L'Informé : Saint-Gobain tout proche de céder ses vitrages automobiles

Saint-Gobain tout proche de céder ses vitrages automobiles
Le géant français des matériaux de construction, accompagné par deux banques d’affaires, devrait choisir le repreneur de cette activité en début d’année. La vente devrait avoisiner les 2,5 milliards d’euros. Trois usines sont concernées en France.

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Saint-Gobain avance à grand pas vers la cession de son activité de vitrage automobile. Selon nos informations, le géant français des produits et solutions pour la construction a mandaté Lazard et Goldman Sachs pour vendre ce pôle, dont la filiale Sekurit est détenue depuis maintenant plus de cent ans. L’enchère, qui a vocation à se dénouer en début d’année, a d’ores et déjà atteint le deuxième et dernier tour. La transaction est attendue à quelque 2,5 milliards d’euros comme l’évoquait Bloomberg le mois dernier, sachant que cette activité mise en vente par Saint-Gobain réalise un Ebitda de l’ordre de 450 millions d’euros, a appris L’Informé.

Les discussions seraient actuellement animée par quelques grands fonds américains. Parmi eux, Apollo Global Management fait office de solide candidat. D’autant que ce colosse de la gestion alternative, à la tête de 135 milliards de dollars d’actifs en private equity, n’en est pas à son coup d’essai dans l’Hexagone. Il y a un an, il avait encore apporté 1,5 milliard d’euros en quasi-fonds propres à la filiale opérationnelle d’Air France-KLM détenant la marque et la plupart des contrats des partenaires commerciaux liés au programme de fidélisation Flying Blue. Début 2022, il avait aussi jeté son dévolu sur les activités de terminaux de paiement de Worldline (Ingenico) pour 2,3 milliards d’euros. Surtout, il y a une dizaine d’années, Apollo avait aussi fait parler de lui en France en rachetant le fabricant de bouteilles en verre Verallia… une entreprise qui appartenait elle aussi à Saint-Gobain, et qu’il a ensuite introduite en Bourse en 2019.

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Plusieurs sources mentionnent également la présence de Bain Capital sur le dossier. En France, la firme originaire de Boston s’était notamment illustrée il y a une dizaine d’années en acquérant Maisons du Monde. Elle a aussi participé à un consortium pour racheter le pôle vins de Pernod Ricard l’été dernier. En 2021, elle s’était montrée comme un candidat sérieux à l’acquisition d’Equans à Engie, un dossier finalement rafflé par Bouygues. Plus récemment, Bain Capital a un temps manifesté son intérêt pour le dossier Atos.

Enfin, des proches du dossier avaient aussi évoqué l’intérêt de Lone Star. Mais le fonds texan, qui était ici conseillé par Rothschild & Co, ne serait plus de la partie.

La crise traversée par l’industrie automobile a toutefois rendu très frileux les investisseurs, en dépit d’une part de marché confortable de Saint-Gobain dans les vitrages automobiles. Le repreneur se verra remettre quatorze usines en Europe, dont trois en France, situées à Aniche (Nord), Noyon et Thourotte (Oise). Le groupe compte aussi d’autres unités de production en Chine et au Mexique et est aussi présent dans la réparation et le remplacement de pare-brise avec les réseaux en franchise France Pare-Brise et Glassdrive.