Challenges : Comment Pavel Dourov, fondateur russe de Telegram, est devenu une g

Comment Pavel Dourov, fondateur russe de Telegram, est devenu une grande fortune française ?
500 fortunes. Le fondateur de l’application de messagerie Telegram, le Russe Pavel Dourov, fait son entrée dans notre classement 2024 des 500 fortunes professionnelles de France. Une entrée liée à une naturalisation par une procédure exceptionnelle, obtenue en 2021.

La France, nouveau havre de paix des milliardaires ? C’est ce que pourrait laisser penser l’entrée de Pavel Dourov, fondateur de la messagerie cryptée Telegram, à la douzième place de notre classement annuel des 500 fortunes professionnelles de France. Le Russe, dont la fortune est évaluée à 13,9 milliards d’euros, a en effet demandé la nationalité française, puis a été naturalisé en 2021, allant même jusqu’à franciser son nom en Paul du Rove en 2022. La même procédure qui a déjà bénéficié à l’Américain Evan Spiegel, fondateur de Snap et 41e fortune de France en 2024.

Rien ne prédestinait pourtant Pavel à rejoindre la France. Né à Saint-Pétersbourg, il cofonde le réseau social VKontakte, le principal réseau social russe, en 2006. Mais Dourov n’est pas dans les petits papiers des autorités russes, et refuse les ordres du FSB de livrer des données sur les opposants politiques qui utilisent son réseau ou de fermer des groupes qui contestent le pouvoir en place. Mis sous pression et menacé par la justice russe, qui l’accuse un temps d’avoir renversé un policier avec sa Mercedes, il finit par céder ses 12 % de VKontakte en 2014 à des businessmen proches du Kremlin et par quitter la Russie.

Intimidé, Dourov ? En réalité, le Russe, fervent libertarien, a déjà un coup d’avance. Les 300 millions de dollars tirés de la vente de VKontakte vont lui permettre, avec son frère Nikolaï, de lancer Telegram, une messagerie chiffrée dont les données sont supposées échapper au contrôle des États – au point d’être utilisée tant par les mouvements d’opposition des pays autoritaires que par des groupes criminels comme Daech ou Wagner. Avec à la clé, un succès magistral. L’application compte aujourd’hui 900 millions d’utilisateurs actifs chaque mois, et vise le milliard d’ici un an.

Un passeport qui fait polémique
Sa naturalisation en France, quoique prestigieuse, a toutefois fait lever quelques sourcils. La procédure de naturalisation suivie, celle de « l’étranger émérite », est en effet opaque, à l’initiative du ministre des Affaires étrangères et est censée bénéficier à « un étranger francophone qui contribue par son action émérite au rayonnement de la France et à la prospérité de ses relations économiques internationales ». Un motif curieux, alors que le siège de Telegram, quoique dépourvu de salariés, se situe à Dubaï, « pays d’élection » de Dourov au moment de sa naturalisation. La messagerie, qui n’a pas de bureaux, de représentation légale et ne paye pas d’impôts en France, devrait par ailleurs choisir les Etats-Unis pour son introduction en Bourse. Dourov lui-même, enfin, n’a pas d’attaches familiales en France, comme le soulignait une enquête du Monde en 2023.

L’homme d’affaires n’a d’ailleurs pas mis tous ses œufs dans le même panier : en sus des nationalités russe et française, il détient un passeport de Saint-Kitts-et-Nevis, payé 250 000 euros de sa poche, depuis son exil, ainsi que la nationalité émirienne, accordée par les Emirats arabes unis en 2021. Bref, un homme énigmatique et déroutant, mais aux perspectives florissantes. Dans un entretien avec le Financial Times en mars dernier – le premier en sept ans –, Dourov évoque une valorisation potentielle « à plus de 30 milliards de dollars ». De quoi rester encore quelques années au sommet de notre classement.

Challenges : Chronologie d’une chute : comment Arnaud Lagardère a perdu l’empire

Chronologie d’une chute : comment Arnaud Lagardère a perdu l’empire familial
500 Fortunes - S’il a pour le moment réussi à garder la présidence de son groupe malgré la concrétisation de l’OPA de Vivendi fin 2023, Arnaud Lagardère a vu ses finances diminuer depuis son arrivée à la tête du conglomérat en 2003. Entre 2007 et 2024, sa fortune professionnelle est passée de 800 à 254 millions d’euros. Chronologie de la chute d’un des empires financiers les plus emblématiques de France.


488e. C’est le rang qu’occupe Arnaud Lagardère dans notre classement des 500 fortunes professionnelles de France 2024. Une position qui est loin de refléter sa notoriété, tant l’héritier du groupe fondé par son père en 1992 et issu de la fusion entre Matra et Hachette occupe une place de premier rang dans l’univers médiatique français. Ou du moins, occupait. Car depuis décembre 2023 et l’OPA de Vivendi (contrôlé par Vincent Bolloré) sur le Groupe Lagardère, l’homme d’affaires ne fait plus qu’office d’image publique au sein du groupe dont il possède encore 8,1 %, contre environ 60 % pour le magnat de la presse Vincent Bolloré.

Le contrôle du groupe Lagardère n’est pas la seule chose qui lui a échappé : la gestion de ses finances également. De 800 millions d’euros en 2007, sa fortune professionnelle a chuté à 254 millions en 2024, le faisant ainsi passer de la 55e à la 488e place — la plus basse qu’il ait jamais connue — de notre classement. Comment un pur produit du capitalisme à la française a-t-il pu connaître une telle débâcle ? Chronologie d’une série de mauvaises décisions et de la fonte d’un capital.

Premiers camouflets
Arnaud Lagardère arrive à la tête du groupe à la mort de son père, en 2003. A l’époque, le chiffre d’affaires (CA) atteint 12 milliards d’euros. Il hérite de 5 % de participation au capital, mais le système de commandite mis en place par son défunt paternel lui permet tout de même de contrôler le conglomérat. Trois ans plus tard, l’héritier décide de doubler ses parts. Une action qui lui vaudra son premier camouflet : le titre de Lagardère plonge en 2008, alors qu’il se vendait entre 50 et 60 euros deux ans plus tôt, conséquence du fort endettement contracté par la holding personnelle de l’homme d’affaires.


488e. C’est le rang qu’occupe Arnaud Lagardère dans notre classement des 500 fortunes professionnelles de France 2024. Une position qui est loin de refléter sa notoriété, tant l’héritier du groupe fondé par son père en 1992 et issu de la fusion entre Matra et Hachette occupe une place de premier rang dans l’univers médiatique français. Ou du moins, occupait. Car depuis décembre 2023 et l’OPA de Vivendi (contrôlé par Vincent Bolloré) sur le Groupe Lagardère, l’homme d’affaires ne fait plus qu’office d’image publique au sein du groupe dont il possède encore 8,1 %, contre environ 60 % pour le magnat de la presse Vincent Bolloré.

Lire aussiBernard Arnault à l’assaut de Paris Match, un rêve en passe de devenir réalité

Le contrôle du groupe Lagardère n’est pas la seule chose qui lui a échappé : la gestion de ses finances également. De 800 millions d’euros en 2007, sa fortune professionnelle a chuté à 254 millions en 2024, le faisant ainsi passer de la 55e à la 488e place — la plus basse qu’il ait jamais connue — de notre classement. Comment un pur produit du capitalisme à la française a-t-il pu connaître une telle débâcle ? Chronologie d’une série de mauvaises décisions et de la fonte d’un capital.

Premiers camouflets
Arnaud Lagardère arrive à la tête du groupe à la mort de son père, en 2003. A l’époque, le chiffre d’affaires (CA) atteint 12 milliards d’euros. Il hérite de 5 % de participation au capital, mais le système de commandite mis en place par son défunt paternel lui permet tout de même de contrôler le conglomérat. Trois ans plus tard, l’héritier décide de doubler ses parts. Une action qui lui vaudra son premier camouflet : le titre de Lagardère plonge en 2008, alors qu’il se vendait entre 50 et 60 euros deux ans plus tôt, conséquence du fort endettement contracté par la holding personnelle de l’homme d’affaires.



Commence alors la descente aux enfers. Entre 2007 et 2010, la fortune professionnelle d’Arnaud Lagardère connaît une chute vertigineuse de 800 millions à 5 millions d’euros. En cause, en plus de la crise des subprimes qui a touché tous les milieux d’affaires, plusieurs mauvaises décisions. Son fort taux d’endettement d’abord, mais aussi l’érosion significative des audiences d’Europe 1 (propriété du groupe) et de nombreux lancements ratés de plusieurs chaînes télévisés, ainsi que la cession de l’intégralité de sa participation dans Renault dès 2003.

Le début du démantèlement du groupe
Si les années qui suivent sont meilleures pour la fortune professionnelle d’Arnaud Lagardère, remontée en 2014 à 310 millions, les décisions prises par le président du groupe pendant cette période marquent le début de la crise actuelle. Actionnaire d’EADS à 15 % (ancien nom d’Airbus, issu de la fusion de Matra avec Aeronauticas et DaimlerChrysler Aerospace), Lagardère réduit d’abord sa participation dans ce fleuron de l’aéronautique à 7,5 %, avant de la céder tout bonnement en avril 2013 pour 2,28 milliards d’euros. La même année, l’héritier cède les 25 % du Groupe Amaury détenus par Lagardère, ainsi que les 20 % de Canal+. Ces derniers reviendront à Vivendi. Deux ans plus tôt, en mars 2011, Lagardère avait déjà signé le contrat de vente de ses activités de presse magazine à l’international, incluant notamment ELLE.

A ce stade, les activités du groupe Lagardère ne se concentrent plus que dans trois domaines : la presse (Le JDD, Europe 1, Paris Match), le travel retail (Relay et Duty Free principalement) et l’édition (Hachette). Avec, en prime, quelques salles de spectacle célèbres (Casino de Paris, Folies Bergère…). De 2014 à 2020, Lagardère vivote, tant bien que mal, mais la fortune de son PDG chute tout de même à 185 millions, soit plus de quatre fois moins qu’en 2007. Il faut dire que ces années sont marquées par de nombreux coups qui font chanceler l’héritier.


488e. C’est le rang qu’occupe Arnaud Lagardère dans notre classement des 500 fortunes professionnelles de France 2024. Une position qui est loin de refléter sa notoriété, tant l’héritier du groupe fondé par son père en 1992 et issu de la fusion entre Matra et Hachette occupe une place de premier rang dans l’univers médiatique français. Ou du moins, occupait. Car depuis décembre 2023 et l’OPA de Vivendi (contrôlé par Vincent Bolloré) sur le Groupe Lagardère, l’homme d’affaires ne fait plus qu’office d’image publique au sein du groupe dont il possède encore 8,1 %, contre environ 60 % pour le magnat de la presse Vincent Bolloré.

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Le contrôle du groupe Lagardère n’est pas la seule chose qui lui a échappé : la gestion de ses finances également. De 800 millions d’euros en 2007, sa fortune professionnelle a chuté à 254 millions en 2024, le faisant ainsi passer de la 55e à la 488e place — la plus basse qu’il ait jamais connue — de notre classement. Comment un pur produit du capitalisme à la française a-t-il pu connaître une telle débâcle ? Chronologie d’une série de mauvaises décisions et de la fonte d’un capital.

Premiers camouflets
Arnaud Lagardère arrive à la tête du groupe à la mort de son père, en 2003. A l’époque, le chiffre d’affaires (CA) atteint 12 milliards d’euros. Il hérite de 5 % de participation au capital, mais le système de commandite mis en place par son défunt paternel lui permet tout de même de contrôler le conglomérat. Trois ans plus tard, l’héritier décide de doubler ses parts. Une action qui lui vaudra son premier camouflet : le titre de Lagardère plonge en 2008, alors qu’il se vendait entre 50 et 60 euros deux ans plus tôt, conséquence du fort endettement contracté par la holding personnelle de l’homme d’affaires.



Commence alors la descente aux enfers. Entre 2007 et 2010, la fortune professionnelle d’Arnaud Lagardère connaît une chute vertigineuse de 800 millions à 5 millions d’euros. En cause, en plus de la crise des subprimes qui a touché tous les milieux d’affaires, plusieurs mauvaises décisions. Son fort taux d’endettement d’abord, mais aussi l’érosion significative des audiences d’Europe 1 (propriété du groupe) et de nombreux lancements ratés de plusieurs chaînes télévisés, ainsi que la cession de l’intégralité de sa participation dans Renault dès 2003.

Le début du démantèlement du groupe
Si les années qui suivent sont meilleures pour la fortune professionnelle d’Arnaud Lagardère, remontée en 2014 à 310 millions, les décisions prises par le président du groupe pendant cette période marquent le début de la crise actuelle. Actionnaire d’EADS à 15 % (ancien nom d’Airbus, issu de la fusion de Matra avec Aeronauticas et DaimlerChrysler Aerospace), Lagardère réduit d’abord sa participation dans ce fleuron de l’aéronautique à 7,5 %, avant de la céder tout bonnement en avril 2013 pour 2,28 milliards d’euros. La même année, l’héritier cède les 25 % du Groupe Amaury détenus par Lagardère, ainsi que les 20 % de Canal+. Ces derniers reviendront à Vivendi. Deux ans plus tôt, en mars 2011, Lagardère avait déjà signé le contrat de vente de ses activités de presse magazine à l’international, incluant notamment ELLE.

Lire aussiCNews, JDD, Europe 1… Vincent Bolloré, le télévangéliste de la droite conservatrice

A ce stade, les activités du groupe Lagardère ne se concentrent plus que dans trois domaines : la presse (Le JDD, Europe 1, Paris Match), le travel retail (Relay et Duty Free principalement) et l’édition (Hachette). Avec, en prime, quelques salles de spectacle célèbres (Casino de Paris, Folies Bergère…). De 2014 à 2020, Lagardère vivote, tant bien que mal, mais la fortune de son PDG chute tout de même à 185 millions, soit plus de quatre fois moins qu’en 2007. Il faut dire que ces années sont marquées par de nombreux coups qui font chanceler l’héritier.

Yannick Bolloré délivre un discours lors de l'assemblée générale du groupe Vivendi à l'Olympia, Paris, le 24 avril 2023. C'est désormais lui, l'un des quatre enfants de Vincent Bolloré, qui est PDG du groupe et qui décidera donc, officiellement, de l'avenir du groupe Lagardère.

Yannick Bolloré délivre un discours lors de l'assemblée générale du groupe Vivendi à l'Olympia, Paris, le 24 avril 2023. C'est désormais lui, l'un des quatre enfants de Vincent Bolloré, qui est PDG du groupe et qui décidera donc, officiellement, de l'avenir du groupe Lagardère. Crédit: AFP / ALAIN JOCARD

En 2016, le fonds Amber Capital, depuis longtemps critique de la gestion du groupe par Arnaud Lagardère et du versement de dividendes qu’il juge excessif, entre au capital, jusqu’à devenir l’actionnaire principal. Avec un objectif en tête : en finir avec le système de commandite qui permet au PDG de contrôler le groupe avec une participation minoritaire. Un but qu’il atteint au printemps 2021, grâce à l’aide de Vivendi, entré au capital en 2020, en même temps que Bernard Arnault et LVMH (actionnaire de Challenges).

L’OPA de Vivendi et la fin du règne de Lagardère
La suppression du système de commandite signe le début de la fin pour celui qui avait déjà œuvré au démantèlement de l’empire familial. Les deux années qui suivent seront marquées par le rapprochement avec Vivendi. Le groupe mené par Vincent Bolloré ne cache pas son ambition de reprendre Lagardère et accepte même de céder Editis — pour des raisons de concurrence imposées par la Commission européenne — afin de récupérer le groupe en rachetant les parts d’Amber Capital. Le 21 novembre 2023, l’OPA est validée, et Vivendi prend définitivement les rênes du conglomérat.

Si Arnaud Lagardère conserve, pour le moment, son siège de PDG, ainsi que 8,1 % du groupe, son poids est désormais essentiellement symbolique. Il a d’ailleurs dû se retirer de la présidence du groupe en avril dernier, suite à sa mise en examen. Le président est soupçonné d’avoir puisé dans les fonds de ses sociétés Lagardère SAS et Lagardère pour financer ses dépenses personnelles entre avril 2009 et décembre 2022. S’il a finalement pu reprendre ses fonctions fin juin grâce à la levée partielle de la mesure d’interdiction de gérer, le dirigeant de 63 ans est toujours mis en examen. En parallèle, l’OPA de Vivendi fait l’objet d’une enquête pour gun jumping de la Commission européenne, qui soupçonne le groupe présidé par Yannick Bolloré d’avoir placé ses pions au sein de Lagardère avant que l’institution ne donne son feu vert pour l’opération.

Quant à la fortune professionnelle d’Arnaud Lagardère, elle s’élève aujourd’hui à 254 millions d’euros, en dépit des bons scores cette année de la branche travel retail du groupe. Bien loin de ce que lui avait laissé son père. Exception faite de quelques rares années, celui qui a démantelé petit à petit Lagardère n’a fait que sombrer dans le classement des 500 fortunes de France. Tout comme le chiffre d’affaires du groupe, passé de 12 milliards d’euros en 2003 à environ 8 milliards vingt ans plus tard. A ce rythme-là, l’année prochaine pourrait être celle de sa sortie pure et simple du classement.

FT : Citadel and DE Shaw slashed Nvidia holdings ahead of market rout

Citadel and DE Shaw slashed Nvidia holdings ahead of market rout
Renaissance and Marshall Wace added to positions in chipmaking giant in second quarter, filings show

Hedge funds Citadel and DE Shaw slashed their holdings in Nvidia ahead of this month’s stock market rout while Renaissance and Marshall Wace added to their positions, in a sign of sharp divisions among managers over the outlook for the chipmaking giant.

Citadel, the most successful hedge fund of all time, ditched around 9mn shares in the second quarter of this year to take its holding to $300mn at June end, down from $1bn at the end of March, according to US regulatory filings. DE Shaw more than halved its holding to $1.4bn worth of shares by the end of June.

And Paul Singer’s Elliott Management, which recently warned investors that Nvidia was in a “bubble” and AI was “overhyped”, ditched its entire holding of 50,000 shares.

However, quantitative firm Renaissance Technologies, founded by billionaire Jim Simons, picked up 1.5mn shares, building its position to 7mn shares, worth $867mn, by the end of June. London-based Marshall Wace bought around 3.7mn shares to value its holding at $1.5bn.


Frenzied investor interest pushed Nvidia up 150 per cent in the first half of this year, after the shares more than tripled last year, as demand to build out artificial intelligence capabilities drove huge orders for the company’s advanced semiconductors.

But in the market rout earlier this month it shed around $400bn in value in a space of minutes, as investors panicked over the outlook for the global economy, although the subsequent rebound has made back some of the ground since the June high.

“Tech stocks were a haven for investors and people were pulled along the way,” said Kevin Gordon, senior investment strategist at Charles Schwab, adding that the crowded trade “exacerbated [share price] moves to the downside”.

The positions were revealed in quarterly US regulatory filings giving a snapshot of hedge funds’ holdings at the end of June. It is unclear when and at what price funds traded Nvidia shares, and whether they had changed their positions by the time of the August sell-off.

The Financial Times analysed SEC filings from 23 major hedge funds holding a total of $1.4tn in US equities. On average they sold off around 6 per cent of their holdings in Nvidia, filings showed.


Man Group and Two Sigma collectively picked up 600,000 more Nvidia shares by the end of June.

Among other members of the so-called Magnificent Seven megacap tech stocks, funds on average added to positions in Apple and Microsoft while shedding some holdings in Alphabet, Amazon, Meta and Tesla.

The filings also reveal that hedge funds Baupost and Marshall Wace picked up $30mn and $20mn worth of shares respectively in Herbalife, the multilevel marketing company that was the subject of an ill-fated $1bn short bet by Pershing Square’s Bill Ackman more than a decade ago. Shorting means betting on a lower price for a stock.

Herbalife shares have plummeted in recent years, reaching a 15-year low during the second quarter of this year, while the market capitalisation has fallen to around $800mn, as the business undergoes a restructure.

Elsewhere, funds including Qube Research built positions in Robinhood. The retail investment platform was at the centre of the “meme stock” frenzy during the coronavirus pandemic.

Shares in Gamestop, one of the stocks at the centre of the frenzy, soared during the second quarter of this year after investor Keith Gill, known as Roaring Kitty, started posting on X for the first time since 2021 before declaring a $260mn position in the video game retailer.

Man Group, Marshall Wace, Two Sigma and Renaissance declined to comment. Baupost, Citadel, DE Shaw, Qube and Viking Global did not respond to a request for comment.

WSJ : Big Four Auditing Deficiencies Level Off in Latest Inspections

Big Four Auditing Deficiencies Level Off in Latest Inspections
The firms’ U.S. units collectively had a deficiency rate of 26%, the same as a year earlier, with the PCAOB chair calling the overall results still unacceptable

PricewaterhouseCoopers and Deloitte experienced greater deficiencies in their audits of public companies’ 2022 financial statements compared with the previous year, while the overall rate of Big Four accounting firms’ shortcomings stabilized, according to the latest annual inspection reports.

The Public Company Accounting Oversight Board last year inspected 230 audits conducted by the Big Four firms in the U.S.—Deloitte, Ernst & Young, KPMG and PricewaterhouseCoopers—up from 215 a year earlier. The firms collectively had an average deficiency rate of about 26%, the same as a year earlier. PCAOB Chair Erica Williams said the findings from the inspections released Thursday, which covered audits of 2022 financials, were still unacceptable.

The Big Four averaged a rate of 20% over the previous five years, reports show.

The regulator inspects portions of selected U.S. public-company audits to evaluate firms’ state of compliance and assess the controls they use to test the quality of their work. A deficiency means the audit firm failed to obtain sufficient evidence to back up its opinion.

Deloitte and PwC’s U.S. units had rates of 21% and 18%, respectively, both up from 17% and 9% a year earlier. EY continued to have the highest deficiency rate among the Big Four in the U.S., at 37%, down from 46% the year prior, which marked a surge from 21% the year before that. KPMG’s rate fell to 26% from 30%.

KPMG said it is proud of its efforts to enhance audit quality. “Our focus remains on investing in our system of quality control, people and technology to support the capital markets,” a KPMG spokesman said.

Some of Deloitte’s deficiencies involved the identifying of controls related to a significant account. Certain PwC deficiencies pertained to the testing of data or reports used in substantive testing.

Deloitte continues to make substantial investments to boost audit quality and meet investors’ evolving needs, a spokesman said. PwC is continuously seeking to improve its “culture of quality, transparency, integrity and independence,” a spokeswoman said.

EY’s audit shortcomings largely related to how the firm addresses the risk of a material misstatement and tests controls over the accuracy and completeness of data or reports used in the operation of controls.

Following the 2022 inspection finding that EY’s deficiency rate rose sharply, the firm has said it revamped its audit practice by simplifying and standardizing its approach and building centralized teams to provide audit support on various topics.

“While we have seen improvement in our inspection findings in the 2023 report, the majority of our transformation initiatives occurred during the 2023 audit cycle,” an EY spokeswoman said, adding that the firm expects its inspection results to show continued progress in part due to related investments.

Grant Thornton and BDO, two global accounting and consulting networks outside of the Big Four, saw their U.S. deficiencies climb to an even greater degree, an average of 70% based on a combined 57 audits. Grant Thornton’s rate rose to 54% from 31%, and BDO’s climbed to 86% from 66%.

BDO has made numerous investments to strengthen the quality of its audits over the past two years, a spokeswoman said. Grant Thornton said it remains dedicated to its quality-related initiatives.

Traditionally, Grant Thornton, which in May sold a stake to a group led by private-equity firm New Mountain Capital, and BDO have had higher deficiency rates than that of the Big Four, based on a smaller pool of audits selected for review. The firms averaged 39% over the previous five years.

BF Borgers, which was banned from public-company work by the Securities and Exchange Commission in May for alleged fraud, received a 100% deficiency rate for the third straight year. The firm’s biggest client was Trump Media & Technology Group until the Truth Social owner fired it following the SEC claims.

“These inspection results point to some small signs of movement in the right direction,” PCAOB’s Williams said in a statement, referring to the reports for the Big Four and 10 other firms. “Still, overall deficiency rates are unacceptable, and firms must do better. Now is the time to double down on efforts to improve and deliver the audit quality investors deserve.”

The reports arrive just six months after the previous batch as the PCAOB works to release the findings closer to when the inspections occurred.
BF Borgers didn’t immediately respond to a request for comment. Deloitte is a sponsor of CFO Journal.

WSJ : Edgar Bronfman Prepares Bid for Paramount Parent National Amusements

Edgar Bronfman Prepares Bid for Paramount Parent National Amusements
Potential bid could come in together in coming days, ahead of Aug. 21 end of ‘go-shop period’

Media executive Edgar Bronfman Jr. is preparing a bid for National Amusements, the family company that controls Paramount Global PARA 7.43%increase; green up pointing triangle, in what would mark the latest twist in one of the messiest media mergers in recent history.

Bronfman, who formerly ran Warner Music and liquor giant Seagram, has held discussions to team up with a number of individuals and companies to back his bid, according to people familiar with the matter. They include Fortress Investment Group and streaming-device maker Roku ROKU 4.06%increase; green up pointing triangle.

A bid could be made in the coming days, the people said. Discussions are still ongoing and it remains possible that no formal bid comes out of the effort.

If a bid is made, it would come more than a month after Paramount’s controlling shareholder Shari Redstone agreed to sell her media empire to David Ellison’s Skydance Media, in a complex deal that saw many fits and turns.

That deal is subject to a “go-shop period,” when other potential buyers can make offers, which ends Aug. 21. And if Paramount does choose to go with another offer, it will owe Skydance a breakup fee of $400 million, according to a securities filing.

WWD : Pharrell Williams on His Love for Water, His Latest Collaboration With Evi

Pharrell Williams on His Love for Water, His Latest Collaboration With Evian and What’s Coming From Humanrace
Williams' brand Humanrace is launching a limited-edition apparel collection in collaboration with Evian inspired by tennis, just in time for the U.S. Open.

Pharrell Williams is embracing his love for water through his new partnership with Evian.

With his brand Humanrace, Williams has teamed with Evian to design an all-gender, limited-edition, tennis-inspired apparel collection just in time for the U.S. Open, which kicks off on Aug. 26. Evian has been the official water for the U.S. Open for more than 30 years now.

“I love water. Water is such an integral element in my life,” Williams told WWD by phone. “My life is all about water. I write in the shower. I write in the bath. I write in the pool. I write anywhere, anytime that I’m near water. I get super inspired by that. I even love warm rain. I love, love, love water.”

The collection, which took six months to develop and was made in the U.S., was inspired by the concept of joy, according to Humanrace cofounder and chief executive officer Rachel Muscat. In addition, the collection was inspired by tennis fashion and includes several unisex athleisure-style items like oversize T-shirts, quarter zips and an expandable bag, ranging in price from $70 to $195.

“We created a loose fit capsule collection that’s inspired by the lifestyle of tennis,” Williams said via email. “You’ll see these cues in the design whether it’s the polo collar or the pop of lilac that acts as a nod to Evian’s classic pink. It’s all about being well and supporting an active lifestyle.”

Williams, who is a tennis fan, joked: “I love tennis because I actually suck [at it].…I do love the clothes, especially the late ’70s and the ’80s, super inspired by that. Arthur Ashe happens to be from Virginia. I channel him a lot with fashion.”

Williams previously worked with Evian in May on their Mountain of Youth campaign, which featured his song with Voices of Fire titled “Joy (Unspeakable).”

“Seeing what we’ve been able to do together, from this Humanrace collaboration to the way that they use the song ‘Joy,’ and the way that they made that feel and the jubilant energy that Evian has, it’s been fun. It continues to be fun,” Williams said of his ongoing partnership with Evian. “The idea that Evian would partner with someone who comes from a marginalized community, like myself, this is more than a dream come true, because I’ve always been obsessed with water.”

Williams also recently collaborated with Tiffany & Co. on the Titan collection, which was heavily inspired by water as well. Williams shared several of his connections to water, including growing up in a community called Atlantis in Virginia Beach, regularly attending an oceanfront festival called Neptune Festival with his grandmother and, of course, The Neptunes, the name of his record production duo with Chad Hugo; it’s these connections that make this an aligned partnership as per Williams.

With his brand Humanrace, which has done an array of other collaborations with brands like Dover Street Market and Adidas, Williams is doubling down on wellness.

“We want to leave every category better than the way we found it,” he said.

According to Williams, there’s also more on the horizon with Evian.

“This is the beginning of the chapter,” he said.

WWD : Small Businesses Remain Optimistic for the Rest of the Year, Amid a Tumult

Small Businesses Remain Optimistic for the Rest of the Year, Amid a Tumultuous Economy
The new Amex Trendex looks at the state of small businesses, their attitudes toward their end-of-year expectations and integration of AI into their businesses.

In the newly published fourth Amex Trendex: Small Business Edition, the report looked at the current state of small businesses and the outlook for the rest of the year. The study was conducted by Morning Consult LLC on behalf of American Express and surveyed more than 1,100 U.S. small business financial decision-makers, including more than 500 businesses with 10 employees or less, 400 businesses with 11 to 100 employees and 200 businesses with 101 to 500 employees.

Notably, nine out of 10 businesses reported that they remain optimistic about the company achieving its end-of-year goals. While the past few years of pandemics, increasingly high cost of living and a volatile market have made SMB owners get creative and think outside the box, 87 percent of SMB owners said that they feel more confident in their business ownership skills over the years.

“Even in an uncertain environment, business owners have grown to be not just comfortable but confident,” said Gina Taylor Cotter, executive vice president and general manager of small business products at American Express. “They have adapted to this new normal. They’ve learned how to be scrappy, savvy and flexible over the past couple of years, and they’re taking advantage of what they’ve learned as they prepare for the future.”

Because of the continued uncertainty, SMB owners are finding new ways to approach customers and meet their increasingly demanding needs — with 57 percent of SMBs creating a social media profile of their business and nearly a third (32 percent) doing so for the first time. And a third (33 percent) of SMB owners reported collaborations with a brand in the past year.

One important aspect of SMBs reported as a key to success is having the financial tools to do so — 83 percent of respondents agreed that the “financial tools to run their businesses are just as important as those they use to make or sell their product or service.”

Millennials and Gen Z SMB owners are also seeing the possibilities that the future holds for them, but they are being more selective about where they spend their time and money. Expanding into new sectors is a major goal of Millennial and Gen Z survey respondents, with the younger generations increasingly interested in scaling their businesses to new locations over the long term. And the top goal overall for Gen Z and Millennials (55 percent) and Gen X and Boomers (54 percent) remains business longevity.

“Younger, digitally savvy generations see opportunity in the future,” Cotter explained. “Having come into business ownership with years of experience using social media and digital platforms, they’re redefining how businesses reach and engage with their customers in new and often more meaningful ways.”

As artificial intelligence continues to be a major part of today’s world, younger SMB owners are almost twice as likely to use AI — 70 percent of Millennials and Gen Z see themselves as early adopters of the technology, nearly double that of Gen X and Boomers (36 percent). Moreover, 60 percent of Millennials and Gen Z see themselves running a digitally native business, as compared to 36 percent of Gen Z and Boomers.

Nearly 59 percent of all Millennial and Gen Z respondents said their business currently uses AI, with these two cohorts most likely to use AI for automating routine tasks and cash flow analytics. With 34 percent of Gen X and Boomers using AI in their business, they use the technology for chatbots and virtual assistance, fraud protection and workforce management.

And across all generations, the most common uses for AI include analyzing customer data (39 percent), chatbots and virtual assistants (39 percent) and content creation (33 percent). The small businesses implementing AI said they feel they have a competitive edge — 48 percent of businesses using AI said they feel they’re “more prepared than their competitors when it comes to keeping with trends and changing customer preferences.”

One major takeaway for Cotter is that community has “always mattered for small businesses.” Cotter cites that while Main Street used to be the major hub for community, they have now migrated online where businesses’ customers now reside.

In other Amex news, Resy recently introduced a new “Discover” tab on the Resy iOS Apple app to give more access to the restaurant reservation service’s editorial content. The integration of its editorial content within the app is to help cut down on restaurant research and give its patrons curated and trusted recommendations to then book a reservation.

The Discover tab includes Resy’s “Hit Lists” and “New on Resy” — curated by its editorial team is updated monthly for top dining in U.S. cities, spotlighting newly opened restaurants, intel on best dishes to order, how to snag reservations at the hottest spots and spotlighting restaurant owners and chefs. Resy also recently launched its shareable Lists, to find where Resy chefs enjoy eating.