>>> US After Hours Summary: CVGW +12.1% jumping on earnings; DXC +4.1% up after

After Hours Summary: CVGW +12.1% jumping on earnings; DXC +4.1% up after APO and KD M&A talks, according to Reuters; YEXT -12.8% slipping following earnings

After Hours Gainers:

Companies trading higher in after hours in reaction to earnings/guidance: CVGW +12.1%

Companies trading higher in after hours in reaction to news: DXC +4.1% (Apollo (APO) and Kyndryl (KD) in talks about joint bid for DXC, according to Reuters), AVTE +2.9% ($350 mln mixed shelf), BHR +1% (shareholder urges vote for its proposals), DRS +0.6% (receives contract to supply Quantum Cascade Laser technology), NYCB +0.5% (Liberty 77 Capital discloses increased stake), MSEX +0.2% (names new CFO), CACI +0.2% (awarded $450 mln U.S. Air Force contract), TSLA +0.1% (to face Autopilot false ad claims by CA DMV, according to Bloomberg), SITE +0.1% (acquires Cohen & Cohen Natural Stone), CWAN +0.1% (stock offering), T +0.1% (provides update on multi-year strategy plan), GWRE +0.1% (selected by FMG to power its core business), CRK +0.1% (stock offering)

After Hours Losers:

Companies trading lower in after hours in reaction to earnings/guidance: YEXT -12.8% (also acquiring Hearsay Systems)

Companies trading lower in after hours in reaction to news: CTGO -21.7% (stock offering), PROK -10.3% (proposes $125 mln public offering), ARRY -4.3% (CFO stepping down), ATAT -3.7% (stock offering), BROS -1.7% (stock offering), FWRD -1.6% (stock offering), GEHC -0.4% (leadership and segment changes), CNS -0.1% (prelim AUM), SWI -0.1% (appoints new CFO)

Le Figaro : David Layani prend le contrôle d’Atos

David Layani prend le contrôle d’Atos : l’incroyable revanche du «petit Poucet»

PORTRAIT - Son offre pour le sauvetage du groupe informatique vient d'être préférée à celle de Daniel Kretinsky. Une victoire pour cet entrepreneur de 45 ans qui s'est préparé patiemment depuis deux ans à avaler l’ex-fleuron tricolore au bord de la faillite.

David Layani s’en souvient-il ? C’était en 2009, il avait tout juste 30 ans. Déjà patron de l’entreprise de services numérique OnePoint, qu’il avait fondée sept ans plus tôt, le jeune dirigeant écumait encore les tables de poker les plus prestigieuses du circuit européen. Lors d’une partie à Barcelone, à l’occasion d’une manche où sa paire d’As au tirage lui assurait la meilleure main possible, le jeune entrepreneur s’était laissé piéger, après le tirage des trois autres cartes, par le bluff de l’Américain Phil Ivey, à la tête d’un brelan de 6. Lunette noire sur le visage, David Layani avait perdu une bonne partie de ses gains après ce « bad-beat ».

L’histoire se répète parfois dans la vie, mais pas toujours. Dans la partie de poker menteur pour la reprise d’Atos, David Layani a longtemps été raillé pour la faiblesse de ses cartes. À l’automne, alors qu’il s’emparait de 10% du capital d’Atos, aspirant à jouer un rôle central dans la destinée de l’entreprise alors accablée par 4,8 milliards d’euros de dette, un banquier parmi les plus influents de la place confiait auprès du Figaro : « Il a l’air sympathique, mais il me fait penser à cette phrase de Cocteau : ’puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs’ ».

Atos : les créanciers bancaires arbitres du duel entre David Layani et Daniel Kretinsky : http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/atos-entre-david-layani-et-daniel-kretinsky-la-bataille-continue-20240603

Une pique, pas la dernière, sur le chemin qui a finalement vu David Layani être sélectionné ce lundi soir par le conseil d’administration pour la reprise d’Atos, en consortium avec Walter Butler et le groupe Econocom. À 45 ans, le patron de OnePoint va devenir actionnaire de référence d’Atos, avec 20% du capital. Propulsé directeur général d’une entreprise phare du pays, qu’il convoite depuis plusieurs années. Un passeport pour se faire un nom dans le monde du capitalisme français, et une revanche sur les sceptiques. Du dédain, David Layani en a encore suscité ces dernières semaines dans le petit monde parisien des affaires. Avec ses 800 millions d’euros de fortune personnelle selon Challenges, d’aucuns ne donnaient pas cher de sa peau face au mastodonte Daniel Kretinsky, avec ses 9 milliards d’euros au compteur. Patron d’une belle entreprise de services numérique (ESN), avec 500 millions d’euros de revenus, David Layani visait un groupe dix fois plus gros que le sien, avec ses 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, et ses 100.000 salariés.

Une préparation intense

«Il va se retrouver avec des miettes pour ses 10% de capital, une fois que la restructuration de la dette sera faite et les actionnaires rincés», pronostiquait un financier. Mais le patron de OnePoint est un opiniâtre. En octobre 2022, alors qu’il exprimait pour la première fois ses vues sur les activités digitales du groupe qu’il était prêt à racheter pour 4,2 milliards d’euros, il avait été traité avec mépris par Bertrand Meunier, alors président du conseil d’administration d’Atos. Celui-ci voyait en lui un «petit Poucet», pas un candidat sérieux. David Layani aurait pu passer à autre chose. Mais Atos est une obsession. «Je ne vous apprendrai rien en vous disant qu’il est très ambitieux», note une figure de la place parisienne qui l’a rencontré.

Ces deux dernières années, en très bon stratège, il s’est surtout préparé. L’homme d’affaires a troqué les lumières blafardes des salles de poker pour le charme bourgeois de son duplex de 400 mètres carrés, avenue Georges Mandel dans le XVIe arrondissement de Paris ou des bureaux flambant neuf de OnePoint, rue des Sablons, où il reçoit abondamment. Pour «Symphonie», nom de code donné à l’opération visant à devenir l’actionnaire de référence d’Atos, le chef d’orchestre s’est entouré des musiciens parmi les meilleurs.

Les banquiers d’affaires Grégoire Heuzé et son associé Stéphane Zeghbib (Altamoda), ou encore David Haccoun (Osborne Clarke); les avocats Antoine Gosset-Grainville (BDGS), spécialiste des sujets de gouvernance et de concurrence, et Saam Golshani (White&Case), un expert des restructurations financières qui a conseillé Daniel Kretinsky dans sa prise de contrôle de Casino l’an passé; les professionnels de la communication d’influence Stéphane Fouks et Michel Bettan (Havas) ou encore Julien Vaulpré (Taddeo). « Il a recruté tout ce que compte Paris d’avocats et d’agences d'influence », indique un banquier que Layani a essayé de démarcher. L’homme d’affaires est allé jusqu’à s’offrir les services de l’avocat et académicien François Sureau. Pour sa connaissance du droit public mais surtout son lobbying auprès du pouvoir. Une armée de généraux, pour un dirigeant qui a compris depuis longtemps l’importance de soigner ses connexions. « Quand vous discutez avec David Layani, il ne cesse de mettre en avant les gens qu’il connaît et avec qui il travaille », résume ce banquier d’affaires. Né à Belleville d’un père musicien et d’une mère travaillant dans l’événementiel, autodidacte sorti du système scolaire sans diplôme, c’est selon ses propres mots «sans réseau», «sans argent», «avec l’amour de ses parents» et «la foi du néophyte» qu’il s’est lancé en 2002.

De 1 à 3500 salariés

L’ascension sociale pour boussole, la révolution digitale comme moyen de l’assouvir. En l’espace de vingt ans, David Layani a imposé OnePoint comme l’un des cabinets de conseil en transformation numérique en vogue de la place. Banque, finance, assurance, énergie, industrie, médias, télécoms, secteur public...le groupe revendique plusieurs centaines de clients. Ses effectifs sont passés à 3500 salariés, ouvrant des bureaux dans 18 pays et cinq continents. Il multiplie pour cela acquisitions, une douzaine environ. Parti de zéro, OnePoint, dont Layani détient 80% du capital, revendiquait un chiffre d'affaires de 500 millions d’euros l’an passé. «Il détonne dans le milieu de l'informatique ou du conseil car ce n'est pas un ingénieur. OnePoint est une belle ESN, qui bénéficie d’une bonne marque employeur face aux grands du secteur », dit de lui un concurrent.

Une trajectoire au galop pour cet ancien cavalier de Polo. Elle lui a permis de s’offrir de nombreux biens immobiliers, en plus d’une écurie de pur-sang, deux attributs de la caste dominante. Mais cela ne lui suffit pas. L’establishment traite avec peu d’égards ceux qui n’ont pour guide que l’argent. Alors David Layani, qui se dépeint volontiers comme humaniste, veut redonner une partie de ce qu’il a reçu, selon la formule consacrée. L’entrepreneur multiplie les conférences et les rencontres sur l’égalité des chances, des sexes, l’entrepreneuriat, la méritocratie. Les concours aussi, où il officie comme jury pour dénicher les talents de demain. Une fois par mois, encore aujourd’hui, il organise des rencontres dans les bureaux de OnePoint avec la jeunesse en devenir du pays. Son entreprise a ouvert une école, et revendique plusieurs milliers de jeunes passés par ses formations. En 2018, il rend avec le député Didier Paris un rapport pour dynamiser les travaux d’intérêts généraux dans les peines de prison. Sa boîte de production, Place du marché, finance en 2019 le film Sœurs d’Armes de la journaliste et essayiste Caroline Fourest.

Légion d’honneur de Depardieu: les raisons de la colère d’Emmanuel Macron : https://www.lefigaro.fr/politique/legion-d-honneur-de-depardieu-les-raisons-de-la-colere-d-emmanuel-macron-20231221

Une omniprésence et un flair pour sentir les causes justes, qui finissent par lui valoir les honneurs de la Nation. Sa fierté et son émotion transpirent le 17 juin 2019 à l’hôtel Cassini, lorsqu’il se voit remettre l’insigne de Chevalier de l’ordre national du Mérite, par l’ancien président Nicolas Sarkozy et sous la recommandation de Gérald Darmanin dont il est proche. Dans les jardins de cet hôtel particulier, les hommes politiques de droite comme de gauche (Anne Hidalgo, Malek Boutih, François Baroin) côtoient journalistes (Léa Salamé, Caroline Fourest), essayistes (Jacques Attali), sportifs (Jean-Marc Mormeck) ou encore des personnalités comme Tiphaine Auzière, la fille de Brigitte Macron. David Layani redouble lors de son discours d’envolées sur le «génie français», et sa place singulière dans le monde. Alors que Nicolas Sarkozy se tient derrière lui, Layani ne semble pas encore tout à fait à l’aise dans cet exercice. Cela viendra. À ceux qui en doutent, le dirigeant prévient d’ailleurs que cette décoration «n’est pas un aboutissement, mais bien une invitation à continuer».

Le poids des relations

La proximité avec le pouvoir lui a donné, elle lui a aussi coûté. Depuis maintenant trois ans, David Layani est l’un des protagonistes de l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy. La justice l'a mis en examen pour avoir participé indirectement à l’opération de rétractation de Ziad Takieddine de ses accusations contre Nicolas Sarkozy. Il aurait financé la communication de l’intermédiaire libanais commanditée par la sulfureuse Mimi Marchand. David Layani, qui clame son innocence dans ce dossier, a encore été entendu par les enquêteurs à la fin de l'année dernière. Une partie du monde des affaires lui reproche également son implication dans le psychodrame de l’héritage des Casino Barrière. Très proche d’Alexandre Barrière, l’héritier de l’empire, il aurait pesé pour évincer le père et alors PDG du groupe, Dominique Desseigne. D’aucuns assurent qu’il aurait réussi par là même à remporter plusieurs prestations informatiques, ce qu’il nie fermement.

Derrière les paillettes du groupe Barrière, le putsch d’un fils contre son père : https://www.lefigaro.fr/conjoncture/derriere-les-paillettes-du-groupe-barriere-le-putsch-d-un-fils-contre-son-pere-20230731

Ces deux dossiers ont suffi à brosser le portrait d’un un cow-boy. Cela lui a-t-il porté préjudice dans sa conquête d’Atos ? Malgré l’échec de son offre d’octobre 2022, Layani est toujours resté à l’affût. Attendant le bon moment pour passer à l’action. Celui-ci se matérialisera à l’été 2023. Projet de vente de TechFoundations à Kretinsky (business qu’il ne voulait pas initialement), fronde des actionnaires minoritaires contre son adversaire Bertrand Meunier...les planètes s’alignent pour celui qui s’imagine bien croquer le reste des activités d’Atos dans le cloud, la cyber, le big data (regroupés au sein de la branche Eviden). L’idée étant de les rapprocher de OnePoint. En coulisses, il se rapproche des minoritaires comme Sycomore ou l'Union des actionnaires constructifs d'Atos (Udaac) pour forcer le destin sur le départ du président d’Atos et proposer des candidats. Jusqu’ici dans l’ombre, c’est à la fin de l’automne que l’entrepreneur révèle ses cartes. Il profite de l’effondrement du cours de Bourse pour franchir les 10% du capital et devenir l’actionnaire de référence d’Atos.

Partie de poker menteur

Un assaut qui lui a coûté 80 millions d'euros de deniers personnels, lesquels auraient bien été utiles dans la dernière ligne droite. D’autant que le rôle d’actionnaire, s’il lui a apporté de la visibilité, n’a pas été accueilli au début avec beaucoup d’enthousiasme par le duo à la tête d’Atos, composé du président Jean-Pierre Mustier mais surtout du directeur général Paul Saleh. David Layani mettra d’ailleurs plusieurs mois supplémentaires à se voir accorder deux sièges au conseil d’administration. Il faut dire que du côté de Jean-Pierre Mustier, la priorité est à la négociation des conditions de la vente de TechFoundations à Daniel Kretinsky, mais aussi des activités Big data et sécurité à l’avionneur Airbus pour désendetter le groupe. Pour des raisons différentes, les deux opérations échouent. Fin mars, Atos est plus acculé que jamais. Le mur de la dette se rapproche, le groupe entre en mandat ad hoc puis en conciliation. David Layani est maintenant en position de force. Il fait tapis dans les colonnes du Figaro. L’entrepreneur n’était venu chercher qu’une partie d’Atos, à savoir les activités d’Eviden, il veut désormais conserver le groupe intégré, et ambitionne ni plus ni moins que de créer «l’Airbus européen du cyber et du digital». Une stratégie et une direction, soufflent les syndicats, pour un groupe brinquebalé depuis trois ans au gré des valses managériales et des découpages à la portée plus financière qu’industrielle.


Le patron de OnePoint se pose également comme la solution, l’ancrage français vis-à-vis des craintes de l’Etat sur la souveraineté. Il emporte l’adhésion de la CFE-CGC, syndicat majoritaire chez Atos, autour de son projet de «OneAtos». Un appel du pied évident à Bercy. Avec Grégoire Heuzé, Julien Vaulpré, proches d’un Bruno Le Maire qui avait d’ailleurs inauguré le nouveau siège de OnePoint en 2019, David Layani croit pouvoir disposer d’appuis décisifs. Mais ce soutien ne se matérialisera jamais de façon explicite. Pire, en manifestant son intérêt pour reprendre dans son giron les activités sensibles d’Atos liées à la défense, Bercy rend le jeu encore plus lisible pour le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky qui n’aurait guère pu acquérir ce type d’actif sans déclencher une énorme levée de bouclier dans la sphère politique. « Layani fait de l’influence, mais un peu à l’ancienne. Dans un dossier comme celui-ci, ce n’est pas déterminant », estime un observateur.

Les reins solides pour relever Atos ?

L’argent l’est beaucoup plus. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle Daniel Kretinsky a failli lui ravir le trône. Malgré l’effort considérable demandé par le tchèque aux créanciers, sa brutalité dans la négociation et notamment pour convaincre les créanciers dans la dernière ligne droite, sa fâcherie avec le conseil d’Atos après avoir divulgué certaines informations confidentielles dans la presse,  sa volonté de démanteler le groupe contre laquelle les porteurs de dette étaient opposés, l’homme d’affaires tchèque est resté très longtemps en lice.

Dans la dernière ligne droite, c’est finalement le front uni opposé par les obligataires et une partie des banques au projet de reprise de Daniel Kretinsky, lequel demandait beaucoup plus d’effacement de dette, qui a fait la différence. Soutenant depuis maintenant quelques mois la démarche de Layani et son projet industriel «OneAtos», les porteurs de «bonds» ainsi qu’une partie des banques sont restés solidaires et ont résisté à l’opération séduction de la BNPParibas, qui avait rejoint l’homme d’affaires tchèque.

Si le choix du repreneur a été si long à se dessiner et notamment chez les banques, c’est aussi parce que David Layani, dans l’esprit des créanciers, n’était pas aussi solide financièrement que son adversaire. Deux de ses concurrents confient que OnePoint est moins profitable que ses pairs dans l’industrie des ESN, et que sa génération de cash ne permettait pas à elle seule une telle acquisition. «Depuis 20 ans, il réalise ses rachats en ayant recours à l’endettement et fait miroiter la croissance des revenus pour convaincre des investisseurs», souligne l’un d’entre eux. À l’automne dernier, son groupe a d’ailleurs reçu un financement de 500 millions d’euros de Carlyle, poche dans laquelle il a dû tirer pour financer son plan de reprise. Mais pour avoir les épaules plus larges, il a tenté de ratisser plus large encore. Xavier Niel a été approché pour mettre un ticket, sans succès.

Au final, Layani a trouvé auprès de Walter Butler et Econocom deux partenaires pour le suivre. Les 175 millions d’euros finalement mis sur la table ne lui donneront pas les 35% du capital initialement escomptés, mais seulement 20%. Et alors qu’il a pu espérer un temps devenir le PDG du groupe, il devra composer avec un président, qui pourrait être Stéphane Richard, l’ex-PDG d’Orange. « Les banques et les porteurs de dette n’ont pas une confiance absolue en lui », note un bon connaisseur de l’écosystème financier. «Le tandem avec Stéphane Richard serait un bon calcul, la grande qualité de Stéphane c’est son expérience. Et c’est un dirigeant qui n’est fâché avec personne», estime une figure du monde des télécoms qui l’a connu chez l’opérateur.

Ombre et lumière

David Layani, lui, va devenir directeur général du groupe. Un rôle d’opérationnel, crucial pour Atos, qui a connu cinq DG durant les quatre dernières années. « Passer de 3 500 à 100.000 salariés, cela va être un énorme défi pour lui. A-t-il les épaules ? », s’interroge un concurrent. Paradoxalement, c'est au moment où l'homme d'affaires est en pleine lumière qu'il va devoir s'attaquer à un colossal travail de l'ombre. Après deux ans de tergiversations, d'errances managériales, de projets de scission avortés, le groupe de Bezons a plus que jamais besoin de rassurer ses clients. « Dans nos industries du conseil et de l'informatique, il n’y a pas de patrons stars. Ce sont les clients qui brillent. Et ils aiment par-dessus tout la discrétion», indique le patron d’une ESN rivale. David Layani le sait. La partie pour le sauvetage d’Atos est encore longue. S'il a remporté cette manche, elle ne lui permettra pas de flamber.

WSJ : Edgar Bronfman Eyes $2 Billion-Plus Bid for Company That Controls Paramoun

Edgar Bronfman Eyes $2 Billion-Plus Bid for Company That Controls Paramount
Bronfman, backed by Bain Capital, has expressed interest in Shari Redstone’s National Amusements, which is already in advanced negotiations to sell to Skydance Media

Former media executive Edgar Bronfman Jr., backed by private-equity firm Bain Capital, has expressed interest in buying the company that controls Paramount Global PARA -0.21%decrease; red down pointing triangle, marking yet another twist in one of the messiest deal dramas in recent memory.

Bronfman, who formerly ran Warner Music and liquor giant Seagram, is looking to offer between $2 billion and $2.5 billion for National Amusements, the privately held movie-theater company through which Shari Redstone controls Paramount Global, according to people familiar with the situation.

Bronfman’s interest comes as Redstone is in advanced negotiations to sell a majority stake of National Amusements to Skydance Media. Paramount, which owns the iconic movie studio, broadcaster CBS and cable networks including Nickelodeon, Comedy Central and MTV, would then merge with Skydance, a production company run by David Ellison.

Meanwhile, Hollywood producer Steven Paul has been lining up financing to make an offer for National Amusements of around $3 billion, The Wall Street Journal reported.

It is unclear how seriously the Redstone family will entertain other offers for National Amusements while negotiations with Skydance continue, and whether other potential bidders can arrange the necessary financing.

A sale of NAI would mean that Paramount would have a new controlling shareholder, while the Skydance deal, as it is being discussed now, would give non-Redstone Paramount shareholders the opportunity to cash out at a premium to where the stock is trading.

Under the terms of the deal with Skydance being discussed, Skydance and its backers, which include RedBird Capital Partners and Ellison’s father, Oracle co-founder Larry Ellison, will put $1.5 billion on Paramount’s balance sheet, which it can use to pay down debt.

The deal provides for another $4.5 billion to buy out about 50% of nonvoting shares at $15 each and offer non-Redstone voting shares $23 a piece, or roll into the new company.

Advisers for National Amusements, Paramount and Skydance were negotiating throughout the weekend on the final hurdles to a deal, including how to handle potential shareholder lawsuits, some of the people close to the situation said.

Some investors have been critical of how the Redstones and Paramount have navigated the sales process. National Amusements has a 77% voting stake in Paramount.

>>> US Gapping down

Gapping down
In reaction to earnings/guidance
:
  • PERI -21.2% (guidance), HBAN -1.6% (guidance)
Other news:
  • SKYE -39.8% (Concentrates Strategy and Clinical Development Focus on Nimacimab Metabolic Program)
  • SERV -5.4% (files for 4,813,041 share common stock offering by selling shareholders)
  • BITF -2.9% (Announces Adoption of Shareholder Rights Plan)
  • ILMN -1.7% (removed from S&P 500)
  • RHI -1.2% (removed from S&P 500)
  • CMA -1% (removed from S&P 500)
Analyst comments:
  • AMD -2.4% (downgraded to Equal-Weight from Overweight at Morgan Stanley)
  • ADBE -1.2% (downgraded to Hold from Buy at Melius)

>>> US Gapping up

Gapping up
News:
  • KKR +8.2% (to join S&P 500)
  • ZYME +7.9% (receives NMPA Acceptance of Biologics License Application for Zanidatamab for Second-Line Treatment of Biliary Tract Cancer in China)
  • PROK +7.2% (Announces Positive Interim REGEN-007 Phase 2 Trial Data and Provides Clinical and Operational Updates)
  • DO +7% (Diamond Offshore to be acquired by Noble Corp (NE))
  • CRWD +5.9% (to join S&P 500)
  • STTK +5.3% (FDA has granted orphan drug designation to lead clinical candidate SL-172154 for the treatment of AML)
  • DTI +4.8% (announces expected addition to Russell US Indexes)
  • SOPH +3.8% (files for 200,000 ordinary share offering by selling shareholder)
  • CCCC +3% (appoints Ron Cooper as Chairman of the Board of Directors)
  • GDDY +2.8% (to join S&P 500)
  • CSV +2.3% ( CFO to resign, effective July 1)
  • DKNG +1.9% (files mixed shelf securities offering)
  • SWTX +1.9% (receives notice of termination of collaboration and license agreement with GSK)
  • MRNA +1.5% (announces positive phase 3 data for combination vaccine against influenza and COVID-19)
  • FDMT +1.2% (Presents Injection-Free Subgroup Analyses from 4D-150 Phase 2 PRISM Randomized Dose Expansion Cohort in Wet AMD Patients with Severe Disease Activity & High Treatment Burden at the Clinical Trials at the Summit 2024 Meeting)
  • OXY +1.2% (10% owner Berkshire Hathaway's (BRK.A) Warren Buffett bought 2,565,477 shares worth approx. $153.3 mln)
  • CANF +1.2% (received an approval from the Institutional Review Board of Rabin Medical Center)
Analyst comments:
  • DNUT +4% (upgraded to Buy from Hold at Truist)
  • PLNT +3.2% (upgraded to Buy from Hold at Jefferies)
  • LAD +1.9% (upgraded to Overweight from Neutral at JP Morgan)
  • WMT +1.4% (upgraded to Overweight from Neutral at JP Morgan)

FT : AI boom powers rivals to Tesla’s battery storage business

AI boom powers rivals to Tesla’s battery storage business
Investors have been eyeing under-appreciated storage companies to bet on the AI revolution

Battery storage companies are booming, but can they catch Tesla?
When most people think of Tesla they picture its electric cars (or maybe a Cybertruck. I saw my first in New York last week). And when most people think of Tesla’s competitors, Ford, General Motors and other auto manufacturers come to mind.

But not Julian Nebreda, chief executive of Fluence Energy, a Virginia-based, publicly traded energy storage provider. “Tesla is probably our biggest competitor,” Nebreda told me. It is all due to Tesla’s significant — and perhaps under-appreciated — battery storage division.

Tesla launched a battery storage business in 2015. In April this year, Tesla reported record energy storage revenues of $1.6bn for the first quarter. “Energy generation and storage remains our highest margin business,” the company said in an earnings report.

Fluence went public in 2021 and was started by AES, a Virginia utility, and German energy company Siemens. AES started work on lithium-ion energy storage in 2007, and now Fluence is one of Wall Street’s favourite companies as it hopes to benefit from booming electricity demand underpinned by artificial intelligence.

“Data centre demand is not new. What is new is the urgency,” Nebreda said. “That is where we are going to play in terms of speed and getting permits, in terms of efficiency, we are the technology that is the fastest.”

While batteries are not as visually appealing as wind turbines or solar panels, they can play a crucial role in maintaining stable supply in electricity grids that are set to rely increasingly on intermittent renewable sources.

Growth in batteries dominated almost all other clean energy technologies in 2023, the International Energy Agency said in an April report. Last year, battery deployment in the energy sector increased by more than 130 per cent year over year. And while many people might associate batteries with electric cars, the energy sector accounts for more than 90 per cent of overall battery demand.

The AI revolution has undeniably captivated investors around the world. Chipmaker Nvidia’s market capitalisation briefly hit $3tn last week, worth the entire French Cac 40 stocks index plus most of Germany’s Dax. Investors have been eyeing under-appreciated, “picks and shovels” companies to bet on the AI boom. Storage companies such as Fluence are rising as one such business.

“We believe [Fluence] should appeal to a wide swath of investors,” those both in traditional energy and environmental, social and governance (ESG), JPMorgan said in a May 9 research report.

Surging investor interest in energy storage has opened doors to different technologies. Lithium batteries such as the ones Tesla makes are not the only way to bottle up electricity. Form Energy, a Massachusetts-based storage business, sells iron-air battery technology. Form argues its batteries can last much longer than lithium and are cheaper.

In December, Form won a $30mn grant from California for a project that will discharge power into the state’s grid for 100 hours. The award is part of a California Energy Commission programme dedicated specifically to investing in long-duration energy storage. And in Minnesota, Xcel Energy, a utility, is partnering with Form to deploy two iron-air battery systems at retired coal plants.

“Our 100-hour, iron-air battery is designed to deliver the demand dexterity needed to allow large industrial loads to be connected quickly,” Mateo Jaramillo, Form Energy’s chief executive, told me. I spoke to Jaramillo on a video call and it was my first interview with a chief executive who was wearing a yellow safety vest. He was calling me from Form’s West Virginia facility that is under construction.

According to Jaramillo, technologies already exist today that can be deployed quickly and at scale to meet rising electricity demand. For example, the excitement and investor dollars in small nuclear reactors might be overly optimistic, he said. These small modular reactors “while promising as a new grid resource, still have uncertain timelines and cost profiles”, he said.

One of the challenges for companies in the renewable energy ecosystem is trade restrictions.

“Geopolitics is a headwind,” Nebreda said, since some Fluence parts are coming from China. “We work with a global supply chain and that is important to deliver products at good prices,” he said. “A world in which you cannot send things around effectively is a worry.”

Another hurdle is cheap electricity. In some parts of the US, energy capacity costs “have just fallen through the floor,” PJ Deschenes, a managing director in Nomura’s “greentech” division, told me. For some investors, there was not enough pricing power to motivate new battery investments on their own, “and that is a problem”, he said.

“You will ultimately need a more clear payment for capacity in the system,” Deschenes said.

If electricity grids are hit by extreme weather or crack because of a crisis, surging prices could force the need for more batteries, he said. “It is one thing if you are paying 20 cents a kilowatt hour. It is another if you have to pay $5.”

The biggest challenge for storage companies might be keeping up with Tesla. Nebreda acknowledged that Tesla also did residential battery storage, and “clearly their cost of capital is much better than ours”.

As critical as batteries were for renewable energy storage, “the challenge is how new entrants compete with incumbents such as Tesla”, as well as BYD, China’s rival electric-vehicle manufacturer, said Arash Nazhad, a managing director at Moelis who co-leads the company’s cleantech group.

Elon Musk’s company is clearly a juggernaut. But the evolution of competing energy storage companies will have ramifications for the global clean energy transition in ways that do not involve electric vehicles. (Patrick Temple-West)

Smart read
I recommend Rachel Millard’s interview with Keith Anderson, chief executive of Scottish Power, who said UK ministers needed to “tackle head-on” the practical and bureaucratic problems holding back the UK’s green transition.

FT : The UK is at risk of losing Europe’s tech crown

The UK is at risk of losing Europe’s tech crown
Companies need the next prime minister to act as their champion on the global stage

One of the most exciting companies in the world right now is Mistral, an artificial intelligence start-up based in Paris. In just one year it has gone from an idea in the minds of its founders to a well-funded company able to compete with the likes of OpenAI.

Some of the best international technical talent in the world, including former senior figures from Nvidia and Tesla, are now choosing to start their companies in Paris. Last month, the French tech conference VivaTech attracted more than 165,000 visitors — a new record.

These are all signs that the French tech ecosystem has reached an inflection point. We are a long way away from the (once referred to) stuffy, insular France of a decade ago, when you could count the number of thrilling start-ups on one hand.

What has changed? According to attendees who gathered at a small post-VivaTech event we organise, the answer is not policy but something even more powerful: marketing. More specifically, figures from the sector in France credit the youthful President Emmanuel Macron who, since elected in 2017, has been a passionate advocate for the tech ecosystem.

“The most important change we’ve had in French tech is having a young pro-business president elected,” said Xavier Niel, the billionaire telecoms entrepreneur and investor. “It’s not what he actually changed that mattered the most — it’s the image of France that he completely changed.”

Niel’s comments led to a discussion between attendees, including the inventor of the World Wide Web Sir Tim Berners-Lee, Meta’s chief AI scientist Yann LeCun, Charles Gorintin (co-founder of Mistral) and Jim Breyer, the US billionaire investor, about the power of politicians to shape the image of tech ecosystems for better or worse.

Their conversation left me wondering about the priorities of the next government in the UK. Will the future prime minister be out there shouting that the UK is open for entrepreneurship?

While the UK is still the most vibrant tech ecosystem in Europe, crowns can be lost. Some parts of the country’s policy have gone backwards. Entrepreneurs’ relief has fallen from a lifetime limit of £10mn under Gordon Brown to £1mn, for example. Recent governments have not always had messaging about tech front and centre.

Recently, a senior UK politician told me there were “no votes in tech”. Does this evoke confidence in our country’s future as a global leader in the sector? Pair that with draconian non-domicile changes, proposed increases in tax on private equity carried interest, onerous worker protection laws and a looming clampdown on skilled immigrants and it’s no wonder we are under threat.

Meanwhile, the French are becoming more founder-friendly. They are emulating some of the UK’s pro-entrepreneurship policies, such as the Enterprise Investment Scheme, and going further in other areas. Policies like the “apport-cession” rules allow founders to reinvest their capital tax-free within two years. In addition, the “pacte Dutreil” can reduce inheritance tax on businesses by up to 75 per cent. Holding structures also enable capital protection until dividends are paid out. They are also ahead on pension funds investing in private assets, while their stock market is now positioned to compete with the UK’s. And friendly policies like the “impatriate” tax regime are more attractive than the UK four-year equivalent.

I would love the next UK prime minister to make tech-friendly policy decisions. But just as importantly, I would love them to recognise the huge power of being a champion for the British tech scene on the global stage.

Labour will announce its tech policies soon and I’m hoping they will be bold, long term and not populist. On the Conservative side, Prime Minister Rishi Sunak has been hamstrung by some of the zealots in his party, but he is clearly fluent in technology. He could use this skill to take the UK’s innovators to the next level and turn the country into a global talent magnet. He has already had marked success with the UK AI Summit. Britain’s entrepreneurs have a lot of ideas but the country needs to build a stronger single voice.

London Tech Week takes place this week and we are hosting our annual Founders Forum Global, an event that brings many of the world’s best founders to the UK. It might be an opportunity for French and UK tech communities to deepen their co-operation and partnership. But I hope that politicians from both sides of the aisle will be inspired to think about how to amplify the work of the companies featured.

I consider myself one of the UK’s biggest cheerleaders. As an immigrant who has chosen to live here for more than 45 years, I want to see this country continue to prosper. In my opinion, it is still the best place in Europe to start a technology business. Even so, the winds of change are menacing. We cannot be complacent.