Cette sulfureuse affaire qui déstabilise BPCE
Par Grégoire Pinson le 14.10.2020 à 10h00ABONNÉS
Laurent Mignon, directeur général de BPCE, tente de limiter les dégâts causés par la filiale de gestion d’actifs H20. Mais la banque et sa filiale Natixis sont de nouveau traversées de rumeurs et de doutes.
Cantonner le problème H2O : telle est la rude tâche à laquelle s'attelle Laurent Mignon, directeur général de BPCE (Banques Populaires – Caisses d'Epargne), avec sa filiale Natixis. Ce 13 octobre, une étape a été franchie, puisque H2O, détenue par Natixis, a pu rouvrir aux investisseurs ses fonds épinglés pendant l'été par l'Autorité des marchés financiers (AMF) en raison de leur manque de liquidité. Un comble pour une société qui s'est choisi un nom si fluide ! Quelque 10 milliards avaient en effet été bloqués le 28 août, puis passés au peigne fin. Objectif : séparer le bon grain de l'ivraie, c'est-à-dire d'une part les investissements des huit fonds incriminés qui s'avèrent présentables aux marchés ; et d'autre part les investissements qui, eux, ne trouveront pas preneur avant longtemps, ou à prix cassés.
"Un problème H2O a été soulevé ; il a été adressé", répètent en écho les porte-paroles de BPCE et Natixis. Ils soulignent que H2O n'est qu'une boutique de gestion d'actifs parmi les 23 que compte Natixis. Mais aussi que les fonds en question pèsent peu au regard des 900 milliards d'euros comptabilisés au total par Natixis dans la gestion d'actifs.
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