Les Echos : Le jeu de poker menteur sur la consolidation dans les télécoms

Le jeu de poker menteur sur la consolidation dans les télécoms

A l'heure où Free place sous les projecteurs sa nouvelle box , dans l'ombre, c'est encore et toujours la thématique de la consolidation qui agite les opérateurs. La consolidation dans le secteur des télécoms, tout le monde en parle mais... personne ne la fait. Il y a déjà eu sept tentatives de réduction du nombre d'acteurs de quatre à trois ces dernières
années. Toutes les formes d'association ont été envisagées, ou presque. Rachat de Bouygues Telecom par Orange ou par Iliad-Free, rachat de SFR par Bouygues Telecom...

Rien n'y fait, cela ne prend pas, même si tout le monde y pense. La semaine dernière, Alain Weill, le PDG de SFR, se disait ainsi « convaincu » que le retour du marché des télécoms à trois opérateurs se ferait « assez rapidement ». Stéphane Richard, le PDG d'Orange reconnaissait lui aussi récemment dans nos colonnes qu'une consolidation était inévitable...

Fenêtre de tir
Si le secteur des télécoms s'agite sur cette question en ce moment c'est parce qu'il estime qu'une fenêtre de tir s'ouvre pour engager des discussions au premier semestre 2019. Audelà, quand sera lancé l'appel d'offres pour des frequences 5G, les operateurs ne seront autorises (pendant plusieurs mois) a nouer des alliances structurantes.

Chacun des quatre acteurs aurait intérêt à la consolidation. Elle rendrait le marché moins concurrentiel, apaiserait la guerre des prix et contribuerait à faire remonter les chiffres dáffaires.

Tous en ont besoin. Orange a des coûts de structure importants et doit booster son cours de Bourse qui plafonne. SFR a, fait inédit, perdu 10 % de son chiffre en un an. Et pour Bouygues Telecom et Iliad, moins gros que les deux premiers, cela leur permettriat dámeliorer leur capacite de financement a l heure de lourds chantiers: deploument de la fibre optique et 5G, notamment.