**La Lettre du 27 août 2026 : résumé**
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1. **Cyberattaque DGFiP : l'avertissement ignoré de Matignon.** Dès le 15 avril, Sébastien Lecornu demandait à ses ministres de généraliser l'authentification multifacteurs sur les systèmes sensibles. Bercy n'a pas suivi : le verrou manquait lors de l'intrusion de fin juin (duo ZeroBytes, données de près de 678 000 contribuables dérobées), et le projet n'apparaît même pas dans le schéma directeur numérique de la DGFiP publié le 16 juin. Amélie Verdier et David Amiel promettent désormais un déploiement complet d'ici fin 2026, mais le chantier en est encore au cadrage et au chiffrage ; les tokens pour 95 000 agents ne sont pas encore livrés. La faille était connue depuis le piratage du Ficoba en janvier (1,2 million de comptes).
2. **Accélérateur industriel : Paris veut un "Made in Europe" strict.** Dans une note du 4 août, le SGAE et la RPUE plaident pour réserver le label aux Vingt-Sept, avec ouverture au cas par cas (logique d'opt-in) aux partenaires de confiance, à rebours du projet de la Commission qui inclurait l'Inde, le Japon ou le Canada sous condition de réciprocité. Position alignée avec les trois rapporteurs du Parlement européen, dont le rapport est attendu le 7 septembre, pour un vote visé en plénière mi-décembre. L'Irlande et la Finlande restent réticentes.
3. **DGA et Elistair : un drone anti-drone en quatre mois.** La DGA, via son nouveau centre expert de guerre électronique (Cergen, Bruz), a développé avec la PME lyonnaise Elistair un drone capable de localiser les émissions radiofréquences adverses, résistant au brouillage GPS. Illustration de la "DGA de combat" promise par Patrick Pailloux. Autre exemple : le projet KryptoJam (détection de leurrage GNSS), 200 exemplaires livrés aux armées.
4. **Miratlas vise 20 M€ aux États-Unis.** La start-up de Pertuis (mesure des turbulences pour les communications laser satellitaires) prépare une série A auprès de fonds américains d'ici fin 2026. Déjà 60 sites équipés, objectif 200 en 2028, déménagement à Avignon l'an prochain. Elle s'appuie sur le boom des constellations (SpaceX, Amazon Leo, Blue Origin) et sur un partenariat avec Solmirus pour travailler avec le Pentagone.
5. **Les Échos toujours déficitaires.** Perte nette de 4,05 M€ en 2025 (CA 82,5 M€), contre 3,88 M€ en 2024 (CA 85,9 M€). Michèle Benbunan supprime 61 postes support dans le groupe (37 aux Échos, 24 au Parisien), déménagement à Puteaux en 2027, objectif de retour à la rentabilité après 2026.