cent for credit cards.

However, a review by the UK’s Payment Systems Regulator published this month found that small and midsized merchants “got little or no pass-through of the [interchange fee] savings”, unlike larger merchants such as supermarket chains.

Many also suffered by being tied into restrictive rental contracts for their point-of-sale terminals, while a lack of transparency made it hard to shop around for better deals.

The PSR outlined “high-level approaches” it was considering to address the problems in the UK, but said it would require “further detailed work to consider the most effective way to design and implement any remedies”.

Despite the shortcomings in some areas of the market, Charlotte Hogg, chief executive of Visa Europe, said “the number of small businesses adopting digital payments suggests they really do . . . see value in it”.

A main factor, she added, was “consumers see more value in it” too. The shift in consumer expectations means even those businesses that are not as enthusiastic about digital payments may soon have little choice but to adapt. “Increasingly, we see evidence that what has happened is habit-forming [for consumers], which suggests it is going to stay with us,” Ms Hogg said.