Les Echos : Michelin victime de « l’arnaque au président

Le fabricant de pneumatiques s’est fait dérober 1,6 million d’euros au moyen de l’arnaque dite « du président ».
L’arnaque est désormais bien rôdée, et Michelin en est la dernière victime. Le fabricant de pneumatiques s’est fait dérober 1,6 million d’euros via une escroquerie reposant sur de faux ordres de virement, a-t-il indiqué lundi à l’AFP, confirmant une information du journal « Le Parisien ». La méthode employée est celle de « l’arnaque au président », qui sévit de plus en plus dans les entreprises.
Modus operandi
Un individu se fait généralement passer pour le président ou l’un des directeurs d’une société ou d’un groupe, et appelle un comptable de niveau assez bas dans hiérarchie , à qui il demande, dans le cadre d’une opération très confidentielle, un virement urgent vers un pays étranger. Bien souvent, il s’agit de la Chine, ou de Chypre, mais cette fois, le pseudo directeur financier a réclamé que les règlements soient effectués sur le compte d’un banque en République tchèque. « Cet homme connaissait parfaitement la procédure à suivre et la personne à contacter au sein du groupe Michelin pour pouvoir effectuer cette modification en toute discrétion », a rapporté une source proche de l’affaire. Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire de Clermont-Ferrand.
Lire aussi >> La « fraude au président » en recrudescence depuis début 2014
Michelin n’est pas le premier groupe à être victime d’une telle escroquerie, « la plus redoutable » et qui requiert « une autorité naturelle, un certain aplomb et [...] un don pour la comédie », expliquait récemment aux « Echos » le SRPJ de Clermont-Ferrand. Pour le service régional de police judiciaire, les arnaques de ce type sont de trois types : outre « l’arnaque au président », on trouve l’escroquerie « à la nigériane » ou encore le détournement de la nouvelle norme Sepa , l’espace de paiement unique européen