Le Figaro : Un an après son arrivée, les confidences du DG de Danone, Antoine de

Un an après son arrivée, les confidences du DG de Danone, Antoine de Saint-Affrique
ENTRETIEN EXCLUSIF - Le directeur général du groupe dresse un premier bilan. La guerre en Ukraine l’incite à accélérer la transformation du géant de l’agroalimentaire.
Le 15 septembre 2021, Antoine de Saint-Affrique prenait la direction générale de Danone. Le géant français de l’agroalimentaire avait été déstabilisé par plusieurs mois de crise de gouvernance ayant abouti à l’éviction du PDG Emmanuel Faber. Un an plus tard, le nouvel homme fort du groupe dresse le premier bilan de son plan stratégique Renew Danone.
Le FIGARO. - Un an après votre arrivée chez Danone, dans quelle forme est le groupe?
Antoine de SAINT-AFFRIQUE. - Danone s’est apaisé, a clarifié ses priorités stratégiques, s’est mis en mouvement et s’est tourné à nouveau vers l’extérieur. Le groupe était au milieu d’une restructuration importante, nous avons agi pour qu’elle atterrisse bien. Notre nouvelle stratégie Renew s’appuie sur les forces extraordinaires de Danone. Il ne s’agit ni d’un virage à 180 degrés, ni d’un «reset», mais de projeter Danone vers l’avenir et de le remettre en marche grâce à un retour aux fondamentaux: en nous recentrant sur notre mission historique, nos consommateurs et nos distributeurs. Toutes les équipes sont alignées sur cette stratégie. Nous avons multiplié les innovations à succès (HiPRO, Evian pétillante…) et rebâti la R&D et les opérations en faisant venir de nouveaux talents. Le but est que Danone redevienne Danone: une société pionnière en termes de responsabilité et d’innovation sociale, de marques, de vivier de talents, et efficace dans son exécution. Ces quatre joyaux - nos quatre métiers - sont là, et nous allons continuer à les polir pour rappeler que Danone est à l’alimentaire ce que L’Oréal est à la beauté, et LVMH et Hermès au luxe. Les résultats du premier semestre sont encourageants.
La guerre en Ukraine vous a-t-elle amené à revoir vos priorités?
Cette guerre est un drame à tous les niveaux. Pour le peuple ukrainien bien sûr, mais aussi pour une partie du monde avec ses effets induits violents, à commencer par l’inflation des matières premières et de l’énergie. Elle nous incite à aller plus vite et plus loin dans notre transformation. Jamais la mission de Danone, «amener la santé par l’alimentation au plus grand nombre», n’a été aussi pertinente.

Plus vite et plus loin, cela signifie-t-il être plus offensif dans de nouveaux métiers, comme la santé?
S’il y a des opportunités, nous les saisirons. Mais la priorité est de revenir à l’essentiel, aux fondements de nos marques: un yaourt nature et un yaourt Danone, ce n’est quand même pas la même chose! C’est le travail du marketing de le faire savoir, et nous allons d’ailleurs augmenter significativement nos investissements publicitaires dans les prochaines années. Mais c’est aussi un investissement sur le long terme, dans la R&D, pour créer les prochaines générations de produits. Nous inaugurerons d’ailleurs à Saclay, en janvier, un tout nouveau centre de R&D de 21 500 m2 en présence, je l’espère, du président de la République. Plutôt que de réduire la voilure, nous investissons dans les catégories qui sont le cœur de notre activité: les ferments et la fermentation, les eaux minérales, la nutrition infantile et médicale.
Lactalis s’est fortement intéressé à votre activité dans les produits laitiers. Vous avez fini par rencontrer son PDG et principal actionnaire, pour lui signifier que vous n’étiez pas vendeur?
J’ai déclaré en mars que nous envisagions une rotation de notre portefeuille à hauteur de 10 % du chiffre d’affaires. C’est clair pour tout le monde: nos produits laitiers (plus d’un tiers de l’activité, NDLR) ne sont pas à vendre, c’est le métier historique de Danone. Je n’ai pas vocation à faire de grandes cessions à la tête de Danone, mais bien de préserver et de relancer un portefeuille totalement dédié à la santé, concentré sur quatre marchés en croissance et sur lesquels les problématiques opérationnelles sont désormais identifiées.
Notre position n’a pas changé depuis le début du conflit. Nous avons arrêté les investissements sur les produits non essentiels, mais il était et il reste irresponsable d’arrêter du jour au lendemain des aliments qui servent notamment à nourrir des bébés
Le contexte international a créé un choc inflationniste. Parvenez-vous à répercuter toutes vos hausses de coûts dans vos tarifs?
L’inflation n’est bonne pour personne et c’est un drame pour les plus vulnérables. Cela met la pression sur les agriculteurs et sur toute la chaîne agroalimentaire. Nous tentons de répercuter le moins possible l’inflation des coûts sur les consommateurs tout en rémunérant les fermiers au juste prix et ce, sans obérer notre capacité à préparer l’avenir. Certains aspects de l’inflation sont conjoncturels. Nous gérons cet équilibre très fin en nous astreignant à être plus efficaces, en partie avec les 700 millions d’euros économisés grâce à la réorganisation interne du groupe. Nos efforts ne s’arrêtent pas là: nous avons sensiblement réduit notre empreinte carbone, et aujourd’hui, 69 % de notre parc d’usines fonctionne avec des énergies renouvelables.
Craignant pour leur pouvoir d’achat, certains clients délaissent les grandes marques et le bio. Quel est l’impact sur votre activité?
Pour les produits alimentaires sur lesquels le consommateur trouve une valeur ajoutée, l’élasticité prix n’est pas si importante. Au niveau mondial, la consommation se maintient. Cela est moins vrai dans les pays très inflationnistes comme la Turquie ou l’Argentine. Mais si votre produit crée une valeur tangible, le consommateur y allouera une partie de son revenu. On le voit avec Actimel, Danette ou le Danone nature, qui gardent toute leur puissance. Et ce même en France, où l’inflation alimentaire est inédite depuis une quinzaine d’années. Nous répondons aussi aux besoins des consommateurs avec des produits plus abordables. Cela passe par un travail sur les produits eux-mêmes (formats, recette) et sur notre productivité.

En avril, Danone annonçait étudier toutes les options pour sa filiale en Russie, y compris une cession au management. Ou en est votre réflexion?
Notre position n’a pas changé depuis le début du conflit. Nous avons arrêté les investissements sur les produits non essentiels, mais il était et il reste irresponsable d’arrêter du jour au lendemain des aliments qui servent notamment à nourrir des bébés. Cela dit, nous regardons en permanence toutes les options à notre disposition.
Cinquante ans après le discours de Marseille d’Antoine Riboud, Danone a-t-il toujours un double projet économique et social?
Plus que jamais. La performance sans durabilité n’a pas de futur. Si vous ne vous intéressez pas à la biodiversité, aux fermiers ou aux communautés quand vous êtes une entreprise agroalimentaire, vous n’existez plus. A contrario, si vous n’avez pas de performance, vous n’aurez pas d’impact. C’est l’immense actualité du discours de Marseille: être entrepreneurial et responsable. C’est d’une actualité criante même si cela s’exprime dans un monde différent. Notre force, c’est que ce double projet est dans nos gènes depuis cinquante ans.

>>> Stoxx 600 Pre-Market Indications

  • GSK (GS71 TH) +3.1%
    • GSK Raised to Neutral at Credit Suisse; PT 1,430 pence
  • Nibe (NJB TH) +1.5%
  • Tomra (TMRA TH) +1.1%
  • Nel (D7G TH) +0.9%
  • Nokia (NOA3 TH) +0.8%
    • Ericsson Double-Downgraded at Credit Suisse, Nokia Raised
  • ING (INN1 TH) +0.7%
    • Morgan Stanley Now Sees European Banks as Attractive, ING Raised
  • LEG Immobilien (LEG TH) +0.6%
  • ASML (ASME TH) +0.6%
  • Rheinmetall (RHM TH) +0.6%
  • Uniper (UN01 TH) +0.6%
  • Fuchs Petrolub (FPE3 TH) -0.5%
  • Voestalpine (VAS TH) -0.6%
  • K+S (SDF TH) -0.8%
  • BNP Paribas (BNP TH) -0.8%
    • Morgan Stanley Now Sees European Banks as Attractive, ING Raised
  • Vantage Towers (VTWR TH) -0.9%
  • Munich Re (MUV2 TH) -1.3%
  • Delivery Hero (DHER TH) -2%
  • UCB (UNC TH) -2.1%
    • UCB Cut to Underperform at Credit Suisse; PT 68 euros

LE Figaro : Énergie: comment les errements de l’État et les déficiences d’EDF me

Énergie: comment les errements de l’État et les déficiences d’EDF mettent la France à genoux
DÉCRYPTAGE - La comparaison avec l’étranger est cruelle pour l’exploitant français.
La fierté de la France électrique, son parc de centrales nucléaires, à moitié au tapis. Alors que Vladimir Poutine a presque fermé le robinet du gaz russe pour asphyxier l’économie européenne, les 56 réacteurs auraient pu apporter une énergie dont l’Europe manque cruellement. Las. Plus de la moitié du parc est actuellement à l’arrêt. Cet hiver sera très tendu, car seuls environ 45 gigawatts sur une puissance totale de 63 gigawatts, tourneront.
D’ici décembre, l’exploitant doit remettre en route pas moins de 25 réacteurs. Tiendra-t-il le rythme? Les acteurs du marché de gros ne croient pas à la capacité d’EDF à réaliser cette remontada. En témoigne un prix du mégawattheure (1000 kilowattheures) de 1200 euros pour livraison en décembre. Cela correspond à un scénario plus noir que le plus pessimiste de ceux envisagés par RTE pour cet hiver.
De nombreuses causes d’inefficacités peuvent expliquer en partie le rallongement des arrêts de tranche
Résumé du rapport d’audit sur les arrêts pour maintenance
Le passif d’EDF en termes de retards au redémarrage de ses réacteurs n’incline pas à l’optimisme. Depuis 2016, l’exploitant a systématiquement plusieurs unités de retard sur ses prévisions à 90 jours. «Le prédicteur est toujours biaisé dans le même sens, et c’est le mauvais, tacle-t-on au sein de l’exécutif. Il faut qu’EDF se concentre sur l’opérationnel et qu’il soit attentif aux compétences.»

La direction d’EDF ne digère pas ce genre de critiques émanant des cabinets ministériels depuis plusieurs mois pour rejeter la responsabilité de la crise actuelle entièrement sur le groupe. Le sujet a fait l’objet d’un duel à distance entre Emmanuel Macron et Jean-Bernard Lévy. Le premier pointe les responsabilités opérationnelles de l’exploitant du parc ; le second déplore les errements de l’État stratège et l’absence de commande d’EPR durant la décennie 2010. «Il y a dix ans, si la filière avait pu lancer des chantiers, on aurait pu avoir plus de salariés que nous aurions pu déplacer vers les urgences à traiter sur le parc actuel, a martelé le PDG d’EDF lors de son audition à l’Assemblée nationale, mercredi matin. Cela explique l’absence de marge de manœuvre de la filière, en particulier sur les métiers les plus pointus.»
Le président de la République a rappelé son engagement en soutien de la filière nucléaire, avec le sauvetage d’Areva en 2015, le report à 2035 de la réduction à 50 % de la part de l’atome dans le mix électrique, et le discours de Belfort en février dernier annonçant la commande de nouveaux EPR.

En face, l’album souvenir d’EDF est rempli des petits et grands renoncements du politique dans le domaine nucléaire. Le projet d’EPR à Penly, annoncé par Nicolas Sarkozy en 2009, est resté plus d’une décennie en jachère. François Hollande, pour ménager ses alliés écologistes, n’a pas seulement décidé le sacrifice de la centrale de Fessenheim. Son gouvernement a mis trois ans à valider, sous une forme comptable au bilan d’EDF, la perspective d’un allongement de quarante à cinquante ans de la durée de vie du reste du parc, en d’autres termes, l’hypothèse qui fondait le grand carénage. En 2018, Emmanuel Macron a confirmé la fin de Fessenheim et communiqué sur le programme de fermeture de douze autres réacteurs entre 2025 et 2035. Cela en s’appuyant sur les hypothèses très conservatrices d’évolution de la consommation de courant produites, à l’époque, par RTE.

Soudeurs américains
De quoi expliquer les problèmes d’attractivité et de motivation chez EDF? Le groupe a, de son côté, tendu les bâtons pour se faire battre. Les retards de l’EPR Flamanville fournissent depuis dix ans le meilleur des prétextes à la procrastination politique. EDF souffre aussi depuis longtemps d’une faible disponibilité de ses centrales. Pour comprendre la multiplication des retards lors des arrêts pour maintenance, l’ex-ministre de la Transition écologique Barbara Pompili avait demandé à l’électricien qu’il fasse réaliser un audit externe sur le sujet. Un résumé de cette étude, rédigé par EDF, a été publié mardi. Il en ressort que «de nombreuses causes d’inefficacités peuvent expliquer en partie le rallongement des arrêts de tranche». Les auteurs relèvent que «si beaucoup d’exploitants étrangers ont connu des périodes difficiles de dérive des plannings d’arrêt, la plupart sont parvenus à remettre le processus sous contrôle, ce qui permet d’espérer que le parc EDF saura également réussir ce défi». Une façon alambiquée pour EDF de reconnaître une dérive de ses plannings. L’audit recommande donc la mise en place «d’un plan d’amélioration de la productivité».

La comparaison avec l’étranger est cruelle pour l’exploitant français. «Alors qu’il se vante d’avoir le parc le plus homogène et le plus gros géré par une même entité, ce qui devrait générer des gains d’efficacité, EDF est le plus mauvais élève», tacle un professionnel du secteur. Les arrêts classiques durent entre 70 et 119 jours en moyenne en France. C’est plus de deux fois plus long que dans le reste du monde. Les États-Unis, par exemple, font des arrêts de trente jours seulement et fonctionnent parfois en «trois-huit» pour réduire les durées. Le rapport d’audit avance que le «contexte réglementaire», en matière «du droit du travail», «explique notamment une partie de la différence de disponibilité du parc nucléaire français et de la durée des arrêts de tranche par rapport au benchmark international». «Les retards posent la question de la sous-traitance et des difficultés de trouver des gens compétents et formés», pointe pour sa part Virginie Neumayer, déléguée CGT.
«Personne n’est vraiment responsable de l’état du parc aujourd’hui: les centrales ont 40 ans, elles ont vieilli et nécessitent davantage d’attention», observe un ingénieur d’EDF. Un argument battu en brèche par un analyste spécialisé dans le nucléaire: «Si c’était vrai, alors tous les parcs nucléaires du monde verraient leur disponibilité chuter, ce qui n’est pas le cas.»

Ce problème de maintenance propre à EDF est aggravé par une conjonction d’événements prévisibles et exceptionnels tombant au pire moment. Le prévisible, d’abord. EDF réalise un gros programme de modernisation de ses 32 plus vieux réacteurs, qui atteignent les 40 ans. Dans le cadre de ce «grand carénage», cela entraîne des arrêts de cinq mois ou plus. Cinq de ces visites des 40 ans devaient débuter cette année, cinq autres en 2023 puis cinq encore en 2024. Il était su depuis plusieurs années que les hivers compris entre 2021 et 2024 seraient tendus sur le plan électrique. En 2014, l’ex-patron d’EDF Henri Proglio, qui espérait son renouvellement alors qu’il était, déjà, interpellé sur la disponibilité du parc, s’engageait devant les députés à ce que «pendant les travaux du grand carénage, la durée d’indisponibilité des réacteurs ne dépasse pas celle que nous connaissons actuellement, puisque les travaux seront réalisés dans le cadre de la maintenance du parc».
S’est ajoutée à ce programme de modernisation à 50 milliards d’euros la pandémie. Or le parc nucléaire a le Covid long. L’arrêt des opérations de maintenance durant un mois au printemps 2020 a provoqué un effet domino dans le planning de maintenance qui ne s’épuisera pas avant 2023-2024.

C’est dans ce contexte qu’est tombée, en décembre dernier, la pire nouvelle possible: un défaut de série inattendu sur ses réacteurs les plus puissants. Les réacteurs auscultés, aujourd’hui au nombre de quinze, voient leurs arrêts allongés de plusieurs mois. Certains ne seront pas au rendez-vous cet hiver. L’ensemble de ces facteurs explique que la production nucléaire d’EDF restera très basse en 2023: entre 315 et 345 térawattheures (TWh) contre 393 TWh en 2018, a annoncé le groupe mardi.
Pour faire face, EDF doit, selon nos informations, faire venir une centaine de soudeurs américains de Westinghouse d’ici la fin de l’année. Le gouvernement s’affaire à faciliter l’obtention de leurs visas.

>>> TradeGate Pre-Market Indications

DAX:
  • Zalando (ZAL TH) +0.9%
  • Airbus (AIR TH) +0.5%
  • Vonovia (VNA TH) +0.5%
  • Fresenius SE (FRE TH) +0.5%
  • VW (VOW3 TH) +0.4%
  • Munich Re (MUV2 TH) -1.1%
MDAX:
  • Uniper (UN01 TH) +1%
    • Germany Mulls Nationalizing Uniper as Energy Crisis Worsens (2)
  • Lufthansa (LHA TH) +0.9%
    • Germany’s Richest Man Increases Lufthansa Stake to 17.5% (1)
  • Thyssenkrupp (TKA TH) +0.8%
  • TAG Immobilien (TEG TH) +0.7%
  • Siemens Energy (ENR TH) +0.6%
  • Evonik (EVK TH) +0.6%
  • Commerzbank (CBK TH) -0.3%
    • Morgan Stanley Now Sees European Banks as Attractive, ING Raised
  • K+S (SDF TH) -0.5%
  • Delivery Hero (DHER TH) -1.5%
SDAX:
  • About You (YOU TH) +1%
  • DIC Asset (DIC TH) +0.5%
  • Schaeffler (SHA TH) +0.3%
  • Heidelberger Druck (HDD TH) +0.1%
  • Hochtief (HOT TH) -0.6%
    • Atlantia May Sell Its 14.5% Stake in Hochtief: MF
  • MorphoSys (MOR TH) -1.3%

>>> What to look at today - 15th of September 2022

Asian stocks rose following their worst sell-off in two weeks after US equities rebounded as investors weigh the prospect of large interest rate hikes by the Federal Reserve. The dollar was little changed.  Benchmarks in Japan and Australia climbed. Shares advanced in Hong Kong as Chinese developers rallied amid reports of increased efforts by officials to arrest a housing slump. US futures climbed after the S&P 500 closed in the green thanks to dip buyers late in the session.  Traders remain focused on US economic data, with a decline in producer prices there providing some relief after the jolt from consumer-price figures saw wagers for rate increases ratchet higher. Retail sales due Thursday and University of Michigan readings Friday will be parsed for clues on the strength of the economy and inflation expectations.   Swaps traders are pricing in a hike of three-quarters of a percentage point when the Fed meets next week, with some wagers appearing for a full-point move.   Swaps traders are pricing in a hike of three-quarters of a percentage point when the Fed meets next week, with some wagers appearing for a full-point move. Asian currencies remain at risk from a strong greenback. The yen held around 143 per dollar, having rallied from just under the closely-watched 145 level Wednesday on signs the Bank of Japan was preparing an intervention.  The offshore yuan was close to the 7 level versus the dollar after the central bank drained liquidity from the banking system for a second straight month while leaving rates unchanged as it sought to ease pressure on the currency. Crude oil fluctuated amid optimism for demand with China easing Covid restrictions in the megacity of Chengdu. Natural gas futures surged the most among major US-traded commodities as hot weather forecasts and a looming rail strike added to concern about tight supplies ahead of winter.  US After Hours Quiet session after-hours; DHR +4.6% on plans to spin off its EAS segment as a separate publicly traded co; ARNC -8.3% on guidance; PYPL -1% on CFO taking a leave of absence.

Nikkei +0.18% Hang Seng +0.14% CSI -1.17% Shanghai -1.47% Shenzen -2.62%

Eur$ 0.9972 CNH 6.9742 CNY 6.9665 JPY 143.40 GBP 1.1528 CHF 0.9630 RUB 59.9437 TRY 18.2573 WTI$ 88.50 +0.02% Gold 1,692.30 -0.30% BTC 20,030+0.40% ETH 1,596.72 -0.38%

S&P -0.02% Nasdaq -0.09% EuroStoxx -0.06% FTSE +0.35% Dax +0.01% SMI-0.32%

Macro :
- Europe Prepares Blackout Plans to Head Off Winter Energy Chaos
- ECB’s Holzmann Says Inflation Set to Accelerate Even More
- Putin’s War Machine May Be Secret Weapon Helping Prop Up Economy
- Dalio Warns Stocks May Fall as Rubenstein Says Buy: Daybreak
- Billionaire Patagonia Founder Gives Firm Away for Climate Fight
- Sweden Premier Andersson to Resign After Losing Election

Keep an eye on :
- AB FP : AB Science to Continue Phase 2 Study Evaluating Masitinib
- ABIO FP : KKR Holds 92.19% of Albioma After Closing of Tender Offer
- AF FP : Air France to Raise Salaries by 5% as Inflation Accelerates
- AMUN FP : Caceis Will Buy 33.33% of Amundi’s Fund Channel
- ATL IM : Atlantia May Sell Its 14.5% Stake in Hochtief: MF
- 22UA GY : BioNTech Rises as Pfizer Flu Study Offers Validation Opportunity
- ALCAR FP : Carmat Expects to Resume Heart Implants in October
- DIS US : Disney Considers Merging Hulu, Disney+ Streaming Services
- EDF FP : France to Cap Price-Hikes in Push to Ease Crisis: Energy Update
- ELIS FP : Elis: Launch of an offering of OCEANE due 22 September 2029
- EL FP : EssilorLuxottica Sees Revenue at EU27b-EU28b in 2026
- EL FP : EssilorLuxottica Focuses on Smart Glasses as Metaverse Booms
- HMB SS : H&M 3Q Sales Misses Estimates
- HLAG GY : Hapag-Lloyd Buys Minority Stake in Italy-Based Spinelli Group
- HOT GY : Atlantia May Sell Its 14.5% Stake in Hochtief: MF
- INTER NA : CSC and Intertrust Get Regulatory Clearance in Ireland
- MWTR NO : Meltwater Reports Review of Options, Reiterates 3Q, FY Guidance
- MRNA US : Moderna Stock Jumps on Report It’s Open to Supplying China Shots
- NOVN SW : Novartis: Regulator Starts Investigation Into Dermatology Patent
- POXEL FP : Poxel Treatment Granted Orphan Drug Status by FDA
- PUB FP : Publicis Groupe ‘Renews Mandates’ of CEO & CFO for Four Years
- ROTH FP : Rothschild & Co. Names Marc-Olivier Laurent as Spvy Board Chair
- STLA IM : Stellantis May Make Its Own Energy as Europe Braces for ‘Chaos’
- SWMA SS : Hedge Funds Swoop In on Swedish Match, Piling Pressure on PMI
- TEF SM : Virgin Media O2 Offers Pay Rise to About 8,000 Staff, CWU Says
- TKA GY ; Thyssenkrupp, CPSC Settle Suit Over Residential Elevators
- TTE FP : TotalEnergies Seeks 2GW Offshore Wind Project in Poland: PAP
- VIG AV : Hartwig LöGer Proposed as CEO of Vienna Insurance Group
- VIMIAN SS : Vimian Offering of 51.7m Shares Prices at SEK29/Share

>>> Europe : Brokers Upgrades & Downgrades - 15th of September 2

>>> Up
* Bankinter Raised to Equal-Weight at Morgan Stanley
* BT Raised to Buy at HSBC; PT 185 pence
* GSK Raised to Neutral at Credit Suisse; PT 1,430 pence
* Hilton Worldwide Raised to Buy at Berenberg; PT $152
* Hyatt Raised to Buy at Berenberg; PT $105
* ING Raised to Overweight at Morgan Stanley
* Kone Raised to Overweight at Morgan Stanley; PT 52 euros
* Lundbeck Raised to Neutral at Credit Suisse; PT 31 kroner
* Marimekko Raised to Accumulate at Inderes; PT 11 euros
* Marriott Intl Raised to Buy at Berenberg; PT $185
* *NOKIA RAISED TO OUTPERFORM VS NEUTRAL AT CREDIT SUISSE
* Roche Raised to Outperform at Credit Suisse; PT 375 Swiss francs
* Snam Raised to Buy at SocGen; PT 5.50 euros
* Tate & Lyle Raised to Buy at Citi; PT 850 pence
* Terna Raised to Buy at SocGen; PT 8.10 euros
* Tesla Raised to Hold at Needham

>>> Down
* Admicom Cut to Hold at Nordea
* AstraZeneca Cut to Neutral at Credit Suisse; PT 11,000 pence
* BNP Paribas Cut to Equal-Weight at Morgan Stanley
* Ericsson Cut to Underperform at Credit Suisse; PT 69 kronor
* JDE Peet's Cut to Underweight at JPMorgan; PT 29 euros
* Johnson Service Cut to Hold at HSBC; PT 97 pence
* Novartis Cut to Underperform at Credit Suisse
* Schindler Cut to Equal-Weight at Morgan Stanley
* Talgo Cut to Hold at Mirabaud Securities; PT 3.15 euros
* Telecom Italia Cut to Hold at HSBC; PT 20 euro cents
* UCB Cut to Underperform at Credit Suisse; PT 68 euros

>>> Initiation
* BenevolentAI Rated New Neutral at JPMorgan; PT 5.10 euros
* Currys Rated New Hold at Berenberg; PT 70 pence
* D'Ieteren Rated New Buy at Jefferies; PT 210 euros
* Karnov Group Rated New Buy at SEB Equities; PT 68 kronor
* SwedenCare Rated New Hold at Handelsbanken
* Technoprobe Rated New Hold at Berenberg; PT 7.90 euros

>>> Call
* Citi Strategists Say Growth Stocks Look Expensive as Yields Rise
* Kone Raised, Schindler Cut as MS Switches Elevator Preferences
* Tate & Lyle Raised to Buy at Citi on Undemanding Valuation

FT : Bridgewater unit ramped up bets on China Gold ETFs in Q2

Bridgewater unit ramped up bets on China Gold ETFs in Q2
The US hedge fund’s Chinese subsidiary moved into the top 10 shareholders for three vehicles, interim reports reveal

US hedge fund Bridgewater Associates’ China private fund unit added exposure to the three largest onshore gold exchange traded funds in the second quarter as those ETFs outperformed other risk assets.

All three All Weather China funds managed by Shanghai-based Bridgewater (China) Investment Management moved up among the top 10 shareholders into the three China gold ETFs for the first time during the quarter that ended in June, according to the funds’ interim reports.

Bridgewater’s holdings in the HuaAn Yifu Gold ETF, Bosera Gold ETF and E Fund Gold ETF totalled 214mn shares as of June 30 and were worth Rmb813.6mn ($121.5mn) in market value.

The move marks the first time Bridgewater’s private securities funds, as hedge funds are known are in China, appeared as major holders of China’s public funds.

It also came as onshore gold ETFs enjoyed a buoyant first half of the year as the Russian invasion of Ukraine and a downturn in Chinese stock markets pushed investors towards the gold market. Twelve of China’s 16 existing gold ETFs made positive returns in the first six months of the year, ranging from 3.75 per cent to 4.49 per cent, according to Wind Info.

The HuaAn Yifu Gold ETF, China’s largest, received the most subscriptions from the three China-domiciled All Weather strategies by Bridgewater between April and June. As of June 30, the three funds held a combined 4.08 per cent stake worth Rmb408.6bn.

The increased exposure left Bridgewater’s three onshore Chinese funds as the ETF’s second, seventh and 10th largest shareholders.

The same three Bridgewater funds also held a combined 3.84 per cent stake, of the Bosera Gold ETF as of end-June, according to its interim report and a combined 3.96 per cent share, of the E Fund Gold ETF.

The funds’ holdings in the Bosera and E Fund ETFs — the second and third largest gold ETFs in China — were worth Rmb246.5bn and Rmb158.5bn in market cap as at end-June respectively.

Bridgewater’s wholly owned hedge fund unit in China launched its first onshore All Weather fund in October 2018, before debuting two more in September 2020 and November last year, respectively, public records reveal. It has also launched over 50 feeder trusts since the unit’s establishment in June 2018.

The All Weather strategies have been well received by Chinese investors, so much so that Bridgewater’s China unit has had to register “All Weather” trademarks in English and Chinese over the past several months as it seeks to combat copycats.

China now has 37 registered wholly foreign-owned private securities fund houses, with the latest entrant being AXA Investment Managers, which secured its onshore licence in May. Together they managed Rmb58.5bn in assets via 184 products as of early June.