(La Tribune) Interview of Total CEO - see oil @ $100/$110 - no timing

Le prix du baril remontera mécaniquement quand le marché se rendra compte des risques de sous-investissement dans le secteur pétrolier, estime Philippe Boisseau, numéro deux de Total. Responsable de la branche Marketing et Services, il explique la nouvelle stratégie en matière de distribution du groupe, qui, avec Total Contact et Total Access, s’adapte à la demande des automobilistes. La station du futur offrira un mix d’énergies plus large, dont la recharge électrique, des services de proximité et une connexion Internet. Patron également de la branche Energies Nouvelles, il précise les ambitions du groupe dans le solaire, dont Total est devenu, avec SunPower, le numéro deux mondial.

La Tribune. Quelle est votre analyse des éléments structurels et conjoncturels sur la baisse du prix de pétrole ?
Philippe Boisseau. Les fondamentaux du marché mondial du pétrole et du gaz n'ont pas véritablement changé. Pourquoi une baisse aussi brutale ? La principale explication tient, d'une part, à la croissance plus rapide que prévue de la production de pétrole tirée par les États-Unis et, d'autre part, à une anticipation de la baisse de la demande en raison du ralentissement de l'économie mondiale. Les opérateurs craignent un excès d'offre sur le marché, estimé de 1 à 2 millions de barils par jour. Dans ce contexte, l'équilibre va dépendre de leurs investissements. S'ils arrêtaient brutalement d'investir, la production déclinerait très vite, de l'ordre de 5% par an. Cela représente environ 4 millions de barils par jour en moins. On devrait alors faire face à un déséquilibre en faveur de l'offre avec, sans doute, une remontée brutale du baril. Ce phénomène de yo-yo n'est bon pour personne. Pour rentabiliser des projets plus complexes, il est préférable de revenir au prix moyen que nous avons connu ces trois dernières années. L'équation n'est donc pas simple à résoudre.

Avez-vous une estimation de la remontée du prix du baril ?
La question n'est pas à quel prix il va remonter. Mais quand ? Il existe une multitude de facteurs à prendre en compte. La baisse du prix du pétrole devrait durer encore un certain temps, mais il s'agit d'un phénomène de relativement court terme. Le baril devrait se rétablir assez rapidement à son prix d'équilibre (entre 100 et 110 dollars, Ndlr).

C'est-à-dire ?
Je n'ai pas de boule de cristal. La vitesse de la remontée du prix dépendra de la réaction de l'ensemble des producteurs de pétrole, de la reprise ou non de la croissance de la consommation, en Asie et en Chine, notamment. Les paramètres sont trop nombreux pour prévoir exactement quand les prix remonteront.

Que pensez-vous de la fameuse théorie du complot qui a circulé à Davos, comme quoi les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite ont voulu punir la Russie ?
Je ne suis pas un adepte de la théorie du complot. Le phénomène dont nous parlons est avant tout économique. Il est lié au fonctionnement du marché.

Mais l'Arabie Saoudite n'a-t-elle pas voulu réguler l'industrie du pétrole de schiste aux Etats-Unis ?
Je n'y crois pas. Les prix d'équilibre du marché sont des prix élevés. A 50 dollars le baril, un certain nombre de petites sociétés américaines vont arrêter de produire. Mais, dès que le prix du baril remontera, la production repartira. Un pays producteur, pour lequel le pétrole représente une part essentielle de ses ressources, ne peut réduire intentionnellement ses revenus si, au fond, c'est pour ne rien résoudre.

La mort du roi Abdallah va-t-elle changer la donne du marché du pétrole ?
Le roi Salmane a déjà dit que la politique pétrolière du Royaume resterait inchangée. Cette succession, qui était de surcroît organisée de longue date, ne devrait pas changer la donne en matière énergétique.

Quel est l'impact de la baisse du prix de pétrole sur les investissements ?
Avec un baril à 50 dollars, il est clair que toutes les compagnies pétrolières doivent s'adapter et réévaluer leur politique d'investissements. Les très grands projets, qui sont déjà lancés, sont naturellement difficiles à arrêter. Mais il y a une marge de manœuvre sur un certain nombre d'investissements de plus court terme, par exemple des forages sur des champs matures dont la production décline. Ce type d'investissements va se ralentir fortement, pour la simple raison qu'ils ne sont plus rentables. Il y aura donc un impact très clair en 2015 pour l'ensemble des compagnies pétrolières qui vont réduire notablement leurs dépenses. Cela signifiera une baisse de la production globale de l'ensemble des opérateurs pétroliers mondiaux. Quand l'équilibre sera retrouvé, les investissements reprendront globalement leur rythme. Pour 2015, Total envisage de réduire les siens de 10%.

La baisse des prix du pétrole va-t-elle relancer une guerre des prix à la pompe en France et ailleurs?
Au niveau mondial, dans tous les pays où les prix sont libéralisés, la concurrence est déjà très forte. Son intensité ne faiblit pas avec la baisse des prix du pétrole. Il en va de même en France. En revanche, dans des pays où le prix du pétrole est subventionné et où les prix sont régulés, les Etats peuvent saisir l'opportunité de la baisse de ces prix du pétrole pour réduire leurs subventions, qui ont un coût budgétaire colossal. Un certain nombre de pays vont profiter de cette baisse pour assainir leurs finances publiques.

Et en France ?
La France est tout simplement un des marchés les plus compétitifs d'Europe ! La grande distribution y détient 62% de part de marché. Sa logique est de vendre à des marges très faibles, voire pratiquement nulles, pour attirer les consommateurs dans ses rayons. Total est donc en concurrence avec des distributeurs pour qui les produits pétroliers ne sont que des produits d'appel. Encore une fois, le repli du baril ne change rien à la concurrence. Les prix à la pompe baissent et c'est une bonne nouvelle pour l'automobiliste français, même si les taxes et la chute de l'euro limitent cette baisse.

Quel est le bilan de Total Access ?
Le bilan est plus que positif, 600.000 clients viennent désormais chaque jour faire le plein dans une station Total Access ! Les stations Total Access ont permis à notre réseau de gagner plus de deux points de part de marché en deux ans. C'est la première fois en 30 ans que la part de marché de la grande distribution est en recul. A la base, c'était un pari audacieux : proposer les prix parmi les plus bas du marché tout en maintenant une qualité élevée des produits et des services disponibles dans ces stations. C'est ce qui fait notre différence. Ce modèle fonctionne car nous sommes parvenus à attirer de nombreux automobilistes supplémentaires et à tripler nos volumes de ventes. Ce projet continue de se développer mais, au-delà de leur préoccupation sur les prix du carburant, nos clients expriment aussi d'autres choses. C'est en étant à leur écoute que nous modernisons notre réseau de stations-service.

Un exemple ?
Les automobilistes vont trouver du Wi-Fi à partir de l'été prochain dans toutes les stations Total en France. Plus largement, nous repensons actuellement notre réseau en profondeur et allons le faire évoluer en pensant à nos clients et en cherchant à répondre à leurs besoins. Les stations Total Access accueillent en grande majorité les particuliers, qui veulent profiter de prix compétitifs. Puis, il y a ceux qui voyagent, notamment les professionnels, qui vont trouver une offre de services adaptée dans toutes nos stations situées sur les autoroutes et les grands axes qu'ils empruntent quotidiennement. Nous voulons adapter les caractéristiques de toutes nos stations aux besoins spécifiques de nos clients.

D'où votre nouveau concept, Total Contact.
Effectivement. La station Total Contact, ce sera un peu la station proche de chez soi, la station où nos clients vont pouvoir trouver les services de proximité dont ils ont besoin : dépôt de pain, journaux, relais colis... Nous allons développer ce concept progressivement et prioritairement dans les zones rurales ou périurbaines, là où il répond à un véritable besoin. Le choix des stations que nous allons transformer sera étudié au cas par cas, en fonction du lieu et des besoins en ravitaillement de chaque endroit. Nous allons en ouvrir au moins une cette année, puis plusieurs en 2016, avec pour ambition d'atteindre un réseau de plusieurs centaines de stations ensuite.

Le gérant d'une station pourra-t-il se substituer à l'Etat en proposant des services étatiques comme la vente de timbres?
Ce n'est pas envisagé. Nous souhaitons simplement rendre des services à nos clients, qui en expriment le besoin. Nous avons une démarche extrêmement pragmatique. Notre métier n'est pas une science exacte. Avant de lancer Total Access, nous avons réalisé des tests jusqu'à trouver la formule gagnante. Avec Total Contact, c'est pareil. Je ne peux pas vous dire quelle sera cette formule gagnante, mais je peux vous dire qu'un besoin existe et que nous voulons y répondre. C'est une opportunité de business intéressante : Total n'a pas d'équivalent en France dans le maillage territorial: 9 Français sur 10 vivent aujourd'hui à moins de 10 kilomètres d'une station Total. C'est aussi l'occasion pour nous de prolonger la durée de vie de stations, dont certaines sont en difficulté. Notre intérêt rejoint celui de nos clients.

A quoi ressemblera la station de demain ?
Le mix d'énergies proposées dans nos stations demain sera sans doute un peu plus large. Nos stations accueilleront probablement un certain nombre de bornes de recharge électrique, mais le marché de la voiture électrique est appelé à rester un marché citadin. Dans dix ans, ces véhicules seront essentiellement utilisés pour des trajets urbains ou péri-urbains. Les automobilistes rechargeront leurs voitures au bureau, au supermarché pendant leurs courses, ou surtout chez eux, la nuit. Mais il est peu probable qu'ils viennent passer une heure dans une station-service pour recharger leur voiture, même si nous serions très heureux de les y accueillir. C'est la même chose pour l'hydrogène, qui est une énergie dont le potentiel est vraiment prometteur, mais reste peu développée par les constructeurs automobiles. Nous expérimentons d'ailleurs cette technologie dans des stations hydrogène en Allemagne. Ce sont des activités qui se développeront de façon très progressive. Total est en veille sur ces évolutions et expérimente toutes les nouvelles innovations qui apporteront une vraie valeur ajoutée à nos clients. Car dans 10, 20 ou 30 ans, la station-service devra toujours répondre aux besoins qui seront ceux de nos clients.

Qu'est-ce qui compte alors ?
Ce qui compte par exemple, c'est de répondre aux besoins digitaux de clients toujours plus connectés. Cette notion se développe considérablement. De plus en plus de clients vont nous demander de payer par téléphone, de payer sans contact, d'avoir en temps réel des informations qui arrivent chez eux sur la disponibilité des produits en station. En outre, les clients, qui choisiront l'application Total, sauront par exemple s'il y a de l'attente à la pompe ou au lavage. C'est ce type de relation avec le client qui va se développer. La station de demain est une station connectée aux clients.

Il y a de moins en moins de stations-service en ville. Est-ce inéluctable ?
La fermeture des stations dans un certain nombre de villes, notamment à Paris, commence à poser un gros problème aux clients particuliers ou professionnels pour s'approvisionner en carburant. Il existe par exemple à Paris une volonté de limiter le renouvellement des concessions accordées à des stations-service. Cela pousse Total et nos concurrents à fermer des stations. Le nombre de stations à Paris a été divisé par trois en dix ans, passant de 235 à seulement 67 stations. C'est un vrai sujet, avec des conséquences parfois un peu déroutantes. La raréfaction des points de vente à Paris pousse les automobilistes à rouler plus longtemps pour aller faire leur plein. Ce n'est pas bon pour la réduction de la circulation et donc de la pollution.

La fermeture des raffineries en France et en Europe est-elle, elle aussi, inéluctable?
Le Groupe a pris l'engagement de ne fermer aucun site industriel en France. Dans le raffinage, où il existe une surcapacité, Total réfléchit à la transformation de certaines de nos activités pour avoir des sites durables. Et pour être durable, il faut être rentable. Il faut avoir une vision d'ensemble sur ce sujet. Compte tenu de la politique menée par l'ensemble des pays européens sur la taxation des produits pétroliers, tous les constructeurs ont progressivement baissé la consommation de leurs modèles. C'est d'ailleurs une demande forte de leurs clients : ils développent des moteurs hybrides et allègent le poids des voitures avec des matériaux de plus en plus légers. Les voitures consomment donc de moins en moins, d'année en année. Cette tendance va se poursuivre. Dans dix ans, la moitié des nouveaux véhicules vendus en Europe seront des véhicules hybrides. Notre responsabilité est de nous adapter à un besoin qui se rétrécit.

Êtes-vous satisfait de l'activité de votre branche Marketing & Services en 2014?
L'année 2014 n'a pas été facile, avec une conjoncture économique globalement moins bonne que prévue dans le monde, et nous avons connu l'une des années les plus chaudes du siècle. Des conditions peu favorables aux ventes de fioul de chauffage ou de GPL. Dans ce contexte, l'activité Marketing & Services a très bien résisté et même performé pour terminer 2014 en ligne avec nos objectifs. Nous poursuivons une stratégie de développement volontariste, essentiellement organique, en concentrant nos efforts sur les zones de forte croissance. C'est le cas de l'Afrique par exemple. Nous y sommes désormais leader dans la distribution de carburants notamment, et nous avons l'ambition d'y doubler de taille d'ici à 5 ans. D'ici à 2020, la demande africaine en produits pétroliers dépassera d'ailleurs celle du Vieux continent et nous sommes parfaitement positionnés pour capter cette croissance.

Quel sera le mix énergétique proposé par Total en 2050?
L'évolution du groupe reflètera l'évolution du mix énergétique mondial. A long terme, la demande globale en énergie sur notre planète est telle que nous aurons besoin de toutes les énergies, qu'elles soient conventionnelles, non-conventionnelles ou renouvelables. Les hydrocarbures resteront donc présents en proportion importante dans un mix qui sera, quant à lui, plus diversifié. J'imagine donc toujours Total principalement producteur d'hydrocarbures, mais, je l'espère, avec une part d'énergies renouvelables (solaire et biomasse) nettement plus importante.

Justement, quelles sont les perspectives du solaire ?
La croissance du secteur solaire s'est accélérée. Nous anticipons, pour au moins les cinq prochaines années à venir, une consommation d'énergie solaire en hausse de 12% par an. Cette croissance est même beaucoup plus forte que ce que nous avions imaginé dans nos prévisions initiales. D'ailleurs, depuis cinq ans, les chiffres du marché n'ont cessé de dépasser nos prévisions de croissance. Parallèlement, SunPower a montré une efficacité impressionnante dans la réduction de ses coûts de production rendant aujourd'hui le solaire compétitif face aux énergies conventionnelles dans une vingtaine de pays dans le monde. Aujourd'hui, le solaire y est rentable sans subvention.

Quels pays?
Ce sont tous les pays où le coût d'une centrale solaire complète est payé simplement par les économies de gaz ou de pétrole réalisées en produisant du solaire. Des pays où il y a du soleil mais où l'électricité est chère parce qu'elle est produite à partir de diesel ou de GNL importé, comme au Chili ou en Afrique du Sud... Pourquoi ? Le coût de production des centrales solaires se compare directement à ceux des centrales traditionnelles. Les gains d'économies en fioul lourd ou en gaz générés par une centrale solaire sont donc déterminants. A l'image de l'Arabie Saoudite qui brûle beaucoup de fioul.

Et pour les installations sur les toits ?
Dans le prix de l'électricité, un consommateur paie les coûts de production et de distribution pour amener l'électricité jusqu'à chez lui. Prenons l'exemple de la Californie : alors que le gaz n'est pas cher, les coûts de distribution y sont élevés. Il devient donc rentable pour un client individuel d'installer des panneaux solaires sur son toit et de produire son électricité plutôt que de faire venir de l'énergie à lui par le réseau. C'est d'ailleurs pour cette raison que le solaire se développe aussi rapidement aux Etats-Unis, alors que le prix du gaz est bas. Mettre des panneaux solaires sur les toits, c'est aujourd'hui rentable aux Etats-Unis.

Ce qui n'est pas tout à fait le cas en France ?
En France, c'est un autre problème. La France souffre de plusieurs difficultés qui viennent freiner le développement du solaire. La première est plutôt une bonne nouvelle pour les Français : la production d'électricité n'y est pas chère. En revanche, les 3 autres obstacles, pourraient être levés grâce à une action des pouvoirs publics. Avant tout, la filière solaire a besoin d'une labellisation urgente. Quand vous achetez aujourd'hui des panneaux solaires avec une durée de vie de 25 ans, vous n'avez que la parole du constructeur ou de l'installateur pour vous le garantir. Si votre panneau s'arrête de produire au bout de 10 ans, vous faites une perte considérable puisque la rentabilité de votre projet se calcule sur 25 ans. Il est donc essentiel de créer un organe indépendant qui puisse garantir la qualité des panneaux. Nous plaidons auprès des pouvoirs publics, notamment européens, pour la mise en place d'une véritable labellisation qui s'appliquerait à l'ensemble du secteur et qui aiderait les clients à savoir ce qu'ils achètent. Pour le moment, cette protection du consommateur tarde à se mettre en place, alors que le taux de défaillance lié à des panneaux de mauvaise qualité ne cesse de s'accroître. C'est un vrai handicap au développement du solaire, en France comme dans le reste de l'Europe.

Et les deux autres difficultés?
Les deux autres difficultés sont des exceptions françaises. La première tient aux délais de raccordement d'une installation solaire au réseau d'ERDF qui sont beaucoup trop longs. Ce délai s'élève souvent à plus d'un an, alors qu'en Allemagne, il n'est que de 6 ou 7 semaines. Cela entraîne des coûts importants d'immobilisation du capital engagé par les particuliers ou les professionnels. La seconde difficulté est liée à la place encore relativement marginale du solaire en France. Il n'y a pas encore de transparence sur les conditions d'installation des panneaux, ni d'efficacité dans l'organisation de cette filière. Il faut travailler sur l'amélioration de la formation des installateurs et la transparence de leurs coûts. Car tout cela n'aide pas à rendre l'industrie plus compétitive. Quand le même panneau après installation revient deux fois plus cher en France qu'en Allemagne, il faut se poser des questions...

Le solaire ne va-t-il pas tout simplement à l'encontre du business model d'ERDF?
C'est le cas en France comme dans le reste du monde. Il est clair que le développement du solaire se heurte aux "business models" des sociétés de distribution d'électricité, qui ont dû mal à rentabiliser leur réseau avec l'essor de cette nouvelle énergie. Mais le mouvement qui s'opère aux Etats-Unis est très intéressant. Aujourd'hui, les sociétés de distribution d'électricité, après avoir résisté, ont compris que cette évolution était inéluctable. Il valait donc mieux réfléchir à comment l'accompagner, en se mettant du côté des clients, plutôt que d'aller contre leurs intérêts. En Europe, EON en Allemagne a par exemple suivi ce mouvement. Les distributeurs d'électricité vont progressivement se mettre à intégrer le solaire comme une donnée inéluctable de l'évolution de leur "business model" parce que les clients le leur demandent.

Ségolène Royal a-t-elle conscience des difficultés du marché du solaire?
Je crois que la réflexion progresse en France sur le sujet. La mise en place d'une labellisation efficace serait un progrès décisif.

Y compris dans les tarifs?
Les mesures qui ont été prises récemment par le gouvernement pour faire évoluer le système des tarifs d'achat avec un dispositif de vente de l'électricité produite par les renouvelables au prix du marché, assorti d'une subvention variable, vont dans le bon sens. Elles évitent un poids trop lourd des subventions et font entrer une logique de marché dans le solaire. Nous en avons besoin, car le vrai défi du solaire tient dans sa capacité à se développer et être rentable sans mécanismes de soutien.

Quelle est la part de marché de Total dans le solaire ?
Le solaire est un vrai pari industriel pour Total. Nous pesons 3% du marché mondial du solaire en termes de puissance installée. A titre de comparaison, notre production d'hydrocarbures représente 1,5 % du marché mondial. Nous sommes le numéro 2 mondial du solaire par le chiffre d'affaires. C'est un bon début, non ? Cela veut dire que Total y croit et que nous avons réalisé, avec SunPower, un investissement à la taille de ce marché. Nous avons construit et opérons en Californie le projet Solar Star. C'est la plus grande ferme solaire au monde avec une puissance de 700 MW, c'est l'équivalent d'une centrale nucléaire. Aujourd'hui, Total produit de l'électricité solaire notamment aux Emirats Arabes Unis, au Chili, en Afrique du Sud...

En termes de capacités de production ?
Nous nous situons autour de la 10e place, nos carnets de commande sont pleins et nous projetons avec SunPower de tripler nos capacités de production d'ici à 5 ans. La différence, c'est qu'aujourd'hui la plupart des acteurs du solaire ne sont pas intégrés comme Total. Nous sommes aujourd'hui le seul acteur du marché d'envergure mondiale à évoluer en tant qu'opérateur intégré, de la recherche & développement dans le photovoltaïque jusqu'à la gestion de la ressource électrique d'une habitation, en passant par la conception de grandes centrales solaires.

Pourquoi avoir cédé Solar Star ?
A l'époque, Total aurait dû investir des montants importants à un moment où SunPower et l'ensemble du secteur traversaient une période difficile. Nous avions déjà mis beaucoup d'argent dans SunPower, près d'1,3 milliard de dollars. Nous avons donc cédé Solar Star à une entreprise appartenant à Warren Buffet, tout en continuant d'assurer la construction de la centrale qui sera livrée d'ici fin 2015. Aujourd'hui, nous restons opérateur de Solar Star. Les temps ont changé. SunPower, qui a su depuis développer une véritable maîtrise et expertise dans la construction de projets solaires d'envergure, crée désormais beaucoup plus de valeur en ne cédant les projets qu'après leur entrée en service, voire même en restant copropriétaire des projets pendant leur exploitation.

Avez-vous l'intention de monter à 100% de SunPower ?
Maintenir une partie du capital de SunPower sur le marché a une vraie vertu. Pour deux raisons. D'abord, ces sociétés ne sont que plus efficaces si elles sont managées selon le « business model » de la Silicon Valley. La réactivité de SunPower pour baisser les coûts est liée à ce mode de management qui repose sur des « incentives » (primes, ndlr) donnés aux personnels sous forme d'actions. Les performances boursières de SunPower sont donc un levier considérable pour manager l'entreprise. C'est pour cela que nous ne sommes pas entrés à 100 % au début et que nous sommes bien à 60%. Nous avons tenu à préserver cette culture qui était la garantie du succès de SunPower. Il y a une deuxième raison liée à la nature même de cet actif qui ne fait pas partie des métiers historiques du groupe. Le cours de l'action SunPower nous permet de disposer d'une mesure extérieure de la performance de son activité. C'est fondamental pour savoir où nous en sommes.

Quelle est la stratégie de croissance de Total dans le solaire ?
A la base de notre stratégie, il y a la technologie de SunPower. Elle est très, très en avance sur le reste de la concurrence. Nos cellules photovoltaïques sont les plus efficaces au niveau mondial. Nos usines produisent des cellules qui transforment 25% de la lumière du soleil en électricité, quand le reste de l'industrie est à 17%. Un avantage tel que pour nous, grandir autrement que par croissance organique n'aurait pas de sens. Nous avons lancé récemment la construction d'une nouvelle usine de cellules aux Philippines qui sera mise en service au troisième trimestre 2015. Elle contribuera, avec d'autres projets, à booster notre capacité de production dans les années à venir. Je vous rappelle que nous voulons tripler notre production en 5 ans.

Quel va être l'impact de votre nouvelle usine aux Philippines ?
Cette usine de 400 MW va permettre à Total d'augmenter sa capacité de production de 40% en année pleine. Nos carnets de commandes aujourd'hui sont pleins avec nos capacités actuelles. Cette usine va faire du bien !

L'ensemble de vos activités dans les énergies renouvelables sont-elles rentables ?
Aujourd'hui le solaire, qui gagne de l'argent, vient compenser l'activité biotechnologies, qui est une activité de recherche dans laquelle on investit pour le moment. L'ensemble est donc à l'équilibre.

Quels sont les prochains défis de l'industrie solaire ?
Il y a toujours un défi économique. Il faut garder une capacité de réaction extrêmement forte parce que les opérateurs du solaire évoluent rapidement. Il faut baisser les coûts dans tous les domaines : dans les cellules, qui ne représentent qu'un tiers du coût global, mais aussi dans l'installation. Sur le plan financier, Total doit avoir accès à des structures de financement aux Etats-Unis qui prêtent à des coûts de capital très bas et sur lesquelles s'appuient les concurrents de SunPower. L' accès à ce type de financement bon marché est important pour le développement du solaire.

Et sur le plan technologique? Le stockage ?
SunPower se positionne en particulier sur deux besoins. Il y a d'abord le service aux clients, c'est-à-dire manager les besoins énergétiques du client dans une maison. De plus en plus de clients vont demander à ce qu'on les aide à optimiser leur consommation avec des systèmes de gestion intelligents. C'est très clairement une direction vers laquelle SunPower veut se développer. Le stockage de l'électricité, qui trouve sa place dans cette nouvelle demande.

Quand pensez-vous avoir un système de stockage performant ?
Techniquement, bientôt. Economiquement, dans les années qui viennent. Des technologies vont émerger très rapidement parce qu'il y a aujourd'hui des pays et des états américains, qui subventionnent des projets. L'Allemagne par exemple le fait. Je pense qu'un système rentable et performant devrait voir le jour dans cinq ans environ. C'est demain et Total veut être à ce rendez-vous. Nous avons d'ailleurs engagé des coopération avec cinq start-up, qui développent cinq technologies de stockage différentes. Tout l'enjeu, c'est de développer des systèmes de stockage à des coûts compétitifs. SunPower investit également dans des start-up, qui savent gérer la demande des clients.

L'arrivée de ces systèmes de stockage performant va-t-il transformer brutalement le marché mondial du solaire ?
Non, pour deux raisons. L'impact sera progressif, le coût du stockage restant encore très élevé. Avant que la combinaison du stockage et du solaire ne fournisse une solution véritablement économique par rapport aux moyens traditionnels de produire de l'électricité, il va se passer un certain nombre d'années. Aujourd'hui, le solaire représente 1 % de la production d'électricité mondiale et même avec une croissance de 12 % par an, il représentera à la fin de la décennie 2% ou 3%. Et en 2030 peut-être 10% ou 11%. C'est bien, mais ce n'est pas encore le grand soir. L'énergie est une industrie de long terme, qui a besoin de temps. Avec un peu de patience et d'après l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), le solaire pourrait représenter la 1ère source de production d'électricité dans le monde d'ici 2050.

Sur les biotechnologies, notamment la biomasse, quel est votre stratégie ?
Nous construisons notre modèle en marchant, à l'image de ce que nous avons fait dans le solaire. Nous avons investi il y a quelques années dans Amyris, une start-up caliornienne capable grâce à des levures modifiées génétiquement, de transformer du sucre en molécules de base pour les carburants et la chimie. Amyris parvient à produire du pétrole vert en reproduisant, en quelques semaines, ce que la nature a mis des dizaines de millions d'années à faire. Cette technologie trouve de nombreuses applications. Elle permet de développer des biocarburants, des lubrifiants, des adjuvants pour les pneus, mais aussi des parfums, des cosmétiques ou encore des vaccins...

Avez-vous l'espoir de développer un biocarburant compétitif ?
A la fin d'année, nous aurons un biokérosène autour de 3 à 4 dollars le litre en coût de production. Cela reste encore trop cher en comparaison du carburant « classique », qu'il faut d'ailleurs diviser par deux compte tenu des taxes. Il y a toutefois un certain nombre de compagnies aériennes qui s'intéressent à ce produit. Air France fait voler une fois par semaine un vol Paris-Toulouse avec notre biokérosène. Pour être compétitif, il faut viser un litre en dessous de 1 dollar. Nous sommes en train de construire une feuille de route industrielle qui vise à réduire le coût de production à 1 dollar le litre d'ici à 2020. C'est accessible industriellement d'ici à la fin de la décennie. C'est-à-dire dans pas très longtemps. C'est notre ambition.

Et Amyris sera-t-elle rentable ?
Nous sommes au début de l'histoire. Amyris se développe déjà commercialement dans des domaines comme les cosmétiques et les parfums, des activités compétitives qui lui rapportent de l'argent. Amyris est à un stade de son développement où l'activité commerciale sur les produits à très haute valeur ajoutée se développe et vient compenser les besoins de financement en R&D de la société. Nous comptons toutefois être à l'équilibre l'année prochaine en termes de cash.

(BofA_ML) The Flow Show : The Bond Capitulation

>>> Asset Class Flows 
* Equities: $6.8bn outflows ($2.4bn out of ETF’s and $4.3bn out of mutual funds) 
* Bonds: $21.5bn inflows (largest since Sep’09; caveat is that inflows boosted by RIA reallocation) (Table 1) 
* Precious metals: $0.9bn inflows (largest 3w inflows since Aug’11)

>>> Equity Flows
* Europe: $4.3bn inflows (4 straight weeks) (Chart 5)
* EM: $1.0bn outflows (outflows in 11 out of past 12 weeks) (Table 2)
* US: $9.9bn outflows (5 straight weeks) ($6.2bn outflows via ETF’s)
* Japan: modest $0.4bn outflows

>>> Fixed Income Flows 
* 59 straight weeks of inflows to IG bond funds ($8.7bn) 
* $3.6bn inflows from HY bond funds (largest since Oct’13) 
* First inflows in 9 weeks to EM debt funds ($0.9bn – largest since Jun’14) 
* 30 straight weeks of outflows from bank loan funds ($0.4bn) 
* 20 straight weeks of inflows to muni funds ($0.9bn) 
* 65 straight weeks of inflows to MBS funds ($0.5bn)

>>> What to look at today - 6th of February 2015

Dow+1,20% S&P+1,02% Nasdaq+1,03% Russell+1,44% VIX 16,92 (-7,69%)
US Market closed higher helped by the crude rebound (-9,3% yest. and 4,2% today) & the ECB decision to lift a waiver that allowed for the acceptance of Greek government bonds as collateral was political at its core, Greek banks are still allowed to turn to the Bank of Greece, which in turn has access to funds through Emergency Liquidity Assistance from the European Central Bank. To that point, Germany's Die Welt reported that the ECB has granted up to EUR60 billion in funding to the Bank of Greece through ELA channels...Mr. Schaeuble said he was advised to say the two "Agreed to disagree," but Mr. Varoufakis countered, saying "We didn't even agree to disagree.", materials space (+2.4%) finished in the lead while health care (+1.6%) and energy (+1.4%) also outperformed...volume were below average @ 775mil shares...US After Hours TWTR +9.4%, LNKD +7.6%, ONNN +4.2%, P -19.7%, GPRO -15.2%, YELP -11.8%, EXPE -8% following earnings/guidance... FTR +7.1% (confirmed it will acquire Verizon's (VZ) wireline operations in California, Florida and Texas for $10.54 bln in cash...RSHC -4.1% (co filed voluntary petitions for relief under Chapter 11 of the U.S. Bankruptcy ...Despite the latest PBOC RRR cut, Shanghai Composite is headed for its 2nd consecutive session of above-1% declines and also its 2nd consecutive week of net losses, testing below the 2-week low of 3,100. The focus is shifting from the intentions of the policy easing to next week's expected peak in mainland IPO filings. In fact, expectations for lending still show robust credit pipeline - according to CICC, Jan New Yuan Loans could reach as high as CNY1.6T v CNY697.3B in Dec, accompanying outsized activity going into the Lunar New Year. Meanwhile, a Xinhua report citing a PBoC official indicated this week's RRR cut should not be interpreted as the start of strong stimulus or a policy shift...In Japan, sources indicated the BOJ reportedly sees no need for easing action as long as the fall in core CPI is driven by falling oil prices, but also worries core CPI could turn negative if oil prices fell below $40/brl. BOJ Dep Gov Iwata spoke later in the session, reiterating board members' optimistic position that QE is having intended effects, inflation expectations are rising, and change in "deflationary mindset" is progressing. Ahead of next week's G20 meeting, Fin Min Aso remarked he would express that Japan will continue to tackle fiscal consolidation, but that overall economy is improving.

Nikkei +0.82% Hang Seng -0.41% Shnaghai -2.42%

RUB $65.72 WTI $51.72 (+2.46%) EURCHF 1.0587

Eur$ 1.1462 S&P -0.04$ EuroStoxx -0.18% Dax -0.19% SMI +0.21%


Macro :
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- Italy Drops Rule Allowing ‘Loyalty Shares,’ FT Says

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- AF FP : Air France Needs to Try Harder, CEO Says in Letter in FD
- ALU FP : Alcatel Confident on 2015 FCF Target as 4Q Sales Meet Estimates , CEO Sees 2015 Gross Margin Slightly Above Estimates
- BAYN GY : Bayer Copanlisib Gets FDA Orphan Status for Follicular Lymphoma
- BETSB SS : Betsson Raises Dividend as 4Q Net Rises 72%
- BKIA SM : Bankia’s IPO Claim Costs Limited to EU250m: Reuters
- BOL FP : Bollore Approved to Run France’s Auto Recharge Network: Figaro
- COFB BB : Cofinimmo Sees 2015 Adj. EPS Ex. IAS 39 of EU6.85; Keeps Div.
- DSV DC : DSV FY Net Misses Ests.; Starts DKK200 Mln Share Buy-Back
- ELTEL SS : Eltel IPO Price SEK68/Shr; Trading Starts in Stockholm Today
- ENEL IM : Enel Net Debt Beats, Has Room to Raise Capex, Dividend, UBS Says
- ENEL IM : Enel Withdraws Interest for Greek Oil Tender: Kathimerini
- FCC SM : Spain’s FCC No Longer Considering Sale of Realia Stake
- FNC IM : Finmeccanica Sees Sales Down Almost 20% During Restructuring: FT
- FIS1V FH : Fiskars 4Q Ebit, Sales Decline; Raises Ordinary Dividend
- GVNV NA : Grandvision IPO Priced at EU20/Shr, Valuing Co. at About EU5b
- BAER VX : Julius Baer CEO Says Swiss Private Banks to Shrink to 100: BZ
- MSK IM : Moleskine 2014 Sales EU98.7m; Est EU97.7m
- ORK NO : Orkla rumoured to be a takeover candidate Nestle & Unilever mentionned- Dagens Naeringsliv
- PRS SM : Prisa Loses EU105m Supreme Court Fight vs Mediapro: Expansion
- RKET GY : Rocket Internet Invests EU100m in HelloFresh, Rocket Internet Buys 30% Stake in Delivery Hero for EU496m
- SAN FP : Sanofi’s New CEO to Have ‘Every Freedom,’ Weinberg Tells FAZ
- STO NO : Statoil 4Q Net Oper. Income NOK9b vs Est. NOK26.3b,Statoil CEO Sees ‘Quite Significant’ Capex Cut in U.S. Onshore
- FP FP : Oil to Go to $100-$110/Barrel, Total’s Boisseau Tells Tribune
- VIV FP : Activision Blizzard Registers Up to 41.5m Shrs for Vivendi

>>> BRokers Upgrades & Downgrades - 6th of february 2015

>>> Up
*ABB RAISED TO OVERWEIGHT VS EQUALWEIGHT AT BARCLAYS
*ABERDEEN ASSET MANAGEMENT RAISED TO BUY VS HOLD AT SOCGEN
*MOBILE TELESYSTEMS RAISED TO NEUTRAL AT MACQUARIE
*PRUDENTIAL RAISED TO NEUTRAL AT JPMORGAN
*SABMILLER RAISED TO SECTORPERFORM VS UNDERPERFORM AT RBC
*TAG IMMOBILIEN RAISED TO BUY VS HOLD AT BANKHAUS LAMPE

>>> Down
*ALPHA BANK CUT TO NEUTRAL VS BUY AT GOLDMAN (Note attached)
*BARRATT CUT TO HOLD VS BUY AT LIBERUM
*BERKELEY RAISED TO BUY VS HOLD AT LIBERUM
*BOVIS HOMES CUT TO HOLD VS BUY AT LIBERUM
*COMPASS GROUP CUT TO SELL VS NEUTRAL AT GOLDMAN
*FLUGHAFEN ZUERICH CUT TO UNDERWEIGHT VS NEUTRAL AT HSBC
*LEGRAND CUT TO SELL VS HOLD AT SOCGEN
*LONMIN CUT TO NEUTRAL VS OVERWEIGHT AT JPMORGAN
*NATIONAL BANK OF GREECE CUT TO NEUTRAL VS BUY AT GOLDMAN (Note attached)
*PERNOD CUT TO SECTORPERFORM VS OUTPERFORM AT RBC
*RED ELECTRICA CUT TO UNDERPERFORM FROM OUTPERFORM AT MAINFIRST
*RICHEMONT CUT TO NEUTRAL FROM BUY AT ODDO
*SPONDA CUT TO HOLD VS BUY AT DNB
*SWATCH CUT TO REDUCE FROM BUY AT ODDO
*TARKETT CUT TO NEUTRAL VS OVERWEIGHT AT JPMORGAN
*TELENOR CUT TO SELL VS NEUTRAL AT CITI
*VOLVO CUT TO UNDERWEIGHT VS NEUTRAL AT JPMORGAN
*VOLVO CUT TO HOLD FROM BUY AT NORDEA

>>> PT Change


>>> Initiation
*SCA RATED NEW UNDERPERFORM AT EXANE, PT SEK180

>>> Call

(LeTemps.ch) Pasche, une banque sous pression à Genève

Une enquête est en cours au parquet financier national, à Paris, depuis la fin 2014. Les soupçons portent sur des pratiques de démarchage illicite et de blanchiment de fraude fiscale. Ils touchent le groupe basé à Genève, son ex-filiale monégasque, ainsi que la maison mère française, le Crédit Mutuel-CIC

Dans la rue de Hollande, au cœur du quartier des banques, à Genève, seule une plaque discrète signale la Banque Pasche. Filiale du groupe français Crédit Mutuel-CIC, l’une des principales banques de détail de l’Hexagone, la société disposait il y a peu d’entités à Monaco, au Liechtenstein ou aux Bahamas. Spécialisés dans la gestion du patrimoine de clients aisés, l’enseigne genevoise et son bureau zurichois demeurent les dernières briques du groupe Pasche. En 2013 et 2014, les activités des autres filiales ont été reprises par Havilland, une banque privée luxembourgeoise. Reste le siège de Genève. Selon plusieurs sources, il serait également à vendre.

Depuis la fin 2014, la Banque Pasche est particulièrement sous pression, comme son ancienne filiale monégasque et la maison mère française. Le groupe fait en effet l’objet d’enquêtes menées sur plusieurs fronts, en France, ainsi que sur le Rocher.

Après UBS, HSBC ou Reyl, elle rejoint la liste des banques soupçonnées de blanchiment de fraude fiscale, ainsi que de démarchage bancaire et financier illicite de grandes fortunes résidant dans l’Hexagone.

Le Temps a obtenu la confirmation qu’une «enquête est en cours au parquet financier de Paris», comme l’avait révélé Mediapart le 22 décembre dernier. Selon le site d’investigation, qui avait décortiqué l’affaire par le menu en juin 2014, «le Crédit Mutuel-CIC est suspecté […] d’avoir organisé un système d’évasion fiscale via sa filiale genevoise». Selon d’autres informations du Nouvel Observateur, le parquet financier a notamment été alerté sur des «procédures d’optimisation fiscale au bénéfice de ressortissants français». La Direction nationale des enquêtes fiscales est à pied d’œuvre.

Outre la France, une information judiciaire avait été ouverte par le parquet général de Monaco en novembre 2013. L’instruction est toujours en cours sur le Rocher. Des gardes à vue ont été prononcées, mais aucun ancien cadre n’a été mis en examen. Selon des informations réunies par Le Temps, les soupçons portent sur plusieurs «opérations douteuses», ainsi que sur des «trajets d’optimisation fiscale» pouvant permettre à des contribuables résidant en France d’échapper au fisc, via des montages bancaires et juridiques passant notamment par les Bahamas.

Deux affaires se conjuguent pour déboucher sur un dossier à ramifications multiples. Surnommée «la petite affaire Bettencourt», la première démarre à Lyon en 2004, après le décès d’une commerçante, Marguerite Chabot, qui a fait fortune avec son mari dans les vêtements de cuir et de peau. De leur vivant, les époux avaient caché une partie de leur argent en Suisse, d’abord dans un grand établissement de la place, puis à la Banque Pasche. Cette dernière a géré le patrimoine des Chabot via une structure créée au Liechtenstein, sur laquelle l’unique héritier du couple n’avait aucun droit. Après le décès de sa mère, le fils s’est battu pour récupérer ses avoirs, d’un montant de 55 millions de francs suisses à l’époque. Après d’âpres batailles juridiques, l’héritier a eu gain de cause. Il s’est vu restituer la majeure partie de son patrimoine en 2010 et a régularisé la situation auprès du fisc français.

Mais le dossier n’est pas encore bouclé: avec son avocat lyonnais, Philippe Genin, il se bat toujours contre la Banque Pasche. Il lui reproche d’avoir abusé de la confiance de sa mère. En parallèle, il s’en prend à la maison mère, la Lyonnaise de Banque, qui fait partie du groupe Crédit Mutuel et dont il dénonce les actes de démarchage.

La seconde affaire commence fin 2012 au sein de l’agence monégasque. A l’époque, elle était encore dans le giron du groupe Pasche. Trois salariés – un sous-directeur, un gestionnaire de clientèle ainsi qu’une assistante de gestion – s’interrogent sur des transactions financières dont ils sont les témoins et qui, selon eux, devraient faire l’objet d’une surveillance particulière de la part des gestionnaires de fortune. Selon nos informations, ils s’inquiètent notamment de divers dépôts en cash, transférés ensuite dans d’autres filiales.

Ils se mettent en contact avec une avocate pénaliste basée à Nice, Sophie Jonquet. Avant d’attirer l’attention du parquet de Monaco sur ce qu’elle qualifie d’«opérations pouvant s’apparenter à du blanchiment de capitaux», l’avocate va d’abord entrer en contact avec les dirigeants du Crédit Mutuel-CIC, et exposer la situation au président du groupe, Michel Lucas.

Entre la banque d’un côté, les employés et l’avocate de l’autre, le bras de fer se durcit après le licenciement des salariés. Sophie Jonquet dénonce le traitement «de parias» dont ils ont fait l’objet après avoir fait part de leurs soupçons. Dans un courrier adressé au premier ministre français, Manuel Valls, elle suggère d’ailleurs de «légiférer et d’offrir aux lanceurs d’alerte une protection contre l’éviction sociale». En décembre dernier, Sophie Jonquet a également adressé une lettre au parquet financier, dans laquelle elle signale de possibles procédures d’optimisation fiscale mises en place pour des clients de la banque.

De son côté, pour motiver les trois licenciements, la Banque Pasche a invoqué, dans deux cas, des suppressions de postes; dans le troisième une faute grave, ainsi qu’une violation du devoir de loyauté. Dans la bataille prud’homale qui se livre en parallèle des enquêtes judiciaires, elle considère les employés comme des affabulateurs qui cherchent à «obtenir des sommes d’argent qu’aucun tribunal ne leur accorderait».

Contacté par Le Temps, Nicholas Antenen, l’avocat de la Banque Pasche à Genève, affirme qu’il attend «avec sérénité le résultat des diverses procédures» menées tant en France qu’à Monaco. Il juge les accusations des anciens salariés «totalement infondées» et les qualifie de «gesticulations médiatiques» pour «faire pression» sur l’établissement. «La Banque Pasche regrette que ses contradicteurs, au lieu de s’en remettre à la justice qui a été appelée à se prononcer sur la légalité de leur licenciement, préfèrent porter atteinte à l’image de leur ancien employeur en multipliant les accusations fantaisistes», ajoute-t-il. S’agissant du dossier Chabot, l’avocat se dit certain qu’il se terminera par une «défaite du plaignant devant la justice».

Nicholas Antenen se refuse par contre à commenter le détail des affaires et des dénonciations. C’est également le cas du Crédit Mutuel en France, qui indique «ne pas communiquer» sur le sujet.

Par ailleurs, à ce stade, aucune procédure, y compris d’entraide judiciaire, n’est ouverte à Genève contre la Banque Pasche.

>>> Smith & Nephew CEO dismisses takeover speculation

Smith & Nephew CEO dismisses takeover speculation
Smith & Nephew (S&N) chief executive Olivier Bohuon has dismissed speculation regarding a potential takeover of the FTSE-100 medical devices manufacturer, the Financial Times reported. Bohuon said that despite talk of the need for scale, S&N has outperformed the knees and hips market.

Talk of S&N as a takeover target has persisted since May last year when Kalamazoo, Michigan-based rival Stryker disclosed that it had done preliminary work on a potential bid for S&N, the item noted.

Bohuon would not comment about the chances of S&N receiving a takeover bid beyond adding that the board would have responsibility to make a decision in line with shareholders’ best interests, the report continued.

The article noted consolidation in the medical devices sector over the past year, with Medtronic completing a takeover of Irish counterpart Covidien in January and Zimmer acquiring Biomet last year.

Separately, Bohuon said S&N is looking for further bolt-on acquisitions, the item said.

A market report in The Daily Telegraph said S&N’s 4Q14 and FY14 financial results, released yesterday, were seen by some as making a bid from Stryker more likely. S&N reported 4Q14 revenues of USD 1.249bn (EUR 1.089bn), an increase of 2%.

Smith & Nephew's market capitalisation stood at GBP 10.70bn (EUR 14.30bn) at the close of trading on the London Stock Exchange yesterday, Thursday, 5 February.

Financial Times, Daily Telegraph

>>> Orkla rumoured to be a takeover candidate (NESN & UNA Mentionned) Dagens Nae

Orkla rumoured to be a takeover candidate - report (translated)
Story
Orkla, the Norwegian conglomerate which operates within consumer goods, aluminium and the financial sector, is rumoured to be a possible takeover candidate, according to Dagens Naeringsliv.

The Norwegian business daily reported without citing any specific sources that the rumours have increased since Orkla started placing more focus on its branded consumer goods and has become more like its larger international peers. The paper reported that it is speculated that Orkla may be a target for companies such as Swiss Nestle or UK/Dutch Unilever. The paper also reported that Orkla saw its share price rise yesterday after the release of its financial results which was unexpected by analysts. The paper wrote that Orkla passed a market value of NOK 60bn (EUR 6.9bn) for the first time in over six years.

The item cited a Nordea analyst who said that Orkla's results did not warrant such a share price increase considering the company has announced that it will take longer to reach its goals. He said further that he did not believe the price rise was caused by takeover speculation and pointed out that Orkla and the fishing sector are seen as safe places to invest right now due to the turbulent oil sector. He also believed Orkla to be too expensive to be a takeover target.

Meanwhile, a Danske Markets analyst said that the share price rise may be due to the expectation that Orkla's operations will improve and he also pointed to the unstable oil shares.

Dagens Naeringsliv

(BFW) Alcatel CEO Sees 2015 Gross Margin Slightly Above Estimates


Alcatel CEO Sees 2015 Gross Margin Slightly Above Estimates
2015-02-06 06:37:42.71 GMT


By Sam Chambers
(Bloomberg) -- Alcatel sees 2015 gross margins of 34% or
slightly above this level (est. 33.8%,) CEO Michel Combes says
on conf. call.
* CEO: U.S. mkt. remains healthy
* Seeing signs of relief in Europe, says carriers
beginning to reinvest
* Seeing signs of relief in Europe, says carriers
beginning to reinvest</li></ul>
* CFO Raby: Sees submarine cable unit IPO in 2H 2015 (prev.
saw IPO in 1H 2015)
* Says submarine unit order book is growing
* Says submarine unit order book is growing</li></ul>
* Earlier: Alcatel said it’s confident on 2015 FCF target,
reported 4Q sales in line with ests. Link


Link to Company News:ALU FP <Equity> CN <GO>

For Related News and Information:
First Word scrolling panel: FIRST<GO>
First Word newswire: NH BFW<GO>

To contact the reporter on this story:
Sam Chambers in London at +44-20-3525-2021 or
schambers7@bloomberg.net

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Sam Chambers at +44-20-3525-2021 or
schambers7@bloomberg.net

>>> Asian Update

Asian Mid-session Update: RBA cuts outlook for growth and inflation, Australia PM Abbott's leadership under threat

***Economic Data***
- (AU) AUSTRALIA JAN AIG PERFORMANCE OF CONSTRUCTION INDEX: 45.9 V 44.4 PRIOR; 3rd month of contraction
- (JP) JAPAN JAN OFFICIAL RESERVE ASSETS: $1.26T V $1.26T PRIOR

***Index Snapshot (as of 03:30 GMT)***
- Nikkei225 +0.6%, S&P/ASX +0.3%, Kospi -0.2%, Shanghai Composite -1.1%, Hang Seng -0.3%, Mar S&P500 -0.1% at 2,053

***Commodities/Fixed Income***
- Apr gold +0.3% at $1,266, Mar crude oil +1.2% at $51.07/brl
- CME raises margin requirements on Coal, Crude Oil, Equity index, Metals, FX, and Nat Gas futures (http://www.cmegroup.com/tools-information/lookups/advisories/clearing/files/Chadv15-038.pdf)
- GLD: SPDR Gold Trust ETF daily holdings rise 5.4 tonnes to 773.3 tonnes; highest since Sept 25th
- (JP) BOJ offers to buy ¥400B in 1-3yr JGBs, ¥400B in 3-5yr JGBs, ¥240B in 10-25yr JGBs and ¥140B in JGBs with maturity over 25-yr
- (AU) Australia MoF (AOFM) sells A$600M in 2.75% bonds due 2019; Avg yield: 1.9977%; Bid-to-cover: 4.58x
- USD/CNY: (CN) PBoC sets yuan mid point at 6.1261 v 6.1366 prior setting (strongest Yuan setting since Jan 22nd)
- (US) Weekly Fed Balance Sheet Total Assets for week ending Feb 4th: $4.50T v $4.50T prior; M1 y/y change: 9.5% v 9.5% w/w; M2 y/y change: 5.8% v 5.8% w/w

***Market Focal Points/FX***
- Despite the latest PBOC RRR cut, Shanghai Composite is headed for its 2nd consecutive session of above-1% declines and also its 2nd consecutive week of net losses, testing below the 2-week low of 3,100. The focus is shifting from the intentions of the policy easing to next week's expected peak in mainland IPO filings. In fact, expectations for lending still show robust credit pipeline - according to CICC, Jan New Yuan Loans could reach as high as CNY1.6T v CNY697.3B in Dec, accompanying outsized activity going into the Lunar New Year. Meanwhile, a Xinhua report citing a PBoC official indicated this week's RRR cut should not be interpreted as the start of strong stimulus or a policy shift.

- USD majors are contained to narrow ranges, as is typically the case going into the non-farm payrolls report in the US on Friday. AUD/USD saw the most volatility with about a 60pip jump to $0.7860 following the release of Reserve Bank of Australia's quarterly policy statement. Although RBA cut its projections for 2015 GDP to 2.25-3.25% v 2.5-3.5% prior and headline inflation to 2-3% v 2.5-3.5% prior, traders saw little indication of a strong easing bias beyond this week's surprise 25bp rate cut to 2.25%. Most of the statement's language was also perceived as boilerplate, reiterating growth would be below trend for longer, non-mining activity remains subdued, and housing market bears watching. Moreover, RBA saw oil price decline subtracting 0.5 ppt in Q1 but also forecasting subsequent improvement in consumption. ANZ economists judged the quarterly statement to inflation and growth as less severe than feared, CBA report was still in favor of another 25bp move in May, while Morgan Stanley saw a more aggressive easing campaign taking OCR to 1.75% in 3 months. Separately in Australia, ruling party MP Luke Simpkins waged a "spill motion" challenging PM Abbott as the leader of the party, with potential vote of confidence coming as early as next week.

- In Japan, sources indicated the BOJ reportedly sees no need for easing action as long as the fall in core CPI is driven by falling oil prices, but also worries core CPI could turn negative if oil prices fell below $40/brl. BOJ Dep Gov Iwata spoke later in the session, reiterating board members' optimistic position that QE is having intended effects, inflation expectations are rising, and change in "deflationary mindset" is progressing. Ahead of next week's G20 meeting, Fin Min Aso remarked he would express that Japan will continue to tackle fiscal consolidation, but that overall economy is improving. USD/JPY volatility has been remarkably low for over 2 weeks, with the pair coiling within the 117-119 range.

***Equities***
US markets:
- UBNT: Reports Q2 $0.53 v $0.48e, R$153.1M v $153Me; +9.8% afterhours
- TWTR: Reports Q4 $0.12 v $0.06e, R$479M v $455Me; Confirms relationship with Google for real time search [*Note: 02/04: Twitter said to have reached deal with Google for tweets to be shown in search results - financial press] - conf call comments; +9.1% afterhours
- LNKD: Reports Q4 $0.61 v $0.53e, R$643M v $619Me; +7.7% afterhours
- BWLD: Reports Q4 $1.07 v $1.09e, R$408.9M v $405Me; +5.7% afterhours
- FTR: To acquire Verizon's Wireline Operations in California, Florida and Texas for $10.5B; AMT to acquire rights to towers for $5.1B; +4.9% afterhours
- ATHN: Reports Q4 $0.58 v $0.39e, R$213.2M v $207Me; +2.0% afterhours
- MCK: Reports Q3 $2.89 v $2.62e, R$47B v $44.6Be; +1.4% afterhours
- VZ: Announces $5B buyback (2.5% of market cap); +1.1% afterhours
- SRCL: Cuts FY15 $4.63-4.69 v $4.74e, R$2.8-2.85B v $2.85Be (prior guided $4.69-4.75, R$2.82-2.87B) - conf call comments; -0.7% afterhours
- OUTR: Reports Q4 $2.35 v $2.33e, R$601M v $601Me; Initiates quarterly dividend of $0.30/shr, implied yield 2.0%; Announces additional $250M share repurchase authorization (21.6% of market cap); -0.9% afterhours
- FLT: Reports Q4 $1.39 v $1.35e, R$255.5M v $321Me; -1.5% afterhours
- SYMC: Reports Q3 $0.53 v $0.49e, R$1.64B v $1.67Be; -1.8% afterhours
- VRSN: Reports Q4 $0.70 v $0.71e, R$255.9M v $256Me; -2.6% afterhours
- LGF: Reports Q3 $0.79(adj) v $0.65e, R$751M v $767Me; -2.7% afterhours
- NUAN: Reports Q1 $0.25 v $0.22e, R$489.0M v $486Me; -3.4% afterhours
- ATVI: Reports Q4 $0.94 v $0.88e, R$2.21B v $2.25Be; approves $750M buyback program (over 2 years, 4.8% of market cap); intends to pay down $250M in debt; -7.9% afterhours
- EXPE: Reports Q4 $0.86 v $1.00e, R$1.36B v $1.37Be; -8.0% afterhours
- BRS: Reports Q3 $0.70 v $1.34e (unclear if comp, 2 ests.), R$460.1M v $452Me; -8.2% afterhours
- DV: Reports Q2 $0.75 v $0.78e, R$484.9M v $487Me; -9.6% afterhours
- YELP: Reports Q4 $0.08 v $0.07e, R$109.9M v $108Me; -10.4% afterhours
- TPX: Reports Q4 $0.86 v $0.84e, R$745.5M v $742Me; -10.5% afterhours
- GPRO: Reports Q4 $0.99 v $0.69e, R$633.9M v $572Me; Guides Q1 $0.15-0.17 v $0.16e, R$330-340M v $315Me -15.3% afterhours
- P: Reports Q4 $0.18 v $0.19e, R$268M v $277Me; -19.5% afterhours

Notable movers by sector:
- Consumer Discretionary: Japan Tobacco 2914 +1.1% (FY14 results)
- Financials: OzForex Group OFX.AU -4.3% (CEO to step down); Haitong Securities 6837.HK +0.9% (Jan Op result); Hutchison Whampoa 13.HK +1.1% (in talks to sell stake in port unit)
- Energy: Oil Search Ltd OSH.AU +1.5% (provides PNG LNG project update)
- Industrials: Suzuki Motor Corp 7269 -6.3% (9-month results); Virgin Australia VAH.AU +2.3% (Q2 results); Great Wall Motor 601633.CN +6.7% (Jan sales result); Geely Automobile Holdings 175.HK +1.2% (Jan sales result); Guangzhou Automobile Group 2238.HK -0.6% (Jan sales result)
- Technology: Nikon Corp 7731.JP -7.1% (9-month results); Genetic Technologies GTG.AU +29.3% (JPMorgan initiates stake)

>>> US After Hours : TWTR +9.4%, LNKD +7.6%, ONNN +4.2%, P -19.

After Hours Summary: TWTR +9.4%, LNKD +7.6%, ONNN +4.2%, P -19.7%, GPRO -15.2%, YELP -11.8%, EXPE -8% following earnings/guidance

After Hours Gainers:

Companies trading higher in after hours in reaction to earnings: TWTR +9.4%, CRDC +8.3%, LNKD +7.6%, ONNN +4.2%, UQM +3.6%, TBI +2%, UEPS +1.7%, MCK +1.7%, PSDV +0.5%, ATHN +0.5%, CME +0.2%, ECOM +0.1%, VRSN +0.1%

Companies trading higher in after hours in reaction to news: GENE +13.6% (seeing headlines that JP Morgan has established a 7% stake in the company), FTR +7.1% (confirmed it will acquire Verizon's (VZ) wireline operations in California, Florida and Texas for $10.54 bln in cash), UQM +3.6% (entered into a cooperative production and supply agreement with the KESHI GROUP in Changzhou, China for explosion proof systems), DERM +1.2% (announced positive Phase 2b study results for DRM04; study sees dose-dependent, statistically significant reductions in the signs and symptoms of primary axillary hyperhidrosis), HAS +0.8% (appointed CEO Brian Goldner as Chairman of the Board; Basil Anderson named to newly created role of Lead Independent Director)

After Hours Losers:

Companies trading lower in after hours in reaction to earnings: P -19.1%, GPRO -15.2%, MCZ -14.3%, YELP -10.8%, DV -7.9%, IMPV -7.5%, EXPE -7.4%, DLA -7.1%, TPX -6.9%, ATVI -6.1%, RDEN -5.7%, LRAD -5.4%, WAIR -4.3%, NUAN -2.8%, LF -2.5%, SWIR -2.4%, LGF -1.9%, SYMC -1.8%, PXLW -1.8%, AHL -0.8%, SRCL -0.7%, FLT -0.2%

Companies trading lower in after hours in reaction to news: NTGR -13.5% (disclosed that it expects to incur restructuring charges of between $7-9 mln during the first half of 2015, as part of a plan to reduce the cost structure of the Service Provider Business Unit and supporting functions), EOX -11.3% (launched $25 mln public offering of common stock), CTRL -10.3% (announced the acquisition of Nexus Technologies Pty., Ltd. (Leaf) for ~$9 mln; also announced a shift in its distribution model in Germany), ATVI -7.2% (filed for an ~41.5 mln share common stock offering by a selling stockholder), TROV -6.0% (announced an offering to sell shares of its common stock in an underwritten public offering; size and price details not disclosed), NMM -5.2% (co plans to offer 4 mln common units representing limited partnership interests in a public offering), RSHC -4.1% (co filed voluntary petitions for relief under Chapter 11 of the U.S. Bankruptcy