Original Article in French Below
l The mobile sharing agreement between Bouygues and SFR is questioned by the failure of redemption. the group could come close to Orange without getting married, or sell to Free.
After the weekend which saw Vivendi sell its subsidiary SFR Numericable , Bouygues Telecom can measure what he has lost . A wedding with SFR would have offered him a top out in telecoms with critical mass indispensable to its survival , and recomposed around market only three actors. But this scenario flies no question of becoming the number one French mobile or marry SFR . The group led by Olivier Roussat conser- vera its uncomfortable third place with sprinter Free Mobile starts to blow him in the neck.
After the exceptional mobilization of Martin Bouygues and its teams for over a month, around SFR , we must find a new project. Officially, the telecom subsidiary may continue its merry way alone. In fact, it will quickly become untenable , if only because once deducted investments , gross operating surplus Bouygues Tele -com falls to near zero . The subsidiary has not rebounded dividends to the parent company last year for the first time since 2006. Bouygues gold can not make
follies, with net debt consoli-dated , which grew to € 4.4 billion.
For months , the analysts speculate on your output Bou- ygues telecom . There is a buyer found everything : Xavier Niel, whose operator Free has a fixed network which cruelly lack Bouygues but himself need , although he says, a network mobile . According to Oddo Securities, Free should not provide more than € 5 billion to buy Bouygues Telecom : 1.8 billion euros for the network
since 2006 , the subsidiary BouyguesTelecom has traced no dividend to its parent company Bouygues .
and frequency ; € 1.5 billion for the customer base to 120 euros per subscriber ; 1.7 billion to benefit from the enormous synergies that result from such a marriage , estimated at 4.4 billion euros . However, it is doubtful that Martin Bouygues is ready to sell her skin so quickly, for so little. The two groups are rabibo -kets , but according to our information , Bouygues especially considered at this stage a merger of equals . Unacceptable for Xavier Niel .
More taboos
Another option would be to bring Bouygues Orange . A wedding is out of the question : the former monopoly is con-demned to celibacy for the sake of competition. However, Bou- ygues could leave his sharing agreement with SFR in order to build a new one with Orange. Bouygues is silent on the subject. But according to our information, discussions with Orange sharing began parallel negotiations to buy SFR . "Change of control is not a cause of resi- liation , they will have to pay for pre- judice " threat does one side SFR - Nu- mericable where work sharing so far is continue. "The Authority of the competi-tion may allow a break considering that the equilibria are changed ," argues in
Martin Bouygues is now at the crossroads. Sipa Photo
Conversely a supporter of flip- ment alliances . The Competition Authority has nosed, there is one year, the risk of " predation " of Bou- ygues Telecom weakened by the rise of Free Mobile, itself boosted by its roaming agreement with Orange. Leave Bouygues mutualisation Liser with Orange could be a way to restore it some leeway .
Orange , the operation would be more advantageous than the face to face with Free Mobile, it sucks as the pooling but has fewer antennas to share. How-ever , it could not be as extensive as the sharing agreement SFR / Bouygues , which
covers 57 % of the population . Free Orange and are, in any case, on the alert because of the advice of a lead- giant telecoms, SFR operation " reopens all wholesale contracts ." Instead of renting the optical fiber Numericable , Bouygues could therefore provide at Orange or Free.
As for Free hitherto unconditional Orange , his only supplier in the fixed and mobile , he could begin to seriously consider other sources of supply. There are no more taboos .
IN FRENCH
Au lendemain du week-end qui a vu Vivendi vendre sa filiale SFR à Numericable, Bouygues Telecom peut mesurer ce qu’il a perdu. Un mariage avec SFR lui aurait offert une sortie par le haut dans les télé- coms, avec la taille critique indis- pensable à sa survie, et un marché recomposé autour de seulement trois acteurs. Mais ce scénario s’envole : pas question de devenir le numéro un français du mobile, ni de se marier avec SFR. Le groupe dirigé par Olivier Roussat conser- vera son inconfortable troisième place, avec le sprinteur Free Mobile qui commence à lui souffler dans la nuque.
Après l’exceptionnelle mobilisa- tion de Martin Bouygues et de ses équipes, depuis plus d’un mois, autour de SFR, il faut trouver un nouveau projet. Officiellement, la filiale de télécoms peut continuer, son bonhomme de chemin, seule. En réalité, cela va rapidement devenir intenable, ne serait-ce que parce qu’une fois déduits les inves- tissements, l’excédent brut d’exploitation de Bouygues Tele- com tombe à près de zéro. La filiale n’a pas remonté de dividendes à la maison mère l’année dernière, pour la première fois depuis 2006. Or Bouygues ne peut pas faire de
folies, avec une dette nette consoli- dée qui a crû à 4,4 milliards d’euros.
Cela fait des mois que les analys- tes spéculent sur une sortie de Bou- ygues des télécoms. Il y a un ache- teur tout trouvé : Xavier Niel, dont l’opérateur Free dispose d’un réseau fixe qui manque cruelle- ment à Bouygues, mais qui a lui- même besoin, quoiqu’il en dise, d’un réseau mobile. Selon Oddo Securities, Free ne devrait pas offrir plus de 5 milliards d’euros pour acheter Bouygues Telecom : 1,8 milliard d’euros pour le réseau
Les chiffres clefs
Pour la première fois
depuis 2006, la filiale BouyguesTelecom n’a fait remonter aucun dividende à sa maison mère Bouygues.
et des fréquences ; 1,5 milliard d’euros pour la base clients à 120 euros par abonné ; 1,7 milliard pour bénéficier des énormes synergies qui résulteraient d’un tel mariage, estimées à 4,4 milliards d’euros. On peut toutefois douter que Martin Bouygues soit prêt à vendre sa peau si vite, pour si peu. Les deux groupes se sont rabibo- chés, mais selon nos informations, Bouygues a surtout envisagé à ce stade une fusion entre égaux. Inac- ceptable pour Xavier Niel.
Plus de tabous
Une autre option pour Bouygues consisterait à se rapprocher d’Orange. Un mariage est hors de question : l’ex-monopole est con- damné au célibat pour des raisons de concurrence. En revanche, Bou- ygues pourrait sortir de son accord de mutualisation avec SFR afin d’en nouer un nouveau avec Orange. Bouygues reste muet sur le sujet. Mais selon nos informations, des discussions de mutualisation avec Orange ont commencé en parallèle des négociations pour racheter SFR. « Le changement de contrôle n’est pas une cause de rési- liation, ils devront payer pour le pré- judice », menace-t-on côté SFR-Nu- mericable, où les travaux de mutualisation, jusqu’à présent, se poursuivent. « L’Autorité de la con- currence pourrait autoriser une rupture en considérant que les équi- libres sont modifiés », argue à
Martin Bouygues est désormais à la croisée des chemins. Photo Sipa
l’inverse un partisan du renverse- ment des alliances. L’Autorité de la concurrence a flairé, il y a un an, le risque de « prédation » d’un Bou- ygues Telecom affaibli par l’essor de Free Mobile, lui-même dopé par son accord d’itinérance avec Orange. Laisser Bouygues mutua- liser avec Orange pourrait être une façon de lui redonner des marges de manœuvre.
Pour Orange, l’opération serait plus avantageuse que le face à face avec Free Mobile, qui aspire lui aussi à la mutualisation mais qui a moins d’antennes à partager. Tou- tefois, elle ne pourrait pas être aussi extensive que l'accord de mutualisation SFR/Bouygues, qui
porte sur 57 % de la population. Orange et Free sont, en tout cas, sur le qui-vive, car de l’avis d’un diri- geant télécoms, l’opération SFR « rouvre tous les contrats de gros ». Au lieu de louer de la fibre optique à Numericable, Bouygues pourrait donc se fournir chez Orange ou Free.
Quant à Free, jusqu’à présent inconditionnel d’Orange, son four- nisseur unique dans le fixe et le mobile, il pourrait commencer à étudier sérieusement d’autres sources d’approvisionnement. Il n’y a plus de tabous.