WSJ : GE Explores Hybrid Deals, Spinoffs in Strategic Review

GE Explores Hybrid Deals, Spinoffs in Strategic Review
Rather than asset sales, GE weighs merging units with other public companies; an IPO or spinoff for transportation division is near

As its strategic review stretches into a ninth month, General Electric Co. GE -0.61% is exploring a public offering for one of its divisions and discussing hybrid deals with public companies to combine assets, according to people familiar with the matter.

Rather than straight asset sales, the hybrid deals would leave GE shareholders with stakes in multiple public companies. The possibilities include spinning off a division to investors or combining a division with a smaller public company in a way that avoids a big tax bill. Such moves would give the industrial conglomerate and its shareholders a chance to participate in the turnaround of struggling businesses rather than risk selling at inopportune times.

GE Transportation could be a model, according to some of the people. GE is now unlikely to sell the business and is preparing for an initial public offering or spinoff of the division, which makes diesel freight locomotives, some of the people said. The unit could be merged with another firm that would leave GE investors in control of a new public company, one person said.

GE, whose share price has tumbled by more than half over the last 12 months, will be facing questions about its portfolio review in coming weeks. The company reports first-quarter results on April 20 and hosts its annual shareholder meeting the following week. Chairman and CEO John Flannery is the headliner at a major industrial conference on May 23.

“The pressure on GE to announce some sort of break-up is very high,” analyst Scott Davis of Melius Research wrote in a note to clients last month. While he said asset sales are going slower than investors expected, Mr. Davis expects spinoffs to be more likely.

In October, Mr. Flannery promised to sell $20 billion worth of assets. So far GE has announced a handful of deals totaling less than $4 billion. The company’s century-old GE Lighting division has been on the auction block for more than a year. In January, Mr. Flannery said he was considering separate structures for the core divisions—health care, aviation and power—in what would amount to a breakup of the industrial giant.

Rather than breaking off units to make smaller companies, GE is considering deals that would build bigger businesses that are better positioned, the people familiar with the matter said. They point to Baker Hughes, an oil-field services company that is majority owned by GE, and the Dow- DuPont deal that combined two firms with plans to eventually split into three different companies.

People close to Mr. Flannery say he is being methodical and measured in his approach to making changes. There is a sense of urgency in the process, but GE also has access to cash and most of its major businesses are performing well, these people said.

GE has a history of divesting businesses in phases—it sold its media business, NBCUniversal, to Comcast Corp. in several steps. Its consumer-finance unit, Synchrony Financial , SYF -0.64% went public in 2014 and GE sold its last shares in late 2015.

GE combined its Oil & Gas division with Baker Hughes in July 2017 to form a new public company with a former GE executive as CEO. GE said in November it would look to exit Baker Hughes but changed course in February, saying it wouldn’t try to sell its majority stake before 2019.

GE has examined different options for the transportation division since last fall but hasn’t been able to find a buyer, according to one person familiar with the matter. Weak demand has hit locomotive sales, but a public offering could allow GE investors to benefit if the market turns around.

The Wall Street Journal previously reported GE’s effort to exit the business could be complicated because an outright sale could trigger a big tax hit. GE has owned the business for more than a century.

The transportation unit, which had sales of $4.2 billion last year, is one of the company’s smaller divisions. It has an enterprise value of about $7 billion, according to Bank of America Merrill Lynch. In the freight rail market, it competes primarily with Electro-Motive Diesel, a unit of Caterpillar Inc.

GE is also reviewing what to do with what remains of its financial-services business, GE Capital. The company in 2015 sold most of the unit, which was once one of the biggest U.S. lenders. But some pieces remain and have caused problems. Shortfalls in a long-term care insurance business recently forced GE Capital to set aside $15 billion in reserves over seven years.


GE is further paring the finance business and is even considering selling the entire GE Capital portfolio, according to the people familiar with the matter. Although GE Capital has about $157 billion in assets, some analysts say it has zero equity value. They say the liabilities and uncertainties might require GE to write a check to complete such a deal. The unit had about $31 billion in cash and $95 billion in debt as of Dec. 31.

Challenges : Vincent Bolloré va être entendu par la justice sur ses affaires afr

Vincent Bolloré va être entendu par la justice sur ses affaires africaines

EXCLUSIF Le PDG du groupe Bolloré va devoir s’expliquer sur ses activités africaines, à la demande des juges parisiens Serge Tournaire et Aude Baresi. Les magistrats soupçonnent les dirigeants du groupe d’avoir utilisé leur filiale de communication Havas pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains. Et obtenir en échange les concessions portuaires.

Une bombe judiciaire. Selon nos informations, plusieurs dirigeants du groupe Bolloré, dont Vincent Bolloré lui-même, vont être prochainement auditionnés à la demande des juges parisiens Serge Tournaire et Aude Buresi, habitués des grandes enquêtes politico-financières. En effet, la justice soupçonne le groupe Bolloré d'avoir financé la campagne électorale de dirigeants africains, qui par la suite, lui ont accordé des concessions portuaires. Deux pays sont dans le collimateur : la Guinée, où Alpha Condé, conseillé par Havas, a remporté les élections, en novembre 2010, puis a éjecté manu militari le concessionnaire du port de Conakry, Nécotrans, pour confier le marché à Bolloré. Et le Togo où le président Faure Gnassimbé, qui a lui aussi bénéficié du conseil d'Havas, a attribué la gestion d'un terminal à conteneur de Lomé à l'industriel français, juste après son élection en 2010.

Après avoir saisi de nombreuses pièces comptables, lors de leurs perquisitions chez Havas, en 2014 et 2015, puis au siège de Bolloré, à Puteaux, en avril 2016, les enquêteurs ont acquis la conviction que des dépenses électorales des présidents guinéens et togolais ont été prises en charge par le groupe Bolloré. Et le risque judiciaire pour le groupe du milliardaire breton est à prendre au sérieux, avec des qualifications pénales potentiellement lourdes : abus de bien social et trafic d'influence. " En Guinée et au Togo, le groupe Bolloré a été choisi uniquement pour ses compétences et sa capacité à réaliser les investissements portuaires, que ses concurrents n'avaient pas réalisé par le passé ", rétorque un porte-parole du groupe.

Expulsion du port de Conakry

C'est une affaire qui avait défrayé la chronique, en Afrique. En mars 2011, le nouveau président de Guinée, Alpha Condé, envoie la gendarmerie pour déloger le concessionnaire du port, le français Necotrans. Motif : " Les investissements promis n'ont été réalisés. Et le personnel local n'a pas été formé ", soulignait, à l'époque, Dominique Lafont, qui dirigeait la filiale Bolloré Africa Logistics –il a quitté le groupe en 2014. Une visite du site avait même été organisée pour les journalistes afin de montrer l'état déglingué des installations. Les autorités guinéennes avaient alors attribué le marché à l'entreprise arrivée en deuxième position dans l'appel d'offres, lancé pour la gestion du port : Bolloré. Necotrans avait alors dénoncé un " hold up " et une " éviction arbitraire ". Sans effet. En août dernier, ce groupe, en redressement judiciaire, a même été repris, à la barre du tribunal de commerce par…Bolloré.

Le dossier a rebondi récemment, de façon incidente, suite aux investigations des enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) dans une autre affaire visant la société Pefaco. Basée en Espagne, cette entreprise est dirigée par Francis Pérez, proches de plusieurs chefs d’Etat africains, qui a beaucoup investi dans l’hôtellerie et les jeux en Afrique. C’est en examinant les relations entre Francis Pérez et Jean-Philippe Dorent, partner, responsable du pôle international Havas Paris, que les policiers sont remontés jusqu’à Bolloré.

Havas très actif en Afrique

Dans cette affaire, Jean-Philippe Dorent est un homme clé (il n’a pas répondu à nos sollicitations). Très actif pour développer les activités africaines d’Havas, il a multiplié les prestations de conseil sur le continent, comme Alpha Condé en Guinée et Faure Gnassimbé au Togo. « C’est un fantasme de penser qu’un coup de main à la campagne d’un candidat à la présidentielle qui faisait figure d’outsider comme Alpha Condé permettrait l’obtention d’un port », déclarait-il au « Monde », en avril 2016, au sujet de l’affaire du Port de Conakry, la capitale guinéenne. Certes, Havas a affirmé à l’AFP avoir cessé « toute communication politique » depuis 2011. Cela n’a pas empêché Jean-Philippe Dorent de conseiller Paul Bya, président du Cameroun depuis 35 ans, lors de la COP 21 en 2015 ainsi que l’homme d’affaires Sébastien Ajavon, pendant la campagne présidentielle au Bénin, début 2016. Et à l’automne 2017, il a été très actif au Congo, dans l’entourage du président Denis Sassou Nguesso.

En tout cas, cet épisode judicaire constitue une nouvelle mésaventure de Vincent Bolloré dans ses activités africaines, détaillées dans une longue enquête publiée dans Challenges, en kiosque le 12 avril (« Afrique : la série noire de Bolloré). D’abord, le grand projet de l’industriel breton de réaliser la boucle ferroviaire ouest-africaine -la construction et la réhabilitation de 3000 kilomètres de voie ferrée de Cotonou à Abidjan, la capitale ivoirienne, en passant par le Niger et le Burkina Faso- a échoué. Ensuite, au Cameroun, le groupe a vécu un traumatisme, le 21 octobre 2016, avec le déraillement du train géré par sa filiale Camrail, qui a fait 79 morts et 551 blessés. Enfin, la clé de voûte de ses implantations africaines, les concessions portuaires, connaît des signes d’essoufflement, après la conquête des années 2000 à 2015, à cause de la concurrence asiatique. Toujours très rentable, l’empire africain de Vincent Bolloré est devenu une source d’ennuis, qui s’accumulent dangereusement...