Mini-réacteurs nucléaires : le fondateur de Newcleo reprend la main en France
Stefano Buono récupère les missions de Ludovic Vandendriesche, directeur général de Newcleo SA, tout récemment rebaptisée Newcleo opérations.
Après un automne déjà bien rempli, la n de l’année 2024 a été riche en événements pour Newcleo. L’entreprise qui planche sur un projet de petit réacteur nucléaire modulaire de 4e génération (Advanced modular reactor - AMR), refroidi au plomb, a perdu l’un de ses hommes forts en décembre. Ludovic Vandendriesche, directeur général depuis septembre 2023 de la liale lyonnaise, Newcleo SA, a quitté ses fonctions. La gree n’a pas pris avec cet ancien DG du spécialiste des solutions et services de sécurité incendie DEF, également passé par la CNIM et le groupe d’ingénierie Onet technologies. Son départ a été entériné par le conseil d’administration le 9 décembre.
Ses missions sont reprises par le fondateur de Newcleo, Stefano Buono, déjà PDG de la holding, qui a annoncé la nalisation du transfert de son siège social du Royaume-Uni vers la France le 30 septembre. Objectif : rapprocher l’entreprise de l’Europe et notamment de ses investisseurs.
D’autant qu’après la clôture de sa première levée de fonds (535 millions d’euros), Newcleo entend en ouvrir une seconde, en France. La maison mère, qui compte l’ex-ministre des armées Florence Parly à son conseil d’administration, a par ailleurs décidé de changer l’appellation de sa liale Newcleo SA pour celle de Newcleo opérations. Autre changement dans la gouvernance de l’entité lyonnaise : le directeur administratif et nancier Matthieu Houmeau en a été nommé administrateur.
Techniquement, Newcleo a également franchi une nouvelle étape ces dernières semaines. La société, qui revendique 700 actionnaires dont le fonds de pension italien Inarcassa, des family oces ou encore des sociétés industrielles et d’ingénierie comme la transalpine Walter Tosto et la française Ingérop, a annoncé le 16 décembre avoir déposé son dossier d’option de sûreté (DOS) - examen des options de sûreté préalable à une demande d’autorisation de création d’installation nucléaire de base - auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Sa demande porte sur son projet d’installation d’essais d’assemblages combustibles.