(LesEchos) Happn, concurrent français de Tinder, lève 8 millions de dollars

L'application de rencontres a séduit plus d'un million d'utilisateurs en moins d'un an.
Elle vient de lever 8 millions de dollars auprès de fonds d'investissements.
L'une des nouvelles applications stars du moment est française. Lancée en février seulement, Happn a déjà séduit plus d'1 million d'utilisateurs, dont 300.000 en France. Son concept : mettre en relation les gens qui se croisent au cours de la journée. Avec la géolocalisation de leur smartphone, deux utilisateurs qui sont passés au même endroit sont ainsi mis en relation, en temps réel. « La géolocalisation est très précise, souligne Didier Rappaport, cofondateur et directeur général de Happn (un ancien de Dailymotion). Nous ne traçons pas tous les déplacements, mais uniquement les points de croisement entre deux utilisateurs. » De quoi devenir le nouveau Tinder, cette application américaine qui a ringardisé tous les sites de rencontres ? « Nous sommes assez différents, note Didier Rappaport. Quand on se connecte à Happn, on ne voit que les gens que l'on a croisés, qui sont autour de nous. Si l'on visite une exposition, par exemple, on verra ceux présents également à cette exposition. »
Etre présent à l'échelle mondiale en 2015
Pour soutenir sa croissance, la start-up française vient de lever 8 millions de dollars auprès de deux fonds d'investissement, le britannique DN Capital et le français Alven Capital. Une prise de participation minoritaire qui va aider la société à croître - elle devrait passer de 25 à 50 employés dans les douze prochains mois - et à étoffer sa présence à l'international. Déjà lancée à Paris, Londres (la capitale britannique est le premier marché de Happn en nombre d'utilisateurs), Berlin, Madrid et Barcelone, l'application vient d'être déployée à Chicago, Los Angeles et Sydney. En janvier, Happn devrait se lancer à Boston, San Francisco et en Italie, avant d'attaquer l'Amérique du Sud en février. Objectif : ajouter trois nouvelles villes chaque mois et être présent partout dans le monde l'an prochain, le tout étant géré depuis Paris. Ces fonds permettront aussi de faire connaître la marque, sur un marché gourmand en investissements marketing et où la concurrence est féroce.
L'application fonctionne sur un modèle « freemium ». Elle est gratuite, mais certaines options sont payantes. Deux utilisateurs qui ont indiqué aimer leurs profils respectifs peuvent discuter gratuitement, mais si ce « like » n'est pas réciproque, la mise en relation devient payante (entre 12 et 17 centimes d'euro). « C'est un modèle classique sur ce marché, affirme Didier Rappaport. Les gens sont prêts à payer pour ce type de services. » Par la suite, Happn pourrait aussi permettre aux marques de communiquer sur la plate-forme