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Michel Ohayon vend son hôtel particulier à une star de la crypto
L’entrepreneur bordelais dont l’empire - Camaïeu, Go Sport, Gap, La Grande Récré - s’effondre, vient de se séparer d’un immeuble prestigieux du 4e arrondissement de Paris.
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C’est à n’en pas douter l’une des plus belles transactions résidentielles de l’année. D’après nos informations, Michel Ohayon a finalisé la vente de son hôtel particulier de 1 500 mètres carrés situé dans le cœur de Paris, au 11 rue Crillon - un projet dont l’Humanité s’était une première fois fait l’écho en 2023. L’homme d’affaires, à la tête de la Financière immobilière bordelaise actuellement en redressement judiciaire, s’est séparé de son petit immeuble du 4e arrondissement pour la bagatelle de 32 millions d’euros, a appris l’Informé. L’acheteur n’est pas un inconnu, puisqu’il s’agit de Michael Egorov, l’une des stars du secteur de la crypto : fondateur de Curve Finance, cet entrepreneur russe de 38 ans a fait fortune en développant l’un des plus populaires protocoles d’échanges de stablecoins (ces cryptomonnaies adossées à des actifs comme les monnaies réelles ou l’or) .

Michael Egorov, et sa compagne Anna Egorova ont mis la main sur ce petit bijou du Second Empire via la SCI 11 Crillon qu’ils contrôlent à 100 %. La société en question étant, elle-même, détenue par une Fondation logée au Liechtenstein. Ils s’offrent là une demeure hors norme de 23 pièces, bénéficiant également d’une cour intérieure à l’abri des regards. Parmi les petites fantaisies qu’abritent les murs de la demeure : une vaste piscine intérieure, un studio d’enregistrement musical, ou encore un ascenseur pour voitures…

De son côté, Michel Ohayon réalise ici une très belle plus-value. Il avait en effet acquis l’hôtel particulier Crillon en 2018 pour 17,8 millions d’euros seulement. De quoi renflouer (un peu) l’entrepreneur (329e fortune du dernier classement de Challenges) qui a vu son empire s’effondrer ces dernières années : Camaïeu, Go Sport, Gap, La Grande Récré… la plupart des ses actifs dans le commerce ont été liquidés ou repris. Et s’il conserve, à ce jour, ses investissements dans les hôtels (Grand Hôtel de Bordeaux, l’hôtel Sheraton de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et le Trianon Palace de Versailles) et ses 26 enseignes Galeries Lafayette de province, il attend encore d’être fixé sur le sort que réservera le tribunal de commerce de Bordeaux à sa principale holding la Financière immobilière bordelaise…

Contactés, ni Michel Ohayon, ni Michael Egorov ne nous avaient répondu au moment où nous avons publié notre article. Sollicité, le représentant de la Fondation 11 Crillon basée au Liechtenstein n’a pas non plus donné suite.