Le drone de combat Neuron de Dassault va reprendre du service
EXCLUSIF - Après avoir effectué 170 vols de 2012 à 2022, le démonstrateur de drone de combat Neuron, conçu sous maîtrise d’œuvre de Dassault Aviation, va reprendre du service. Objectif : tester des technologies pour le futur drone de combat qui accompagnera le Rafale au début des années 2030.
La retraite du Neuron n’aura pas duré bien longtemps. Selon nos informations, le démonstrateur de drone de combat de Dassault Aviation, qui avait effectué plus de 170 vols de 2012 à fin 2022, devrait prochainement reprendre du service. La Direction générale de l’armement (DGA) devrait, de sources concordantes, prochainement notifier un contrat à Dassault Aviation pour redonner du potentiel de vol à l’appareil, actuellement stocké sur la base aérienne 125 d’Istres. En clair, lui permettre de démarrer une nouvelle campagne d’essais.
Pourquoi la DGA et Dassault ressortent-ils le Neuron des hangars ? L’idée est de se servir de ce démonstrateur pour tester des technologies clés en vue du développement du drone de combat (UCAV) qui accompagnera, à l’horizon 2033, le chasseur Rafale dans sa future version, dite F5. Les travaux devraient notamment permettre de muscler les capacités de connectivité de l’appareil, la prochaine phase de tests étant destinée à tester ses performances de combat collaboratif avec le chasseur Rafale. « Ce drone de combat furtif, concomitamment au Rafale F5, contribuera à la supériorité technologique et opérationnelle des ailes françaises à partir de 2033 », indiquait Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, le 8 octobre.
La retraite du Neuron n’aura pas duré bien longtemps. Selon nos informations, le démonstrateur de drone de combat de Dassault Aviation, qui avait effectué plus de 170 vols de 2012 à fin 2022, devrait prochainement reprendre du service. La Direction générale de l’armement (DGA) devrait, de sources concordantes, prochainement notifier un contrat à Dassault Aviation pour redonner du potentiel de vol à l’appareil, actuellement stocké sur la base aérienne 125 d’Istres. En clair, lui permettre de démarrer une nouvelle campagne d’essais.
Pourquoi la DGA et Dassault ressortent-ils le Neuron des hangars ? L’idée est de se servir de ce démonstrateur pour tester des technologies clés en vue du développement du drone de combat (UCAV) qui accompagnera, à l’horizon 2033, le chasseur Rafale dans sa future version, dite F5. Les travaux devraient notamment permettre de muscler les capacités de connectivité de l’appareil, la prochaine phase de tests étant destinée à tester ses performances de combat collaboratif avec le chasseur Rafale. « Ce drone de combat furtif, concomitamment au Rafale F5, contribuera à la supériorité technologique et opérationnelle des ailes françaises à partir de 2033 », indiquait Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, le 8 octobre.
821 millions d’euros pour le futur drone de combat
L’appareil sera un drone du type « Loyal Wingman » (ailier fidèle), contrôlé depuis le Rafale. Il sera chargé, expliquait Sébastien Lecornu en octobre, d'« appuyer l’avion dans la reconnaissance, le combat air-air comme dans les missions air-sol ». « Sa furtivité, son positionnement au-devant du Rafale, lui préparera le chemin et facilitera la pénétration (de l’appareil) », ajoutait le ministre. Dans son avis budgétaire sur les crédits de l’armée de l’air et de l’espace, le député RN Frank Giletti indiquait que « le drone accompagnateur (UCAV) capitalisera sur les travaux du démonstrateur Neuron mais sera bien plus ambitieux technologiquement ».
Selon les documents budgétaires annexés au projet de loi de finances 2025, 821 millions d’euros ont déjà été fléchés vers ce programme. Ce financement est évidemment conditionné au vote du budget des armées tel qu’il a été présenté par le gouvernement (hausse de 3,3 milliards d’euros), ce qui est loin d’être garanti avec la probable censure du gouvernement Barnier.
Airbus prépare un drone similaire
Les programmes de drones d’accompagnement de ce type se sont multipliés ces dernières années. Airbus Defence & Space a dévoilé en juin dernier, au salon aéronautique ILA de Berlin, un projet comparable au Wingman destiné à accompagner le chasseur Eurofighter Typhoon. La start-up californienne Anduril et le fabricant du drone Reaper General Atomics ont été sélectionnés en avril pour développer des « Wingmen » aux chasseurs habités de l’US Air Force.
Boeing développe quant à lui un drone de combat, le MQ-28 Ghost Bat, pour l’armée de l’air australienne. La Russie et la Chine ne sont pas en reste : Moscou développe un engin baptisé Sukhoï S-70 Okhotnik-B, conçu pour voler en tandem avec le chasseur Su-57. Un exemplaire a été abattu au-dessus de l’Ukraine par un avion de combat russe début octobre, pour des raisons encore incertaines. Quant à la Chine, elle a indiqué en 2022 travailler sur un Loyal Wingman, le Feihong FH-97A, conçu pour coopérer avec le chasseur habité J-20.
La retraite du Neuron n’aura pas duré bien longtemps. Selon nos informations, le démonstrateur de drone de combat de Dassault Aviation, qui avait effectué plus de 170 vols de 2012 à fin 2022, devrait prochainement reprendre du service. La Direction générale de l’armement (DGA) devrait, de sources concordantes, prochainement notifier un contrat à Dassault Aviation pour redonner du potentiel de vol à l’appareil, actuellement stocké sur la base aérienne 125 d’Istres. En clair, lui permettre de démarrer une nouvelle campagne d’essais.
Pourquoi la DGA et Dassault ressortent-ils le Neuron des hangars ? L’idée est de se servir de ce démonstrateur pour tester des technologies clés en vue du développement du drone de combat (UCAV) qui accompagnera, à l’horizon 2033, le chasseur Rafale dans sa future version, dite F5. Les travaux devraient notamment permettre de muscler les capacités de connectivité de l’appareil, la prochaine phase de tests étant destinée à tester ses performances de combat collaboratif avec le chasseur Rafale. « Ce drone de combat furtif, concomitamment au Rafale F5, contribuera à la supériorité technologique et opérationnelle des ailes françaises à partir de 2033 », indiquait Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, le 8 octobre.
821 millions d’euros pour le futur drone de combat
L’appareil sera un drone du type « Loyal Wingman » (ailier fidèle), contrôlé depuis le Rafale. Il sera chargé, expliquait Sébastien Lecornu en octobre, d'« appuyer l’avion dans la reconnaissance, le combat air-air comme dans les missions air-sol ». « Sa furtivité, son positionnement au-devant du Rafale, lui préparera le chemin et facilitera la pénétration (de l’appareil) », ajoutait le ministre. Dans son avis budgétaire sur les crédits de l’armée de l’air et de l’espace, le député RN Frank Giletti indiquait que « le drone accompagnateur (UCAV) capitalisera sur les travaux du démonstrateur Neuron mais sera bien plus ambitieux technologiquement ».
Selon les documents budgétaires annexés au projet de loi de finances 2025, 821 millions d’euros ont déjà été fléchés vers ce programme. Ce financement est évidemment conditionné au vote du budget des armées tel qu’il a été présenté par le gouvernement (hausse de 3,3 milliards d’euros), ce qui est loin d’être garanti avec la probable censure du gouvernement Barnier.
Airbus prépare un drone similaire
Les programmes de drones d’accompagnement de ce type se sont multipliés ces dernières années. Airbus Defence & Space a dévoilé en juin dernier, au salon aéronautique ILA de Berlin, un projet comparable au Wingman destiné à accompagner le chasseur Eurofighter Typhoon. La start-up californienne Anduril et le fabricant du drone Reaper General Atomics ont été sélectionnés en avril pour développer des « Wingmen » aux chasseurs habités de l’US Air Force.
Assemblage final du drone Neuron à Istres, par les équipes de Dassault Aviation
Assemblage final du drone Neuron à Istres, par les équipes de Dassault Aviation Crédit: Sebastien Randé / Dassault Aviation
Boeing développe quant à lui un drone de combat, le MQ-28 Ghost Bat, pour l’armée de l’air australienne. La Russie et la Chine ne sont pas en reste : Moscou développe un engin baptisé Sukhoï S-70 Okhotnik-B, conçu pour voler en tandem avec le chasseur Su-57. Un exemplaire a été abattu au-dessus de l’Ukraine par un avion de combat russe début octobre, pour des raisons encore incertaines. Quant à la Chine, elle a indiqué en 2022 travailler sur un Loyal Wingman, le Feihong FH-97A, conçu pour coopérer avec le chasseur habité J-20.
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Le Neuron, appareil furtif d’une envergure de 12 mètres et d’une masse à vide de 5 tonnes, a été développé sous maîtrise d’œuvre de Dassault Aviation par une équipe d’industriels européens associant l’italien Leonardo, la filiale espagnole d’Airbus Defence & Space, le suédois Saab, le suisse RUAG et le grec HAI. Cette gouvernance originale, avec un vrai leader industriel et une organisation claire, avait permis de tenir les délais prévus, et de respecter le budget de développement (405 millions d’euros, dont à peu près la moitié financée par la France).
Tests avec le porte-avions Charles de Gaulle
Le Neuron avait effectué son premier vol le 1er décembre 2012. Après trois années de tests à Istres (domaine de vol, liaison de données, signature radar…), l’appareil avait été transféré en Sardaigne, puis en Suède, pour de nouveaux tests. Un essai de tir d’une bombe de 250 kg avait notamment été effectué avec succès le 2 septembre 2015 depuis le centre d’essai de Vidsel (nord de la Suède). L’appareil était ensuite revenu à Istres pour de nouvelles campagnes de tests, notamment des essais avec le porte-avions Charles de Gaulle.