La Lettre 04/03/2026 - French

Politique – Ultreïa, le groupe de sécurité des réseaux conservateurs
Le PDG d’Ultreïa, Albéric Dumont, multiplie les contrats dans les sphères conservatrices, assurant notamment la sécurité de la candidate Reconquête Sarah Knafo, après avoir servi Marion Maréchal et Éric Zemmour. Ultreïa a facturé plus de 200 000 € au polémiste d’extrême droite pour ses services, tandis que la note s’élevait à 111 744 € pour la protection de la nièce de Marine Le Pen. Ultreïa a également décroché un marché pour assurer la sécurité incendie du grand immeuble abritant les médias du groupe Bolloré (JDD, CNews, Europe 1).

Exécutif – L’Industrial Accelerator Act de Séjourné
La finalisation du règlement européen sur l’accélération industrielle (IAA), présenté par le vice-président de la Commission Stéphane Séjourné, a obligé Ursula von der Leyen à convoquer d’urgence deux réunions du collège des commissaires pour trouver un accord sur le conditionnement de l’argent public aux critères made in Europe. Le règlement vise à porter la contribution de l’industrie au PIB européen à 20 % d’ici 2035, contre 14 % aujourd’hui.

Lobbying – France Biotech à Bruxelles
Le lobby France Biotech entend peser sur le chapitre du règlement européen sur les biotechnologies dédié aux essais cliniques, souhaitant voir leurs délais d’autorisation abaissés à 75 jours au lieu d’environ 110 actuellement. Le futur règlement prévoit également une enveloppe de 10 milliards d’euros pour 2026-2027 dans le cadre de l’initiative BioTechEU, en coopération avec la BEI.

Mouvement – Christel Heydemann chez Sanofi
Un siège d’administratrice indépendante va être proposé à Christel Heydemann lors de l’assemblée générale de Sanofi du 29 avril. Sanofi est réputé pour payer généreusement ses administrateurs, avec une rémunération moyenne de 178 205 € en 2025, le troisième montant le plus élevé du CAC 40.

Médias – CNews rompt avec Sud Ouest
La collaboration prévue entre CNews et l’agence AIMV (filiale du Groupe Sud Ouest) a finalement été annulée, le contrat ayant été rompu unilatéralement par la chaîne de Vincent Bolloré. Ce projet avait suscité une fronde des journalistes et cadres du groupe, qui avaient signé une lettre ouverte adressée à Olivier Cotinat et aux administrateurs de Sud Ouest.